BULLETIN SEPTEMBRE 2013

 
L’Académie tiendra séance les :


Vendredi 27 septembre 2013 
Hôtel de Livois

15h00
Séance privée


16h00
                                                                             Séance solennelle de rentrée   
(Port de la médaille de rigueur)

Allocution de rentrée de M. Jean-Claude Remy, président de l’Académie

- Réception de M. François BURDEYRON, Préfet du Maine et Loire, membre d’honneur de l’Académie.
Réception de M. Bernard BOURGEOIS, membre de l’Institut, président d’honneur de CNA, membre d’honneur de l’Académie.- Prestation de BiblioThéâtre.


Vendredi 11 octobre 2013
Hôtel de Livois

                                                                                             16h00
                                                                                   Séance publique

- « Louis Chaigne et la Renaissance littéraire catholique» par Mme Christiane Astoul. 

- « La seigneurie du Fresne au temps de Claude-Guillaume Lambert, conseiller au Parlement de Paris (1758-1778)» par Mme Véronique de Becdelièvre.

Vendredi 25 octobre 2013
Hôtel de Livois

15h00
Séance privée

16h00
Séance publique organisée par la section Arts
Conférence - Concert « Les caprices de Paganini » avec Mme Yvette Dams-Monville et M. Rémy BALLOT, violoniste au Philharmonique de Vienne. 



SEANCE PRIVEE DU 31 MAI 2013

Sont présents 
Mme Marguerite-Cécile ALBRECHT, Mme Marie-Rose ALBRECHT, M. Gilles d' AMBRIERES, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Régis de BELENET, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. Philippe DAIN, Mme Elisabeth du Réau, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, Mme Marie-Claude GUILLERAND, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, M. Jacques-Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Jacques THOMAS, M. Georges TIRAULT, M. Michel VAISSIER.      membres titulaires. 

M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques BIZARD, M. Pierre BON, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Dominique CHARBONNEL, M. Pierre COULON, M. Lionel COUPRIS, Mme Claude GARCON, Mme Jeanne de GERIN-RICARD, M. Rémi GERNIGON, M. Joseph GIBOIN, M. Jean GRELON, M. Daniel GRUAU, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Gérard JACQUIN, Mme Monique JOLLIVET, M. André JOUBERT, Mme Denise LAMAISON, M. Didier LEROY, M. Jean-Marie LIMAL, M. Dominique MAILLARD, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, Mme Joëlle REMY, M. Charles-Marie REYE, M. Alain SAULNIER, M. Jean-Marc SEGUIN, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE.      membres associés. 

S’Étaient fait excusér :
M. Yves BARTHET, Mme Simone BEGUIER, M. Benoît BOUMARD, Mme Monique CATTA, M. René COMBRES, M. Daniel COUTURIER, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Henri DELLACASA, M. Maurice FAES, M. Guy LAMAISON, M. François PIGNIER, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE.     membres titulaires. 

M. Michel BERNARDIN, Mme Françoise BIZARD, M. Jérôme BODIN, M. Philippe BONEF, M. Jérôme CAMBON, Mme Laurence CHARVOZ, M. Jean-Paul DARDUN, M. Benoît DELTOMBE, Mme Margreet DIELEMAN, M. Jean-Pierre DUCOMMUN, M. Jacques FERGON, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. François LECOQ-VALLON, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS.      membres associés. 

La séance est ouverte par le président Jean-Claude REMY,  il se réjouit de reprendre ses fonctions après une période d’indisponibilité ; les membres présents applaudissent chaleureusement ces retrouvailles. Le président salue le retour de M. Régis de BELENET qui a été, lui aussi, momentanément empêché.
Deux candidatures de membres associés ont été présentées aux suffrages de la compagnie :
- M. René JAMES, ancien directeur général de Thomson Angers (parrains Mme Monique Astié et M. Alain Saulnier),
- M. Daniel GARANDEAU,  photographe, auteur de l’ouvrage « Angers par-dessus les toits » et spécialiste de l’histoire du monothéisme (parrains M. Jacques Maureau et M. Pierre Bouvet).
Ils ont été élus l’un et l’autre.

	M. Jean-Claude REMY a rappelé ensuite quelques points au sujet des séances à venir :
- la sortie organisée par M. René COMBRES dans le département est fixée au samedi 22 juin ; il convient de s’inscrire dès maintenant auprès du secrétariat. 
- le programme du 4ème trimestre est maintenant défini ; les auteurs qui projettent de présenter une communication en 2014 doivent dès maintenant signaler à M. Christian BREGEON le titre de leurs interventions. Pour les séances animées par les sections, il est important de communiquer la teneur des travaux de chaque participant.
- tous les membres doivent s’affilier à une section, un tiers d’entre eux n’a pas encore communiqué son choix.
- les travaux seront menés à l’avenir de façon de plus en plus solidaire à l’intérieur des sections, la proportion sera de la moitié en 2014, et atteindra par la suite 60% à 70% des activités. Il faudrait que chaque section définisse un thème général à travailler au cours de l’année à l’exemple de la section «arts» pour les lieux de culte.
Divers intervenants ont exprimé leurs desiderata au sujet du fonctionnement des sections : M. Lionel COUPRIS demande que le secrétariat rappelle par Internet la date des réunions de chaque section, M. Régis de BELENET souhaite que le président de section soit informé par le secrétariat de la liste des membres de sa section pour lui permettre une bonne organisation des travaux. Mme Monique ASTIE a précisé que la section « sciences » se réunirait le 14 juin, à 15 h.
M. Pierre BOUVET a signalé qu’il est envisagé de construire un hôtel à proximité du parking de la gare sur le site d’un cimetière gallo-romain et médiéval. Le promoteur se propose d’implanter le bâtiment sur des mini-pieux d’un diamètre d’un mètre qui vont détruire les couches archéologiques. Présidée par M. Daniel Garandeau, qui vient d’être élu membre de notre compagnie, une association de défense s’est constituée à laquelle participe M. Bouvet ; elle a alerté le maire d’Angers et le promoteur sur les risques de détérioration encourus et attend le dépôt du permis de construire pour poursuivre son action.


SEANCE PUBLIQUE DU 31 MAI 2013

Le président a ouvert cette séance, organisée par la section Sciences Humaines et Sociales et consacrée au « Secret professionnel » ; elle est animée par trois acteurs qui ont été soumis à cette obligation dans le cadre de leurs activités, un médecin, un avocat et un prêtre. 
Maître Joseph GIBOIN a procédé à une courte introduction sur ce sujet de cette exigence qui peut paraître en contradiction avec l’exigence de transparence qui s’impose de plus en plus dans nos sociétés. 

	Ont pris ensuite la parole :
	Le professeur Lionel COUPRIS, médecin, 
	Le bâtonnier Joseph GIBOIN, avocat,
	M. l’abbé Jean GRELON, prêtre.

	La « Transparence » dans notre société de communication est devenue un mot-clé de tout discours, un passage obligé de toute approche de la vie en société. Une étude de Magali BESSONE (en date du 11 juillet 2011) présente un ensemble de six dossiers sur la norme de Transparence, contrôle du pouvoir ou du réel, et encore « Du droit de regard des citoyens à l’effacement du sujet ».

	Cette étude présente les différents aspects de la notion de Transparence. Selon elle, la transparence... « fonctionne comme un instrument de justification de la démocratie, norme d'efficacité et modalité d'expression d'un pouvoir accessible à tous », mais également : « elle porte en germe sa propre absolutisation en règle juridique ou valeur éthique ».

	La Transparence permet-elle de respecter l'homme dans son individualité ?

	L'application de la « Directive service », transposée dans la législation de tous les États membres de la Communauté Européenne, vise à libérer le potentiel de croissance des marchés de service en Europe en éliminant les obstacles juridiques et administratifs qui freinent les échanges dans ce secteur. Les mesures de simplification prévues devraient faciliter la vie et accroître la transparence des PME, mais aussi favoriser des consommateurs souhaitant utiliser ou offrir des services au sein du marché unique.

	Le rapport GALLOIS (ancien Président d'EADS) exprime que les professions règlementées sont un poids dans la mise en œuvre de la Directive service appliquée à l'Industrie.

	Et pourtant jusqu'à une époque récente notre société était attachée au « secret ».

	Dans ce nouveau monde où transparence et communication constituent des rouages reconnus de la vie sociale, quelle est donc la place du « secret professionnel » qui renvoie dans notre culture plus particulièrement à l'exercice des professions de prêtre, de médecin, et d’avocat.

extraits des débats 

	Au cours du débat qui a suivi, sont intervenus :

M. Pierre BOUVET : Vous avez évoqué les lettres confidentielles entre avocats, que contiennent-elles ? Ce ne sont pas nécessairement des faits importants. Par exemple, si l’on est dans un litige, on peut essayer de trouver un accord transactionnel, mais on ne peut en faire état au cours du procès. Le prêtre peut être informé de l’identité de l’auteur d’un crime, alors qu’une procédure a été engagée contre une autre personne et qu’elle peut déboucher sur une erreur judiciaire.
R : Il ne peut rien dire. Il en est de même pour l’avocat.

Mme Maryvonne CHANTEUX : on peut se demander si le secret de l’avocat n’est pas mis à mal par les règles de procédure et leur caractère contradictoire qui fait obligation de communiquer les pièces. L’adversaire a ainsi la connaissance de certains éléments. Le caractère public des audiences rejoint le souci de transparence mais ne porte t-il pas atteinte au secret professionnel ?
R : C’est un problème délicat. Par exemple, l’arbitrage n’est pas lié au secret professionnel ; n’étant pas  public, il n’est pas transparent, ce qui crée la polémique, comme on le voit actuellement dans une affaire célèbre.

M. Joseph GIBOIN : Le procès engagé dans le cadre de l’officialité, est-il contradictoire ? Dans le cas du procès civil, chaque partie est informée de l’argumentaire de l’autre. Tout doit être connu des deux parties, et le travail judiciaire consiste à répondre à ce que va dire l’autre. C’est toute la phase de l’instruction du procès ; l’audience porte dès le départ sur un ensemble d’informations qui ont été communiquées.
R : Il peut y avoir confusion entre un procès civil et un procès en reconnaissance de nullité d’un mariage. C’est un procès qui n’oppose pas des personnes, il n’est pas contradictoire, on cherche à connaître la vérité.

M. Alain SAULNIER, ancien président du tribunal de commerce : en ce qui concerne l’échange des pièces entre les parties, une des parties peut renoncer à utiliser une pièce. Dans le monde des affaires, les entreprises sont obligées de déposer chaque année leurs comptes et un certain nombre de renseignements sur leur gestion. Cette obligation n’est cependant pas une atteinte au secret professionnel.
R : j’ai été confronté à ce problème avec un industriel qui avait été convoqué par le tribunal pour n’avoir pas déposé ses comptes. En fait, il travaillait avec de grandes firmes et, s’il déposait ses comptes auprès du tribunal de commerce, ses cocontractants auraient eu connaissance de ses données chiffrées et la discussion aurait été plus difficile sur le prix des prestations. Quel est le but de la loi ? En déposant les comptes au tribunal de commerce, ce dernier peut exercer une action préventive pour détecter les entreprises en difficulté, convoquer le chef d’entreprise et avoir une discussion pour éviter que celui qui est en difficulté n’en vienne à se trouver dans une situation catastrophique. Cela étant, il y a un projet de loi sur la levée de l’obligation de déposer les comptes pour les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain montant. Ceci éviterait à tout un secteur d’activité qui est en sous-traitance de ne pas faire connaître à son cocontractant ses données comptables.
Pour le secret professionnel de l’avocat qui reste entier, on doit faire le tri entre ce qui relève de la confidence et ce qui doit être révélé pour la défense du client.
M. Pierre COULON : C’est une donnée qui est de plus en plus laminée, car on n’a plus le sens de la courtoisie et de la déontologie.

M. Gilles d’AMBRIERES : le juge d’instruction a des droits très importants en matière de perquisition qui ont une incidence sur le plan du secret.
R : il y a une limite, ce sont les droits de la défense. C’est très complexe, car l’avocat tenu au secret professionnel ne peut pas révéler le secret qu’il a entendu au cours de l’instruction, mais dans les limites des droits de la défense. Comment l’avocat va-t-il analyser les besoins de communiquer ce qu’il a entendu à l’instruction pour assurer les droits de la défense. C’est un exercice difficile. 

M. Alain SAULNIER : La vraie raison du dépôt des comptes est que chaque contractant connaisse la surface de son cocontractant. C’est une disposition qui existe dans toute l’Europe, mais la liste des documents à communiquer n’est pas la même en France qu’en Italie.

M. Christian BREGEON : Il se pose le problème des relations entre deux personnes qui peuvent avoir des conséquences graves. Le médecin peut citer à ce sujet le risque de mort ou le risque de transmission du sida. L’obligation de ne rien révéler peut mettre en jeu la vie de quelqu’un. A t-on le droit de considérer que la vie de quelqu’un est moins importante que le respect d’une obligation professionnelle.
R : Le Conseil National de l’Ordre s’est penché sur le risque de transmission du sida et a conclu que ce serait une gageure que de dénoncer un partenaire qui n’est pas forcément unique.

M. Christian BREGEON : est- ce qu’il y a un droit de transgression du secret pour des raisons de conscience ?
R : Le conseil de l’Ordre a considéré que le respect du secret primait.

M. Jean-Marie LIMAL : a évoqué le droit à l’image des malades.
R : les malades ne sont plus exhibés devant un amphithéâtre d’étudiants en médecine. Le droit à l’image n’est pas un droit spécifique au malade. Cependant dans un bloc opératoire, tout le personnel de la salle participe à l’intervention. Il faut respecter une hiérarchie des normes.

Le président a complimenté l’ensemble des intervenants qui ont participé à cette réflexion et à ce débat. Le secret a d’importantes conséquences et concerne tout individu Toutes les professions sont concernées.


SEANCE PUBLIQUE DU 14 JUIN 2013

Sont présents 
M. Gilles d' AMBRIERES, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, M. Georges CESBRON, M. Daniel COUTURIER, Mme Elisabeth du Réau, Mme Josette FOURNIER, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques-Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE, M. Jacques THOMAS, M. Etienne VACQUET, M. Michel VAISSIER.      membres titulaires.

M. Jean MILLET.      membre titulaire émérite 

M. Pierre ALLAIN, M. Max BARAT, M. Louis-Marie BEAUVOIS, Mme Véronique de BECDELIEVRE, M. Jacques BIZARD, Mme Françoise BIZARD, M. Pierre BON, M. Philippe BONEF, M. Henri BRAULT, M. Jean- Claude BROUILLARD, M. Jean-Paul DARDUN, M. Jacques FERGON, M. Daniel GARANDEAU, M. Michel GRANDIN, M. Daniel GRUAU, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, Mme Monique JOLLIVET, M. André JOUBERT, M. Michel LAVEDRINE, M. François LECOQ-VALLON, M. Jean-Marie LIMAL, Mme Françoise LIZE-DUBOIS, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, M. Jean MORLONG, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, Mme Hélène POLOVY, Mme Joëlle REMY, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, M. Guy SUPPLISSON.      membres associés. 


S’Étaient fait excuser :
M. Yves BARTHET, Mme Simone BEGUIER, Mme Monique CATTA, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Philippe DAIN, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Henri DELLACASA, M. Maurice FAES, M. Claude FERRAND, M. Guy LAMAISON, M. Guy MASSIN-LE GOFF, M. Georges TIRAULT.      membres titulaires

M. Michel BERNARDIN, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jérôme BODIN, Mme Luciole BOUCHE, M. Jérôme CAMBON, M. Dominique CHARBONNEL, Mme Laurence CHARVOZ, M. Raphaël COURANT, M. Benoît DELTOMBE, Mme Margreet DIELEMAN, M. Jean-Pierre DUCOMMUN, M. Grégoire DUVAL, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Rémi GERNIGON, M. Gérard JACQUIN, Mme Denise LAMAISON, Mme Anna LEICHER, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, M. Yves NAUD, M. Louis de QUATREBARBES, M. Alain SAULNIER, Mme Maÿlis THURET, M. Alain TRICOIRE, Mme Anne de VAUTIBAULT.      membres associés. 


Le président a ouvert la séance et donné quelques informations :

- M. Bernard BRAUD, membre d’honneur, est décédé ; il avait été président de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Maine et Loire et des Caves de la Loire à Brissac.
- M. René COMBRES, ancien secrétaire de l’Académie, et organisateur des sorties architecturales dans le Département, a demandé à abandonner ses fonctions de membre du conseil d’administration et de maître d’œuvre des excursions; l’Académie a décidé de lui décerner un diplôme d’honneur qui lui sera remis au cours de la séance privée du 28 juin.
- les réunions des différentes sections sont de plus en plus nombreuses ; le secrétariat avisera désormais par courrier électronique de la date et de l’heure de ces rencontres.

Il a accueilli après deux nouveaux membres élus au cours de la séance du 31 mai, M. Daniel GARANDEAU, qui était entouré de ses parrains, M. Pierre Bouvet et M. Jacques Maureau, et M. René JAMES dont les parrains sont Mme Monique Astié et M. Alain Saulnier. Ils ont pris l’un et l’autre séance pour la première fois. 

Il a confié ensuite la présidence de la réunion à M. Etienne VACQUET, président de la section « Arts » qui assumait la responsabilité du déroulement des travaux. Celui-ci a d’abord annoncé que la tapisserie de la cathédrale d’Angers qui était exposée depuis de nombreuses années dans l’hôtel de la Préfecture de Région à Nantes venait de retrouver sa destination d’origine ; sont intervenus ensuite les orateurs inscrits qui ont présenté les activités de deux Angevins, M. Jean-Baptiste Bouton-Levesque et M. Joseph-Louis Proust, qui ont été, chacun dans leur discipline, des artisans de progrès.


« Belle Poule ou l’élevage porté à l’excellence » par MM. Jacques de LATROLLIERE et Etienne VACQUET.
« Jean-Baptiste Boutton-Levesque, bien qu’aujourd’hui méconnu, tint un rôle d’importance en Anjou au XIXe siècle. Passionné d’agronomie et d’élevage, il partagea avec les Angevins les résultats de ses expériences pour améliorer tant la qualité que la productivité de sa propre exploitation. Révéré comme l’un des meilleurs connaisseurs de son temps, en contact avec l’étranger, il fit de sa propriété de Belle-Poule, aux Ponts-de-Cé, le centre de ses préoccupations. C’est en ce lieu qu’il fait élever une maison des champs qui, elle aussi, est le fruit de réflexions nouvelles sur l’architecture et sur la place du propriétaire au sein d’un domaine. »

Extraits des débats 

M. Daniel GRUAU : Existe-t-il aux Archives départementales un dossier relatif à Jean-Baptiste Boutton-Levesque.
R : Il n’avait pas de descendance et aucun dossier le concernant n’a pu être localisé pour le moment.
M. Jacques MAUREAU : La machine à battre de M. Boutton était-elle à vapeur et locomobile.
R : Elle n’était pas locomobile, c’était une machine à battre à vapeur qui fonctionnait tant bien que mal avec du charbon et qui était tirée par des chevaux. Pour l’époque, cela paraissait très moderne par rapport au fléau qui était actionné par les ouvriers agricoles ; le temps nécessaire au battage des récoltes était très important. C’était une expérience intéressante du point de vue social, car le patron faisait fonctionner lui-même la machine.
M. Jean MILLET: Dans le patrimoine de M. Boutton qui avait été évalué à 1 300 000 F, sa maison d’habitation n’était comptée que pour 70 000 F. Cela parait peu, mais dans la réalité ce qui représentait une vraie richesse, c’était la terre.
R : Dans les inventaires, les châteaux étaient évalués entre 100 000 F et 150 000F. Effectivement un prix de 70 000 F pour la maison d’habitation parait faible.
Mme Elisabeth du REAU : Les architectes étaient-ils influencés par les goûts des Britanniques ?
R : L’influence britannique est certaine, mais on ne sait pas toujours par quels canaux elle s’est imposée. On retrouve cette influence en Belgique.   
M. Christian BREGEON : Il a été question de l’amélioration des races bovines et porcines ; peut-on situer le moment à partir duquel des études scientifiques ont été menées pour améliorer la qualité des terres ?
R : Il faut remonter dans le temps pour connaître les recherches qui ont été menées pour améliorer les sols. Au XIXe, quelques propriétaires fonciers ont marqué de l’intérêt pour les questions d’agronomie, mais c’est au XVIIIe siècle que l’on constate une multiplicité de réflexions en matière agricole. On pense que la science va tout résoudre et va permettre d’améliorer le sort de l’homme. Il y a une extrême diversité des terres en Anjou, les terres du segréen et du baugeois sont relativement pauvres ; il faut utiliser beaucoup d’engrais pour obtenir des rendements convenables. La région du Val de Loire progresse beaucoup plus vite en raison de la qualité de la terre et des contacts noués avec les provinces avoisinantes et entre les hommes. A cet égard, on peut citer Godefroy de Villebois Mareuil, vivant à la Ferrière de Flée, qui créa le premier syndical agricole de l’Anjou.  

« Joseph Louis PROUST, pharmacien de la Salpêtrière (1776-1778)» par Mme Josette FOURNIER. 
La loi la plus fondamentale de la chimie porte le nom de Joseph Louis Proust, né à Angers en 1754, fils d’un apothicaire de la Place Sainte-Croix. J’ai eu le bonheur de localiser quelques documents du passage de Joseph Louis Proust à la Salpêtrière comme apothicaire gagnant-maîtrise. 
« Par Délibération du Bureau de l’hôpital général tenu à la Pitié le Lundi 4 mars 1776, appert qu’il a été procédé au concours d’un gagnant maîtrise apothicaire pour la Maison de la Salpêtrière et que d’après le rapport fait par MM. Le Doyen de la faculté de médecine, professeurs en pharmacie et gardes en charges apothicaires, Le Sieur Proust a été nommé en la Maison de la Salpêtrière au service des pauvres, pendant six années entières […] ». 
Le 30 novembre 1778, le Bureau de l’hôpital général doit procéder à son remplacement. « Depuis quelques mois », abandonnant ses droits à gagner maîtrise, Proust « est passé en Espagne pour tenir une chaire de chimie ». Echaudé, le Bureau exprime ses griefs contre lui. Joints à ce qu’il écrit dans ses publications scientifiques sur ses travaux à la Salpêtrière, ces documents renouvellent notre connaissance du caractère de notre compatriote. Ces recherches sont originales. 

Extraits des débats 

M. Gilles d’AMBRIERES : À quelle époque, ont été séparées les professions d’apothicaire et de pharmacien ?
R : À partir du moment où l’épicerie a été séparée de la pharmacie.
M. Jacques MAUREAU : Sur une gravure de la Salpêtrière, j’ai remarqué la présence de nombreuses femmes.
R : C’est exact, il y avait les femmes enfermées dans la maison de force ; elles seront libérées en septembre 1792. La Salpêtrière était destinée aux femmes indigentes, aux filles incorrigibles et aux femmes condamnées à la détention.

SEANCE PRIVEE DU 28 JUIN 2013

Sont présents 
Mme Marguerite-Cécile ALBRECHT, Mme Marie-Rose ALBRECHT, M. Olivier d' AMBRIERES, M. Régis de BELENET, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, Mme Monique CATTA, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Philippe DAIN, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Maurice FAES, M. Claude FERRAND, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Henri LEGOHEREL, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques MAUREAU, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Jacques THOMAS, M. Michel VAISSIER, Mme Elisabeth VERRY.      membres titulaires. 

M. Jean MILLET.      membre titulaire émérite 

M. Pierre ALLAIN, M. Robert AUDOUIN, M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques BIZARD, M. Daniel BLOUIN, M. Philippe BONEF, M. Henri BRAULT, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Dominique CHARBONNEL, M. Michel GRANDIN, M. Jean GRELON, M. Daniel GRUAU, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, Mme Monique JOLLIVET, Mme Monique de La ROCHEFORDIERE, M. Jean-Marie LIMAL, Mme Françoise LIZE-DUBOIS, M. Pierre MACHEFER, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, Mme Joëlle REMY, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Alain SAULNIER, M. Alain TRICOIRE.      membres associés. 

S’Étaient fait excuser :
Mme Monique ASTIE, M. Yves BARTHET, Mme Simone BEGUIER, M. Henri DELLACASA, Mme Elisabeth du Réau, Mme Josette FOURNIER, M. Guy LAMAISON, M. Michel PECHA, M. Bernard RICHE, M. Georges TIRAULT.      membres titulaires. 

Mme Françoise BIZARD, M. Jérôme BODIN, Mme Luciole BOUCHE, Mme Laurence CHARVOZ, M. Benoît DELTOMBE, Mme Margreet DIELEMAN, M. Jean Pierre DUCOMMUN, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Daniel GARANDEAU, M. Rémi GERNIGON, M. Gérard JACQUIN, Mme Denise LAMAISON, M. François LECOQ-VALLON, M. Dominique MAILLARD, M. Olivier MARTIN, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Henrik SCHMIEGELOW, Mme Michèle SCHMIEGELOW, M. François-Christian SEMUR.      membres associés. 

Le président a ouvert la séance et donné quelques informations relatives à la vie de l’Académie, puis indiqué les manifestations qui se dérouleront après la rentrée de septembre :
- M Jean-Claude Pavion, membre associé élu en mars 2013, a été nommé chevalier dans l’ordre national du Mérite.
- Le livre des « Mémoires 2012 » dû aux diligences de M. Pierre Bouvet, de M. Daniel Gruau et de Mme Monique Catta vient de paraître ; il peut être retiré au secrétariat. Pour préparer l’ouvrage de 2013, il est nécessaire de renforcer l’équipe qui est animée par M. Pierre Bouvet et par M. Daniel Couturier ; Mme Marguerite-Cécile Albrecht a bien voulu proposer sa collaboration, il conviendrait de trouver quatre ou cinq autres membres. 
- La rentrée académique aura lieu le 27 septembre à 15h ; elle débutera par une séance privée qui sera suivie de la rentrée solennelle à 16h pour laquelle le port de la médaille est demandé. Seront reçus à cette occasion M. François Burdeyron, Préfet du Maine et Loire, membre d’honneur de l’Académie, et M. Bernard Bourgeois, membre de l’Institut, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies de Province et membre d’honneur de notre Académie. Le BiblioThéâtre, lauréat 2012 de notre compagnie, présentera ensuite une prestation récréative 
- Les 3 et 4 octobre, se tiendra la Conférence Nationale des Académies de Province qui se réunira à Paris dans les très beaux locaux de la Fondation Cino del Duca dans le quartier du parc Monceau; le thème retenu par M. Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut, est «l’esprit en progrès». M. Jacques de Latrollière et M. Jean Salette présenteront à cette occasion une contribution.
- Le calendrier des mois à venir : le programme du quatrième trimestre 2013 est maintenant arrêté, celui de 2014 réservera une place importante aux commémorations (le centenaire de 1914 et le 70° anniversaire du débarquement de1944, le tricentenaire de la naissance de Denis Diderot, le centenaire de la mort aux Eparges d’Alain Fournier), aux travaux des sections dont les présidents devront établir le calendrier, et aux communications des nouveaux membres qu’elles soient individuelles ou collectives.
	Le président a tenu ensuite à rendre un vif hommage à M. René Combres, membre associé en 1983 et membre titulaire en 1989, qui a présenté sa démission du Conseil d’Administration et a décidé de ne plus poursuivre les promenades architecturales dans le département qu’il animait depuis une quinzaine d’années. Chaque sortie était précédée d’une visite exploratoire sur les lieux de visite, de recherches méticuleuses, et d’entretiens avec les propriétaires. Sa grande compétence et ses dons pédagogiques étaient appréciés de tous les participants. Il avait été, en outre, secrétaire de notre compagnie de 1992 à 2010. En remerciement pour ses services distingués, M. Jean-Claude Remy lui a remis le Diplôme d’Honneur de l’Académie et un bon pour lui permettre de choisir des ouvrages de son choix. Le récipiendaire a été chaleureusement applaudi par l’assistance qui garde un souvenir profond de toutes les découvertes d’églises, d’abbayes, de châteaux, de manoirs et de simples demeures faites à travers les communes du Maine et Loire et sa ruralité.
	M. René Combres a remercié ses confrères de leur délicate attention et a rappelé le long passé pédagogique qui a été le sien et qui était devenu au fil des ans une passion pour faire partager son savoir. Il a prononcé environ 450 conférences pour des publics variés, notamment à la mairie d’Angers et à l’Institut Municipal. Son épouse, Mme Danielle Combres, a toujours été à l’épicentre de ces activités, l’accompagnant efficacement au pupitre électronique. L’assistance a tenu à lui rendre un hommage bien mérité. 


SEANCE PUBLIQUE DU 28 JUIN 2013

M. Jean-Claude Remy a procédé à l’ouverture de la séance et a donné la parole aux deux orateurs inscrits M. Philippe Pichot Bravard et Mme Elisabeth Verry.

 « Les idées politiques du duc de Saint Simon (1665-1755) » par M. Philippe Pichot-Bravard.
Louis de Rouvroy, duc de Saint Simon, (1675-1755), observateur attentif et profond de la cour de Louis XIV et de la Régence, demeure, du fait même de l’ampleur de son œuvre, un auteur méconnu, et parfois même caricaturé.
Les historiens des idées le rangent habituellement parmi les tenants du libéralisme aristocratique. Au vrai, le duc de Saint Simon est avant tout un défenseur vigilant de la constitution coutumière de la royauté traditionnelle, mise à mal par la croissance d’une nouvelle conception de l’Etat, l’Etat « ferme domination sur les peuples avec puissance souveraine »
Dans ses mémoires, Saint Simon s’interroge sur les moyens de restaurer l’équilibre des institutions, réaffirmant notamment, avec force le rôle constitutif et législatif des pairs du royaume et la nécessité d’une consultation régulière des corps intermédiaires, Etats généraux et Etats provinciaux.

Extraits des débats 

Le président a salué cet exposé richement documenté, présenté avec aisance et talent.
 
M. Georges Cesbron : Est-ce que Saint Simon ne donne pas raison par avance aux propos de l’historien Pierre Nora : les mémoires ne constituent pas des archives mais plutôt une méditation sur soi, les mémoires sont plutôt de l’anti-histoire, ils sont à l’origine de l’autobiographie en France.
R : L’expression « l’histoire c’est l’anti-mémoire », parait un peu excessive. Plus le personnage qui a écrit ses mémoires a joué un rôle historique important, plus il faut manier ses mémoires avec précaution. Il a la tentation de justifier ce qui fut son action et de dresser lui-même son monument pour la postérité. Chez Saint Simon, la difficulté se pose avec beaucoup moins d’acuité, car son rôle historique a été très secondaire. Il a eu une action importante dans les années 1715-1718, comme conseilleur du Régent, pour le reste de ses ans, c’est un observateur plus qu’un homme d’action. Il a ses propres conceptions, comme on le voit dans son portrait de l’abbé Dubois ; il met en morceaux le prélat « en lui tous les vices combattaient pour en devenir le maître». Dans les années 1715-1718, Saint Simon a été en conflit avec lui pour conserver une influence auprès du Régent. 1718 est une année charnière au cours de laquelle Saint Simon a obtenu une grande victoire avec l’organisation d’un lit de justice à la suite duquel les bâtards de Louis XIV ont été ramenés à leur rang. Il célébra cet événement avec enthousiasme. Trois semaines plus tard, la polysynodie est terminée et Dubois devient Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères ; il a obtenu le poste que Saint Simon convoitait. Ce fut le moment du basculement de la Régence ; elle avait débuté de façon assez libérale et elle devint aristocratique, plus administrative et plus étatique. Les commentaires apportés par Saint Simon sont extrêmement précieux. Par-delà sa propre impartialité, on voit ce qui le conduit à porter des jugements qui ne sont pas dénués de fondement. Le portrait de Louis-Joseph de Vendôme  est très dur ; il résulte du conflit entre ce général et le duc de Bourgogne après la défaite d’Oudenaarde en 1708. On a voulu faire porter à l’héritier du Roi la responsabilité de cet échec, alors qu’elle était partagée par les deux. Louis XIV a beaucoup apprécié que Saint Simon ait pris la défense de son petit- fils, héritier de la couronne. Les piques adressées par le mémorialiste à Vendôme pour montrer sa médiocrité s’appuient souvent sur des faits réels.

« L’Histoire du Tour de France cycliste en Anjou » par Mme Elisabeth Verry. 
(Résumé non parvenu)


Extraits des débats 

Le président a souligné tout l’intérêt présenté par cette communication qui a été chaudement applaudie ; le Tour de France constitue une véritable promotion pour la France entière montrant par les canaux audiovisuels les villes, les villages et les paysages. La présentation d’une étape est suivie par des millions de téléspectateurs. Cette relation du Tour de France en Anjou a suscité de nombreuses questions.
M. Pierre Bouvet : a demandé à l’oratrice de préciser la couleur du papier du journal « l’Auto », organisateur du Tour de France.
R : il était jaune, d’où le « maillot jaune ». Des souvenirs qui évoquent le passé cycliste d’Angers peuvent être recensés ici ou là. 
M. Christian Brégeon : Est-ce que vous avez recueilli des dossiers d’archives sur le Tour ?
R : Beaucoup de gens ont collectionné des souvenirs du Tour. Le musée de La Fresnaye sur Chedouet dans la Sarthe à la lisière de l’Orne prés d’Alençon qui s’appelle le musée de la « Belle échappée » en est le meilleur exemple. Un collectionneur a constitué un ensemble exceptionnel de vélos de toutes les époques, de maillots portés par les grands champions, des objets publicitaires, des photos dédicacées, des posters, des jeux, des pipes, des publicités, des coiffures, des chapeaux, des bagues. Cet ensemble absolument étonnant a bénéficié d’une aide de la société du Tour de France. Il existe d’autres collections, notamment des cartes du circuit, des magazines, des journaux relatant l’événement.
M. Christian Brégeon : Pensez-vous organiser une exposition à partir de vos archives ?
R : Nous avons enregistré des témoignages et nous conservons divers documents, notamment la presse et les magazines. Nous avons photographié l’album personnel de M. Arnold de Contades, grand amateur de cyclisme et propriétaire du château de Montgeoffroy, où il a accueilli l’évènement. Le Tour s’arrête souvent à Cholet parce que le directeur du Tour est le beau- frère du maire de la ville.
M. Philippe Bonef : Boulevard du Roi René, des posters du Tour ont été posés sur les grilles du jardin de la préfecture. Le 11 juillet prochain, le circuit va passer en Maine et Loire, il traversera Mouliherne, Durtal et prendra la direction de Tours  
M. Régis de Belenet : Est-ce que des entreprises angevines ont été associées au Tour, en dehors des cavistes et des viticulteurs ?
R : Les premières années de la manifestation, les problèmes financiers étaient peu évoqués. Jusqu’en 1930, les coureurs assumaient eux-mêmes leurs frais et achetaient le matériel nécessaire sans bénéficier d’aucune aide, en application du règlement du Tour ; les étapes étaient spartiates. Le succès populaire s’est peu à peu amplifié mais les aspects financiers ne vont prendre de l’importance qu’à partir de 1975. La caravane est devenue de plus en plus importante et les artistes qui se produisent deviennent plus exigeants. On commence à trouver que les dépenses sont élevées ; le maire d’Angers, M. Jean Turc est favorable au Tour, mais se montre aussi préoccupé par l’importance des frais engagés. Le passage du Tour ne peut se faire tous les ans.
Il y a, par ailleurs, en dehors des vins et des dégustations de rillauds, des retombées économiques pour les entreprises angevines, notamment pour les entreprises de cycles comme « Continental ». Dans les archives locales, il y a peu de traces à ce sujet.

Le président, à l’issue de la séance, a présenté tous ses souhaits de bonnes vacances à l’assistance et donné rendez-vous pour la séance de rentrée du 27 septembre.





Carnet de l’Académie

Distinction 
Le 6 septembre 2013, dans le magnifique cadre du château de la Lorie qu’il affectionne particulièrement, notre confrère Etienne Vacquet, conservateur délégué des Antiquités et Objets d’Art du département, s’est vu remettre les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite national. L’Académie lui renouvelle ses chaleureuses félicitations.

Décès 		
Deux membres associés de l’Académie sont décédés au cours de l’été, MM. Michel Bournazel et Philippe Béchu. L’Académie exprime sa vive sympathie à leurs familles. 



Réunions de Sections 

Colloque sur les lieux cultuels : dates des réunions du 
		Groupe I - Les arts - 18 octobre à 14h
		Groupe II - L’histoire - 15 novembre à 14h
Les lieux seront précisés ultérieurement.

Prochaines communications 
Vendredi 08 novembre 2013
16h00 : Séance publique
	- « Influence du pont de St Martin de la Place sur la bataille de Dumnacus» par M. Yves Cadou.

	- « Le peintre Léo Lelée, un Angevin chez les Félibres » par Mme Claude et M. Claude-Serge 	Guillemain. 



Olivier d’Ambrières 
Secrétaire Général

Directeur de la Publication : Jean-Claude REMY.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938								 
Dépôt légal septembre 2013							  Tél.   : 09. 61 .46. 99. 35

Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
Site Web: www.academie-dangers.com
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