BULLETIN OCTOBRE 2013

 
Le secrétariat de l’Académie sera fermé
du 29 octobre  au 7 novembre 2013 inclus


	 L’Académie tiendra séance le : 


Vendredi 8 novembre 2013 
Hôtel de Livois



16h00
                                                                                                     Séance publique

- « Influence du pont de St Martin de la Place sur la bataille de Dumnacus» par M. Yves Cadou.

- « Le peintre Léo Lelée, un Angevin chez les Félibres » par Mme Claude et M. Claude-Serge Guillemain.




Vendredi 22 novembre 2013
Hôtel de Livois

15h00
                                                                                                  Séance privée

                                                                                             16h00

                                                                                                 Séance publique  
                                                              organisée par la Section Sciences Humaines et Sociales


« Angers : de la défaite à la reprise (1940-1950), quelques aspects » par MM. Olivier d’Ambrières, Pierre Bouvet, Jacques Maureau et Mme Marie-Magdeleine le Dall.



	
Vendredi 29 novembre 2013
Hôtel de Livois
15h00
                                                                                              - Retour de Rome 
                                                              Impressions des participants au voyage 

		
SEANCE PRIVEE DU 27 SEPTEMBRE 2013

Sont présents 
Mme Marie-Rose ALBRECHT, Mme Marguerite-Cécile ALBRECHT, M. Gilles d' AMBRIERES, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Yves BARTHET, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, Mme Monique CATTA, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Philippe DAIN, Mme Elisabeth du Réau, M. Maurice FAES, M. Claude FERRAND, Mme Marie-Claude GUILLERAND, M. Serge LE POTTIER, M. Henri LEGOHEREL, M. Jacques-Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA-SOULEZ, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE, M. Jacques THOMAS, M. Georges TIRAULT, M. Etienne VACQUET, M. Michel VAISSIER.  membres titulaires. 

M. Robert AUDOUIN, M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques de BELENET, M. Noël BESSON, M. Jacques BIZARD, M. Jean-Pierre BOIS, M. Philippe BONEF, M. Henri BRAULT, M. Yves CADOU, M. Jérôme CAMBON, M. Dominique CHARBONNEL, M. Hervé de CHARETTE, M. Lionel COUPRIS, M. Raphaël COURANT, M. Benoît DELTOMBE, M. Henry-Dominique DERSOIR, M. Yves DURAND, M. Daniel GARANDEAU, M. Michel GARREAU de LABARRE, M. Rémi GERNIGON, M. Jean-André GOUYETTE, M. Jean GRELON, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Jean HLADIK, M. René JAMES, Mme Monique JOLLIVET, M. André JOUBERT, M. Jacques KERYELL, Mme Monique de La ROCHEFORDIERE, M. Michel LAVEDRINE, M. Jacques LE BRETON, M. François LECOQ-VALLON, M. Didier LEROY, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD, M. Jean MALLET, Mme Ingeborg MARTIN-KRUMM, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, M. Serge QUENTIN, M. Olivier RAYMOND, Mme Joëlle REMY, M. Georges REVERDY, M. Jean ROBERT, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Alain SAULNIER, M. Bernard SARTON du JONCHAY, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, Mme Maÿlis THURET.  membres associés. 


S’Étaient fait excusér :
Mme Simone BEGUIER, M. Daniel COUTURIER, M. Henri DELLACASA, M. Guy LAMAISON, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Edmond RUBION.  membres titulaires. 

Mme Françoise BIZARD, M. Roger BOISSEAU, Mme Luciole BOUCHE, Mme Laurence CHARVOZ, M. Pierre COULON, Mme Margreet DIELEMAN, M. Grégoire DUVAL, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Gérard JACQUIN, Mme Denise LAMAISON, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, M. Charles-Marie REYE, Mme Sylvette ROBSON, M. Guy SUPPLISSON, Mme Anne de VAUTIBAULT.  membres associés. 

M. Bernard BOURGEOIS   membre d’honneur 

	La séance est ouverte par M. Pierre Bouvet, premier vice-président ; il donne quelques précisions au sujet de cette réunion de rentrée :
- M. François Burdeyron, Préfet du Maine et Loire, et membre d’honneur de notre académie, ne pourra participer à la séance publique en raison de ses obligations qui l’ont conduit à se rendre de façon inopinée à Paris auprès du Ministre de l’Intérieur. Il a exprimé ses regrets et annoncé sa venue en janvier prochain.
- M. Bernard Bourgeois, président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies de province, et membre d’honneur de l’académie d’Angers, prendra séance au cours de la séance publique.
- M. Philippe Mathé fera la lecture d’un texte littéraire pour le BiblioThéâtre, lauréat du prix de l’Académie 1913.
	M. Pierre Bouvet a fait part ensuite du décès de  M. Michel Bournazel, président honoraire du directoire de la Caisse d’Epargne et de Prévoyance d’Angers, membre associé depuis 1987 et de M. Philippe Béchu, chargé d’études documentaires à la direction des Archives de France, membre associé depuis 1994, qui a été inhumé au Lion d’Angers.
	Deux candidatures de membres associés ont été présentées :
- M. Patrick Gillet, professeur de biologie et d’écologie appliquée à l’Université Catholique de l’Ouest, spécialiste des polychètes (parrains Mme Marie-Rose Albrecht et M. Robert Rousseau).
- M. Jean-Luc Jaunet, membre de l’association des Lyriades (parrains M. Georges Cesbron et Mme Françoise Argod-Dutard).
	L’un et l’autre ont été élus membres de notre compagnie.

	M. Jacques Maureau, M. Etienne Vacquet et M. Régis de Belenet ont été invités à exposer tour à tour leurs projets :
- M. Jacques Maureau a annoncé la tenue prochaine des journées Julien Gracq à Saint Florent Le Vieil, les 5 et 6 octobre prochains au cours desquelles sera inaugurée la maison restaurée de l’écrivain. M. Hervé de Charette, ancien ministre et maire de la commune, a présenté pour sa part le déroulement de ces journées dont le thème choisi est « la visite au grand écrivain ».
- M. Etienne Vacquet, nommé récemment chevalier dans l’Ordre National du Mérite, a fait le bilan des travaux sur le patrimoine cultuel menés par une dizaine de groupes de travail. Ils concernent notamment les vitraux, la musique, l’histoire des lieux de culte, les églises au XX° siècle, la gestion actuelle des églises et l’ouverture de bibliothèques dans les églises. Des réunions d’étape sont prévues pour finaliser les actions en cours.
- M. Régis de Belenet, président de la section « Sciences Economiques et Sociétales », qui compte actuellement une quinzaine de membres, a envisagé comme thème « les entrepreneurs angevins et la mondialisation » ; le résultat de ses travaux devrait être présenté en novembre 2014.

	
SEANCE PUBLIQUE DU 27 SEPTEMBRE 2013
		 
	Le président Jean-Claude Remy a ouvert la séance solennelle de rentrée et accueilli M. Bernard Bourgeois, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et membre d’honneur de l’académie d’Angers ; il lui a remis la médaille de notre compagnie. Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur à l’université Paris I, M. Bourgeois qui est président d’honneur de la société française de philosophie a orienté ses recherches sur la pensée de Friedrich Hegel. Il est président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies de Province.
	M. Jean-Claude Remy a rappelé les étapes qui ont conduit à la naissance de la Conférence. Ce fut, en 1839, la création de l’Institut des Provinces de France par Arcisse de Caumont qui eut le mérite d’organiser régulièrement des congrès scientifiques à Paris ou dans les grandes villes de province, congrès qui réunissaient plusieurs milliers de participants sur des thèmes donnés. Leur succès conduisit l’Institut de France à voir en lui un concurrent. Il lui fut reproché sa taille, son manque de rigueur et l’acceptation sans discernement de tous ceux qui cotisaient. Les ministres de l’Instruction Publique successifs essayèrent de regrouper les sociétés savantes sous leurs auspices. Toutes ces initiatives furent vouées à l’échec parce qu’elles étaient trop sectorielles. Francisque Bouillier, historien de la philosophie, directeur de l’Ecole Normale Supérieure et président de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, s’est intéressé lui aussi aux académies de province, à propos desquelles il avait écrit en 1857 « elles sont encore aujourd’hui presque sans ressources, abandonnées à elles-mêmes sans relation d’aucune sorte les unes avec les autres, sans relation régulière ni avec le Ministre, ni avec l’Institut ». Malheureusement ses réflexions très pertinentes ne furent pas suivies de réalisation.  
	Le projet d’établir une fédération des académies de province fut repris par M. Edmond Reboul, médecin général, auteur de nombreux ouvrages qui avait déclaré :
« Les académiciens champêtres sont généralement honnêtes et fertiles en bonnes intentions qu’il suffirait d’entretenir et de diriger. L’Institut ne pourrait-il pas exercer ce patronage et être le correspondant de ces sociétés de province ? »
	Le bâtonnier Brunois, Président de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et le chancelier de l’Institut, M. Bonnefous répondirent favorablement à cette suggestion. C’est ainsi que furent réunis en 1989, les 23 académies à vocation pluridisciplinaire les plus anciennes ; l’accueil chaleureux et amical des représentants de ces compagnies dans les murs de l’Institut de France témoignait de l’intérêt que présentait l’initiative du bâtonnier Brunois. Une nouvelle invitation fut lancée en 1991 aux provinciaux  pour tenir une séance commune avec l’Académie des Sciences sous la présidence de M. Leprince Ringuet. Les statuts furent déposés en 1995, année du bicentenaire de l’Institut ; le recteur Humbert, président d’honneur de la Conférence, en accord avec M. Messmer invita nos académies à participer aux cérémonies commémoratives. Représentante du mouvement académique provincial, la conférence constitue un trait d’union indispensable avec Paris, ce qui lui permet de s’insérer dans les structures culturelles nationales qui sont engagées dans la défense de langue française. Chaque année, une compagnie de province se charge d’organiser la réunion, alternativement à Paris et en province. L’académie d’Angers a reçu en 2004 la Conférence Nationale, dont M. Remy fut président de 2004 à 2006 ; Angers organisa en même temps un colloque consacré aux « Princes d’Anjou » avec la collaboration d’académiciens lorrains et provençaux. Pour affirmer leur audience, un réseau de communication beaucoup plus dense entre les académies doit être développé. La Conférence a, pour sa part, diversifié ses activités avec la publication de « la lettre des académies », d’ «Akademos » et un site inter-académique. Après 20 ans d’existence, il importe de réfléchir à la finalité et au devenir de la Conférence. Si nos académies furent au XIX° des centres culturels essentiels, elles ne sont plus aujourd’hui des lieux exclusifs de l’élaboration et de la diffusion des connaissances. Le développement des centres d’enseignement et la multiplication des universités et des centres de recherche auxquels sont affectés des moyens humains et financiers considérables rendent désuètes nos institutions académiques qui doivent en tenir compte. Les sociétés et les associations savantes se sont multipliées, mais ne contribuent pas à l’élaboration des connaissances ; elles se donnent comme objectif d’animer culturellement le groupe de leurs adhérents, soit localement, soit régionalement. Structures relais pour la diffusion des connaissances ; le programme de leurs activités est essentiellement constitué par l’appel de conférenciers à qui elles offrent un auditoire. Nos académies n’ont pas vocation à agir de la sorte. Elles doivent être des centres de ressources dans lesquels les esprits se rencontrent pour édifier des travaux dont les résultats sont mis en commun, discutés, critiqués, amendés, complétés avant d’être publiés. Les centres de recherche sont le plus souvent constitués de personnes ayant le même profil et travaillant sur les mêmes thématiques. Nos académies sont organisées sur le principe pluridisciplinaire, les scientifiques côtoient les littéraires et les artistes. Cette réunion de compétences, de savoirs acquis et vécus et d’expériences constituent le charme et l’intérêt de ce regroupement. Les académiciens chargés de connaissances et de compétences échangent avec des confrères ayant reçu une formation différente. C’est l’occasion de remises en question qui sont source d’enrichissement. La Conférence Nationale a un rôle essentiel à jouer vis-à-vis des consoeurs qui vivent dans un relatif isolement et avec de faibles moyens ; elle peut et doit appuyer des actions menées localement et en initier d’autres à vocation générale. Cette mission peut se concrétiser en deux éléments fondamentaux que sont la communication et la représentation. Il est nécessaire de favoriser des rencontres inter-académiques et de permettre l’émergence de travaux en commun. Ces rencontres doivent être multiples et diverses quant à leurs thématiques et à leur étendue géographique. Elle représente le mouvement académique des provinces françaises, tant en France qu’à l’étranger ; il faut pour cela assurer sa crédibilité en engageant des travaux collectifs et en organisant des manifestations nationales et internationales de qualité et en publiant les résultats. Elle est le relais indispensable entre Paris, l’Institut avec ses cinq académies et le monde provincial. Elle doit s’insérer au sein des organes culturels nationaux et internationaux, elle seule peut réunir un grand nombre d’académiciens sur une thématique donnée et participer à des colloques internationaux sans se heurter aux barrières linguistiques. Collégialement elle s’engage dans la défense de la langue et de la culture française. Il convient, enfin, d’utiliser les outils de communication dont le développement prévisible offre beaucoup de potentialités. Dès aujourd’hui, un réseau académique s’érige en France, mais il progresse trop lentement ; en dehors de nos frontières d’autres sont plus engagés que nous. Il est temps d’imaginer un réseau académique européen, bientôt la langue française ne sera plus un obstacle grâce aux traductions simultanées automatiques qui verront le jour dans quelques années.

	M. Bernard Bourgeois a remercié le président de son accueil et des propos développés sur le rôle de la Conférence Nationale. Il souligne le rôle de l’Académie d’Angers au sein du mouvement académique provincial en même temps que la convivialité, la participation, l’amitié et l’autorité qui y règnent. « Bien que résidant à Paris, je suis demeuré un provincial ; les propositions faites doivent être examinées de façon approfondie. Le chancelier de Broglie que je représente a un grand souci de l’organisation de la vie académique ; il tient à l’existence de relations internationales et une inter- relation vivante entre toutes les académies sur le plan national. L’Université française comme grande communauté n’existe plus depuis 1968. Il y a des universités, mais plus d’Université nationale comme au XIX° et au premier tiers du XX°, c’est pourquoi il faut que cette absence et cette dégradation soient palliées. Il est essentiel que la vie de l’esprit en France soit revitalisée dans son unité à travers des relations inter-académiques,  au moment où l’Université ne remplit plus la mission qui était la sienne dans la période précédente » 

	M. Bourgeois a choisi ensuite de développer comme thème : « La relation interhumaine au plan académique et au plan général à travers le mot d’ordre nouveau le sociétal ». La problématique traditionnelle du rapport de l’Etat, avec la société politique et la société civile s’est trouvée modifiée par l’immixtion du terme sociétal, qui relativise le social et affecte aussi le politique. L’intrusion de ce concept dans l’architecture traditionnelle de la coexistence humaine qui s’exprimait à travers le rapport de l’Etat et de la Société modifie les équilibres. Le sociétalisme est un lieu à partir duquel on veut refonder l’ensemble de la vie socio-politique, comme rapport entre les deux organisations historiquement instituées de la coexistence pratique objective des hommes qu’étaient l’Etat et la société. On veut refonder ce rapport délétère de la société, on veut refonder l’institué comme tel chosifié, rigidifié¸ promis à la mort dans un temps qui est cependant celui de la vie la plus accélérée. Les choses vont de plus en plus vite, on veut le refonder en injectant en lui de la spontanéité, qu’on dit réveillée dans les relations inter- humaines. Cette volonté de refonder en revivifiant le rapport de la société civile et de l’Etat, c’est l’objectif du mot sociétal. Notre époque voit surgir beaucoup de refondateurs à un moment où la création est si indigente en création véritable. On est soucieux de trouver de nouveaux fondements, de nouveaux principes qui les ranimeraient pour les structures et les attitudes collectives existantes, qu’il faudrait conserver, mais en leur donnant des motivations nouvelles. On veut refonder l’école, on veut refonder la laïcité¸ on veut refonder la République. Il faut se méfier des refondateurs qui sont plutôt des liquidateurs. 
	N’est-ce pas ruser avec la réalité, mentir sur elle, que de prétendre dans une situation historique changée de vouloir fortifier donc maintenir une pratique organisée donnée, par exemple une pratique socio-politique donnée en changeant seulement ses principes, ses raisons, c’est-à-dire sa justification, comme si le changement des fondations idéales ne changeait pas peu ou prou nécessairement l’édifice réel. Il est vrai que la préoccupation affichée chez les refondateurs de la justification, au détriment du souci de la pratique effective envisagée, inscrit cette démarche refondatrice dans une voie dangereuse qui devient une ornière de l’idéologie. Des justifications, c’est facile, des comparaisons, on peut en trouver beaucoup. On est dans le domaine d’une idéologie qui, au lieu d’être la réponse exigée au changement du contexte historique de la pratique à refonder, exploite bien plutôt ce changement comme le prétexte à sa propre mise en œuvre en tant qu’idéologie. Celle-ci consiste dans une pratique nouvelle qui, loin de seulement adapter en la complétant la pratique refondée, se substitue en fait à elle mais en voulant se masquer. C’est ainsi que l’on voit s’insinuer l’entreprise de refondation de la démocratie représentative par l’insertion en elle d’une démocratie appelée participative. On la voit tendre à la remplacer dans ses principes fondateurs et dans son effectuation essentielle, tout en prétendant que l’on ne fait que compléter, qu’enrichir. Le parti pris, qui croit pouvoir se consacrer en alléguant une insuffisance qui expliquerait la difficulté de la pratique traditionnelle à régler les situations factuelles nouvelles, à savoir la pratique des institutions et des coutumes socio-politiques existantes, explique bien plutôt l’incapacité effective de la pratique, qu’il s’efforce de répandre, à réaliser son propre objectif. Tel est bien le destin négatif du projet politique participatif.
	L’orateur a ensuite organisé ses développements autour de trois idées. Face à la vogue présente du sociétarisme dans la démocratie, on peut premièrement envisager le contexte historique, qui lui a donné l’occasion de se développer et qu’il a exploité, puis examiner sa signification idéologique essentielle et enfin évoquer son échec destinal. Chacun sait que l’histoire contemporaine a d’abord pleinement confirmé, à travers la chute des régimes communistes, la négation d’une structure socio-politique qui avait été théorisée, voici deux siècles par Hegel, que Marx voulait remplacer, et qui est en fait réalisée dans tous les Etats avancés de ce qui s’appelait le monde libre. Cette structuration était une vie socio-économico-culturelle dont le dynamisme intensifie à la fois et contradictoirement l’énergie individuelle et la relation universelle des individus qui sont inclus dans une vie commune, dont les bornes sont indéterminées puisqu’elles s’étendent jusqu’au monde. Le milieu commun par son indétermination ne protège plus l’individu et l’incite à se débrouiller par lui-même et à s’affirmer lui-même. L’individualisme et la mondialisation vont nécessairement ensemble, comme Hegel l’avait vu avant tous les autres. Par ailleurs, dans cette structuration, la vie politique doit intégrer les individus, qui vont se trouver sécurisés et protégés, comme ils devaient l’être en entrant dans la vie dans ce monde bien chaud de la famille ; elle doit les insérer dans le tout public de l’Etat-Nation. La famille et l’Etat-Nation sont deux types de totalité, où l’individu, non entièrement livré à lui-même, est uni aux autres dans un ensemble circonscrit et limité. La vie sociale est essentiellement une interaction entre les individus qui doivent s’affirmer. En revanche l’ancrage de l’homme dans l’Etat-Nation, comme dans la famille, règle sa liberté. La vie politique, comme la vie familiale, sont essentiellement une totalisation et non une interaction. Il faut ajouter, à cette différenciation schématique du régime social et du régime politique de la relation entre les hommes, une relation entre l’interaction sociale et la totalisation familiale, qui relativise le social ou l’interaction par rapport au politique.     
	M. Bernard Bourgeois a poursuivi son propos, en soulignant que, devant la multiplication des réseaux sociaux qui ne constituent pas une unité, l’Etat a semblé moins nécessaire et n’a plus exigé les mêmes services. Il y a une déréalisation du citoyen. On va vers un contrat révisable, qui n’est plus le contrat social de Rousseau qui construisait le pacte social. Ce contrat révisable recompose et décompose toutes les relations humaines. Exalter la démocratie participative, c’est vouloir, à la place de l’exaltation de la justice, la négociation et la libre interprétation.

	M. Jean-Claude Remy a remercié chaleureusement M. Bourgeois de cette leçon exceptionnelle, qui est venue donner du lustre à la rentrée académique 2013.

	La séance s’est achevée avec l’intervention de M. Philippe Mathé, responsable du BiblioThèâtre, qui a présenté avec talent un texte d’Albert Camus « les muettes », extrait de l’ouvrage « l’exil et le royaume ».     

LES PROMENADES ARCHITECTURALES DE L’ACADEMIE (1999-2013)

	Durant quinze ans, les membres de notre compagnie ont pu aller, à la fin de chaque printemps, à la découverte des richesses du patrimoine du Maine et Loire sous la conduite avisée de M. René Combres, ancien secrétaire de l’Académie, qui professait un cours sur l’histoire de l’architecture à l’Institut municipal d’Angers. Le département a été sillonné, à la recherche de ses variantes et de ses particularismes. Partant en car de la place La Rochefoucauld tôt le matin, nous avons parcouru ainsi le Segréen, le Baugeois, le Haut Anjou, le Longuéen et le Layon et pratiqué quelques détours dans les cantons voisins de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée. Les édifices religieux occupaient dans les visites une place aussi importante que les manoirs et les châteaux.

	M. Combres nous faisait percevoir avec élégance les caractéristiques de ces constructions, si distinctes les unes des autres. Il réanimait les vieilles pierres et récapitulait les styles avec une parfaite érudition. Il les décrivait comme personne ne sait le faire, en nous faisant comprendre que rien ne meurt. C’était toute la richesse du patrimoine qui était sous nos yeux. Il évoquait les transformations opérées au cours des siècles par les propriétaires successifs, soulignant au passage le déroulement de la vie de ceux qui nous ont précédés. L’origine des bâtiments le passionnait et il avait un ton émerveillé dans cette chasse aux trésors, qu’il poursuivait toujours alerte. Il s’agissait souvent des églises médiévales de notre province et de belles demeures allant du XV° au XVIII°, mais le XIX° si répandu en Anjou n’était pas oublié avec Notre Dame de La Légion d’Honneur à Longué, le château de Bourmont à Freigné, le Pont Bourceau à Machelles ou les stèles des tribuns de l’opposition au cimetière de Parnay (familles Alain-Targé et Ferry…..). C’était toute l’histoire de l’Anjou et de ses territoires qui se déroulait devant nous.
	Ces quinze promenades architecturales nous ont enchantés. C’était l’occasion d’avoir accès à des manoirs isolés qui étaient généralement inaccessibles au public. Notre confrère soulignait l’audace de ceux qui ont réhabilité ces habitations menaçant ruine, déformées par les injures du temps et souvent écrasées par des ajouts disgracieux. Ils ont ainsi lutté contre les oublis de l’histoire et posé de nouvelles pierres appelées à être durables. Comment ne pas penser à l’intense travail de prospection qui était nécessaire pour bâtir, chaque année, un nouveau programme d’excursion et aux longues heures studieuses que M. Combres s’imposait pour nous transmettre son savoir sur le vécu du patrimoine et les enseignements qui s’en dégageaient. C’était sa force, c’était sa façon de recréer pour nous un monde où se côtoyaient les monastères, les manoirs, les maisons de plaisance et les bâtiments d’exploitation.

	La cohorte passionnée, qui suivait M. Combres, découvrait les monuments et nos hôtes d’un moment découvraient à leur tour l’Académie d’Angers dans toute sa diversité.


SEANCE PUBLIQUE DU 11 OCTOBRE 2013

Sont présents 
M. Gilles d' AMBRIERES, M. Olivier d' AMBRIERES, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Philippe DAIN, M. Maurice FAES, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Jacques MAILLARD, M. Jean-Claude RENIER, M. Bernard RICHE, M. Jacques THOMAS, M. Georges TIRAULT, M. Michel VAISSIER.   membres titulaires.

M. Pierre ALLAIN, M. Robert AUDOUIN, M. Max BARAT, Mme Véronique de BECDELIEVRE, M. Jacques BIZARD, Mme Françoise BIZARD, M. Pierre BON, Mme Luciole BOUCHE, M. Yves CADOU, M. Dominique CHARBONNEL, M. Lionel COUPRIS, M. Jean-Paul DARDUN, M. Rémi GERNIGON, M. Jean-André GOUYETTE, M. Hervé de GOUYON, M. Daniel GRUAU, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. André JOUBERT, Mme Françoise LIZE-DUBOIS, M. Dominique MAILLARD, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, M. Jean-Claude PAVION, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, Mme Hélène POLOVY, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Bernard SARTON du JONCHAY, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, Mme Anne de VAUTIBAULT.  membres associés. 



S’Étaient fait excusér :
Mme Monique ASTIE, Mme Simone BEGUIER, M. Régis de BELENET, M. Christian BREGEON, M. Daniel COUTURIER, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Henri DELLACASA, M. Luc LARGET-PIET, M. Serge LE POTTIER, Mme Catherine LESSEUR, M. Jacques MAUREAU, M. Jean-Claude REMY,  Edmond RUBION, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE.   membres titulaires


M. Raymond BATTAIS,  M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jérôme BODIN, M. Philippe BONEF, M. Jérôme CAMBON, Mme Maryvonne CHANTEUX, Mme Laurence CHARVOZ, Mme Margreet DIELEMAN,  M. Grégoire DUVAL, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, Mme Pascale GREMONT, M. Gérard JACQUIN, M. Jacques KERYELL, M. Michel LAVEDRINE, M. François LECOQ-VALLON, M. Pierre MACHEFER, Mme Elisabeth d' ORSETTI, M. Michel PENNEAU, Mme Joëlle REMY, Mme Sylvette ROBSON, Mme Maÿlis THURET.  membres associés. 


	La séance est ouverte par M. Pierre Bouvet, premier vice-président, qui a transmis à l’assemblée quelques informations :
- Les participants au voyage à Rome, dont le nombre a été réduit à 22 à la suite de plusieurs défections de dernière minute, ont quitté Nantes sous la conduite du président Jean-Claude Remy, le jeudi 10 octobre ; leur retour est prévu pour le 17 octobre.
- La conférence Nationale des Académies de Province s’est tenue à Paris, les 4 et 5 octobre, dans les locaux de la Fondation Cino del Duca, qui est présidée par le chancelier Gabriel de Broglie, avec comme thème «l’esprit en progrès». L’Académie d’Angers était représentée par M. et Mme Jean-Claude Remy, M. Pierre Bouvet, M. Jean Salette, M. Christian Brégeon, et Mme Jeanne Duval. Le président d’honneur de la Conférence, le professeur Bernard Bourgeois, a introduit le colloque en évoquant les « lumières et le drame de l’esprit en progrès ». Notre confrère M. Jean Salette a présenté une contribution « des sciences agronomiques à l’agriculture : analyse critique de l’esprit de progrès », dans laquelle il a rappelé rapidement les écrits des agronomes et développé ensuite les travaux menés depuis le milieu du XVIII° siècle. Il a cité notamment « le traité de la culture des terres » de Duhamel du Monceau, l’article « agriculture » de l’encyclopédie, qui considère que ceux qui pensent ont raison et doivent être impérativement suivis, les recherches de Henri Léonard Bertin et de François Quesnay qui ont conduit à développer la production conjointe de céréales et de fourrages. Au XIX°, on insiste sur l’alternance des cultures, et l’approfondissement de la chimie dans les fertilisants. On assiste à la propagation des cours d’agriculture, à la naissance des stations agronomiques et la mise au point des techniques de conservation des aliments. Dès la fin de la 2ème guerre mondiale, la mécanisation sera l’axe dominant et seront institués des outils visant à couvrir les risques, tels que les assurances, les crédits, les subventions et les compensations aux catastrophes naturelles. Aujourd’hui, comment orienter les progrès avec une priorité, celle de nourrir neuf milliards d’hommes dans un contexte de surfaces agricoles limitées. Comment innover, comment réduire les gaspillages, comment mieux organiser l’économie de l’eau, comment mieux connaître les pathologies animales et végétales, comment utiliser la génétique appliquée à l’amélioration des plantes et des animaux ?
- L’assemblée générale de la Conférence Nationale s’est réunie ensuite ; elle a entériné la fin du mandat de l’académie de Bordeaux, qui a présidé la Conférence pendant  deux ans, et le commencement de celui de l’académie d’Orléans, qui l’année prochaine, accueillera donc la Conférence. 

- Le décès, le 7 octobre, de M. Patrice Chéreau, réalisateur, acteur et scénariste, né à Lézigné en 1944 ; il était le frère de notre confrère, M. Claude Chéreau, membre titulaire que notre compagnie assure de sa sympathie.
	M. Pierre Bouvet a donné ensuite la parole à Madame Véronique de Becdelièvre qui intervenait pour la première fois devant notre compagnie.
- « La seigneurie du Fresne au temps de Claude-Guillaume Lambert, conseiller au parlement de Paris (1758-1778) » par Mme Véronique de Becdelièvre.

Ancien fief dit de la Jugesse, relevant de l’Hôtel-Dieu d’Angers, avant d’être attribué en 1210 au seigneur d’Auverse, le château du Fresne est surtout connu aujourd’hui pour sa chapelle classée, tandis que son histoire n’est que brièvement évoquée.
Au nombre de ses seigneurs, Le Fresne compta, dans les dernières années de l’Ancien Régime, le futur contrôleur général des finances Claude-Guillaume Lambert (1726-1794), qui, entre 1758 et 1778, embellit les lieux, accrut le domaine et entretint bâtiments et terres.  
Ses archives personnelles, confisquées sous la Révolution et conservées de nos jours aux Archives nationales dans la série des Séquestres, comportent une documentation riche et variée sur le domaine. Complétées par les fonds notariés tant du Minutier Central parisien que des Archives départementales du Maine-et-Loire, ces sources permettent de dresser un tableau de la seigneurie et de faire revivre le vaste domaine que le magistrat administra avec le soin qui le caractérisait pendant près de vingt ans, avant de le revendre, le 15 janvier 1778, à René- François de Champagné, major au Corps royal d’artillerie.



Extraits des débats 

M. Hervé de Gouyon : Dans une étude que M. Claude Chéreau a mené sur les terres de ma propriété, il est précisé que les baux ruraux dans le Baugeois étaient souvent sous-estimés dans un but de fraude fiscale. Au moment de la signature du bail, le propriétaire signait simultanément un prêt d’argent fictif d’une durée égale à celle du bail, ce qui aboutissait à diminuer le montant des droits qui était réellement versé.
R : Je pense que pour compléter mon étude, il faudrait que je fasse également une recherche dans les fonds d’archives de La Flèche.

M. Gilles d’Ambrières : Est-ce que M. Lambert venait régulièrement dans sa seigneurie ?
R : Oui, on retrouve aux archives nationales des actes qui sont datés du Fresne. Le chancelier de Maupeou et le procureur général Joly de Fleury lui reprochent dans un document d’avoir laissé une affaire en suspens parce qu’il était sur sa propriété. Il venait souvent au Fresne, dont l’un de ses fils portait le nom. Cependant je n’ai pas trouvé de notes de victuailles agricoles, comme à Pithiviers, détaillant les envois hebdomadaires à Paris. Il était assez près de ses sous. C’est ainsi que sur les 6 000 ouvrages de sa bibliothèque qui ont été répertoriés au moment de la période révolutionnaire, on ne trouve pas de reliure à ses armes ; on repère seulement quelques ex libris. Il a eu un procès avec son beau-père qui avait de nombreuses dettes; il a payé les dettes mais a refusé une partie de la succession. Il était gérant d’affaires qui lui apportaient des revenus, C’est ainsi qu’il a été intendant du Prince de Rohan, quand celui-ci était parti aux eaux ; il était aussi gérant d’une verrerie à Cahors. Les expéditions de bouteilles sont détaillées avec précision en 1789, 1790 et 1791.  

M. Bernard du Jonchay : précise qu’en Auvergne, les métairies avaient des bœufs, mais pas les closeries ; les petites fermes avaient des vaches. D’une manière générale les propriétaires terriens géraient leurs biens avec beaucoup de soin.

M. Philippe Pichot-Bravard : Pour quelle raison Lambert a-t-il vendu sa propriété au bout de vingt ans ?
R : C’est probablement pour un motif financier. Sa première épouse était décédée, et le fief familial de la seconde était voisin de l’autre  château qui lui appartenait également.
M. Pierre Bouvet : Est-ce que les exigences supplémentaires notées en marge des actes étaient approuvées ?
R : Il s’agissait d’ajouts conventionnels signés par le fermier. Lambert était un homme très rigoureux, éloigné de la fantaisie. Entré au Parlement en 1748, il a écrit les remontrances de 1753, à la suite de quoi il a été exilé à Bourges, puis en 1757 à la Flèche pour avoir participé à la faction agitée du Parlement. 
Il faisait partie des seize conseillers auxquels Louis XV voulait retirer leur office et les rembourser. Il y a la Flèche toute une correspondance de Lambert avec confrères et le Président de la 2ème chambre des requêtes. Tout un dossier a été constitué pour ne pas se faire rembourser cet office. Finalement, son père fut obligé de signer une procuration et de se vit restituer  l’argent de l’office, mais en 1758 il est autorisé à reverser la dite somme et redevient conseiller en titre. Il était l’un des juristes du Parlement que l’on chargeait d’écrire remontrances et actes ; on peut penser que cette gestion était très particulière. Au moment de la réforme Maupeou de 1771, il était déjà maître des requêtes. Il avait une ambition dévorante et, dès 1763,  souhaitait devenir  contrôleur général des finances. Il a été nommé plus tard à un moment où il ne pouvait plus faire grand-chose et c’est injustement qu’on a accusé d’avoir mené le pays à la banqueroute. Dans le fonds E des archives nationales, sont conservées toutes les lettres qu’il a adressées au Comité des Finances de la Constituante en vue de faciliter le recouvrement des impôts. Il accuse Robespierre d’avoir fomenté une révolte en Artois pour empêcher la collecte des taxes. Il était du côté du Roi. Il est l’exemple même de ces magistrats qui étaient un peu agités, mais pensaient en même temps à leur avenir. Il participait aux réformes, notamment à celle du cadastre et en même temps écrivait des remontrances contre.   

M. Philippe Pichot-Bravard
Certains conseillers s’agitent pour devenir indispensables et espèrent être nommés ministres.
R : On dit même que Bertin¸ quand il était contrôleur général des finances a essayé d’acheter le Parlement. La plupart des réformes financières avait été acceptée par lui, mais vis-à-vis de l’opinion publique il fallait qu’il manifeste son opposition. C’est pourquoi il rédigeait des remontrances. C’est un jeu politique très complexe.
Lambert a aidé le roi à rédiger son dernier discours contre l’Assemblée Nationale ; ce document est aujourd’hui dans l’armoire de fer aux archives nationales. Les commissaires de la Révolution ont examiné ses lettres, notamment une lettre du marquis de Bouillé. Il a été suspecté de proximité avec l’émigration. Il avait été arrêté une première fois à Lyon où une partie de ses archives avait été confisquée ; elles se trouvent maintenant à la bibliothèque municipale de Lyon. Libéré, il s’est rendu en Provence pour suivre sa verrerie. Arrêté à nouveau avec son fils, il a été rapatrié à Paris et enfermé à Saint Lazare. Ses biens ont été mis sous séquestre et des inventaires ont été dressés. Il va mourir sur l’échafaud, le 27 juin 1794.


Carnet de l’Académie



Retour de Rome 
Séance vendredi 29 novembre de 15h00 à 18h00
Les participants au voyage académique rendront compte de leurs impressions et présenteront photos et documents à tous les académiciens intéressés. 


Colloque sur les lieux cultuels : dates des réunions du 
	- groupe II - L’histoire – vendredi 8 novembre à 14h
	- groupe III - La gestion contemporaine – vendredi 6 décembre à 14h


Réunions de Sections 
Section Sciences Economiques et Sociétales  
	- vendredi 8 novembre 2013 à 14h30 
	- vendredi 6 décembre 2013 à 14h30
	- vendredi 10 janvier 2014 à 14h30
	- vendredi 7 février 2014 à 14h30
	


Prochaines communications et bandes annonces

Vendredi 8 novembre 2013
16h00 : Séance publique
- « Influence du pont de St Martin de la Place sur la bataille de Dumnacus» par M. Yves Cadou.
Après la présentation des découvertes archéologiques de Saint-Martin-de-la-Place, de la restitution d’un pont en bois et de la ville implantée sur l’oppidum de Chênehutte, une nouvelle lecture du texte de Jules César dans la Guerre des Gaules permet de comprendre le déroulement, presque minuté, des opérations militaires qui ont conduit à la défaite de Dumnacus.


- « Le peintre Léo Lelée, un Angevin chez les Félibres » par Mme Claude et M. Claude-Serge Guillemain. 
Léo Lelée, jeune peintre angevin, s’en vint à Arles, en 1902, se faire imagier provençal et le peintre de Frédéric Mistral et du Félibrige.




Vendredi 22 novembre 2013
15h00 : Séance privée
16h00 : Séance publique organisée par la Section Sciences Humaines et Sociales
- « Angers : de la défaite à la reprise (1940-1950), quelques aspects » par MM. Olivier d’Ambrières, Pierre Bouvet, Jacques Maureau et Mme Marie-Magdeleine le Dall. 

	Cette communication de groupe se place  dans le cadre de la Section Sciences Humaines et Sociales et la section Histoire. Elle aborde trois aspects principaux :
- Les lourdes blessures de la guerre avec les bombardements aériens subis par l'agglomération angevine : « Angers sous les bombes » par M. Jacques Maureau avec des témoignages de Mme Marie-Magdeleine Le Dall et M. Pierre Bouvet.
- Entre le Débarquement et la libération d’Angers : « du 6 juin au 10 août 1944, souvenirs d’adolescence. » par M. Pierre Bouvet.
- Le difficile retour à une vie normale de la cité angevine après la Libération : « Angers après la tourmente (1944 - 1950) » par M. Olivier d’Ambrières.





 Olivier d’Ambrières 
Secrétaire Général

Directeur de la Publication : Jean-Claude REMY.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938								 
Dépôt légal octobre 2013							      Tél.   : 09. 61 .46. 99. 35
Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
Site Web: www.academie-dangers.com
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