Bulletin mars 2013

 

Printemps de l’Académie

Dimanche 24 mars 2013
de 15h00 à 18h00
Hôtel de Livois

	 L’Académie tiendra séance le : 


Vendredi 5 avril 2013 
Hôtel de Livois
16h00
Séance publique 
organisée par la section Lettres

- « Autour des mitologiae de Fulgence (fin du Ve siècle après J.C) » par M. Philippe Dain.

- « Les roses de Saâdi, un poème de Marceline Desbordes-Valmore » par Mme Marguerite-
Cécile Albrecht.

 - « L’image de l’Allemagne chez Ernest Renan » par M. Jean-Marie Paul.

Vendredi 19 avril 2013
Hôtel de Livois
15h00
Séance privée

16h00
Séance publique

- « Manuscrits angevins du Haut Moyen Age à la Bibliothèque municipale » par M. Jean Vezin.
- « Angers en guerre. La vie municipale 1939-1945 » par M. Roger Boisseau. 



SEANCE PUBLIQUE DU 22 FEVRIER 2013

Sont présents 

Mme Marie-Rose ALBRECHT, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Yves BARTHET, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, Mme Monique CATTA, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Philippe DAIN, Mme Yvette DAMS- MONVILLE, M. Henri DELLACASA, Mme Elisabeth du Réau de la GaignonniEre, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, Mme Catherine LESSEUR, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques- Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA-SOULEZ, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Edmond RUBION, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE, M. Jacques THOMAS, M. Georges TIRAULT, M. Michel VAISSIER membres titulaires. 

M. Jean Millet membre titulaire émérite

M. Henry ADAM, M. Robert AUDOUIN, M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS,  M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques de BELENET, Mme Françoise BIZARD, M. Roger BOISSEAU, M. Pierre BON, Mme Luciole BOUCHE, M. Henri BRAULT, M. Yves CADOU, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Benoît DELTOMBE, M. Henry-Dominique DERSOIR, Mme Claude GARCON, M. Rémi GERNIGON, M. Jean GRELON, M. Daniel GRUAU, M. Gérard JACQUIN, Mme Monique JOLLIVET, M. Bernard du JONCHAY,  M. André JOUBERT, M. Arnaud de LA METTRIE, M. Michel LAVEDRINE, M. Didier LEROY, M. Jean-Marie LIMAL, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD M. Olivier MARTIN, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, M. Michel PENNEAU, Mme Hélène POLOVY, M. Hervé du PONTAVICE, Mme Joëlle REMY, M. Charles-Marie REYE, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Pierre SCHMITT, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, Mme Maÿlis THURET, M. Alain TRICOIRE, M. Claude TROUVELOT, Mme Anne de VAUTIBAULT. membres associés. 


Se sont excusés :

Mme Marguerite-Cécile ALBRECHT, Mme Simone BEGUIER, M. Daniel COUTURIER, M. Maurice FAES, M. Guy LAMAISON, M. Jacques THOME. membres titulaires. 

M. Jérôme BODIN, M. Dominique CHARBONNEL, Mme Laurence CHARVOZ, M. Lionel COUPRIS, M. Jean-Paul DARDUN, Mme Margreet DIELEMAN, M. Grégoire DUVAL, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Pierre- Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Gérard GAILLY, M. Michel GRANDIN, M. Claude-Serge GUILLEMAIN , Mme Claude GUILLEMAIN, M. Paul IOGNA-PRAT, Mme Denise LAMAISON, M. François LECOQ-VALLON, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Yves NAUD, M. Samih OSTA, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, M. Louis de QUATREBARBES, M. Serge QUENTIN, M. Geoffrey RATOUIS, M. François-Christian SEMUR, M. Michel VILLEDEY. membres associés. 


	Cette séance présidée par M. Jean-Claude REMY a été consacrée à la tenue de l’assemblée générale annuelle.

	Le rapport d’activité, qui a retracé la vie de l’Académie au cours de l’exercice 2012 a dégagé les nouvelles orientations qui se sont dessinées. En particulier une volonté renforcée d’accentuer les travaux menés de façon collégiale par les sections ; c’est ainsi qu’elles ont pris en main le déroulement de six séances plénières. Bien entendu ceci n’exclut pas les travaux individuels que les uns et les autres veulent mener. Chaque membre doit impérativement adhérer à la section de son choix. 

	Elles sont maintenant au nombre de six et sont placées pour leur coordination et leurs relations avec le Bureau de l’Académie sous l’autorité de M. Pierre BOUVET, premier vice-président :

	- section Arts, président M. Etienne VACQUET,
	- section Histoire, président M. Jacques MAILLARD,
	- section Lettres, président M. Georges CESBRON,
	- section Sciences, présidente Mme Monique ASTIE,
	- section Sciences Humaines et Sociales, présidente Mme Josette FOURNIER,
	- section Sciences Economiques et Sociétales, président M. Régis de BELENET.

Mme Monique CATTA, vice-présidente jusqu’en 2012, a joué un rôle de première importance pour l’animation de la section « Lettres » et la publication de l’ouvrage annuel des « Mémoires» ; elle a pris la décision d’abandonner ses fonctions dans lesquelles elle a apporté à notre compagnie une aide précieuse dont chacun a tenu à la remercier. 

	Le président a souligné également les moyens mis en œuvre pour assurer une bonne information de tous les membres à l’aide du Bulletin mensuel et du site internet qui permet de transférer les données en temps réel. La compagnie compte aujourd’hui 59 membres titulaires et 220 membres associés. Il a été décidé de créer l’éméritat au bénéfice des membres titulaires qui le souhaiteraient.

Le rapport financier a été présenté, comme à l’accoutumée, avec brio par M. Jacques de LATROLLIERE, trésorier, assisté de M. Yves BARTHET, trésorier adjoint. Celui-ci  a établi des tableaux clairs et précis avec des graphiques colorés en forme de «camembert». Les produits et les charges ont été analysés successivement. Le résultat final est satisfaisant, bien que quelques cotisations n’aient pas encore été versées. Un règlement dès les premiers mois de l’exercice et la remise de dons en complément amélioreraient la situation de trésorerie. L’envoi du bulletin par la messagerie électronique, qui est devenu de plus en plus courant, a permis de diminuer les frais postaux. Cet exposé, savamment dosé, a suscité à plusieurs reprises des éclats de rire.

	M. de LATROLLIERE, en réponse à une question posée au sujet de la suppression de la subvention de la municipalité, considère qu’il serait souhaitable, pour mieux faire connaître l’Académie,  d’organiser une manifestation ouverte à un large public ; la réunion de toutes les académies de province qui a eu lieu à Angers dans le passé est un bon exemple. Un travail général serait de nature à intéresser la population de la ville qui ne voit aujourd’hui en nous qu’un faible contenu d’avenir. Notre compagnie peut être une voie utile pour la circulation des idées. Les élus ont le sentiment que nos études sont poursuivies pour la satisfaction personnelle de leurs auteurs ou de l’Institut de France, autorité de référence. L’Académie donnerait ainsi l’apparence d’un monde clos dans lequel chacun se satisferait de sa manière d’être. 
	Le projet poursuivi par M. Etienne VACQUET sur les sites cultuels pourrait éventuellement susciter de l’intérêt. Quand l’Académie a été créée par Louis XIV, il était précisé que c’était un sénat local qui pouvait se saisir de tout sujet intéressant la collectivité, Il est possible aujourd’hui de s’autosaisir et d’apporter une contribution à la construction de la société. La diffusion de nos recherches ne reçoit toutefois que peu d’écho dans la presse locale.    

	Les deux rapports, soumis au vote de l’Assemblée, ont été approuvés à une large majorité. 	

SEANCE PUBLIQUE DU 22 FEVRIER 2013
		 
	M. Jean-Claude REMY a rappelé devant une centaine de participants l’ordre du jour de la séance qui était consacré :
- à la remise du prix de l’Académie du Conseil Général,
- à l’installation des deux membres titulaires récemment élus, M. Régis de BELENET, ancien ambassadeur, élu membre associé en 2008, qui est installé dans le fauteuil n°52 et M. Michel PECHA-SOULEZ, docteur en histoire, élu membre associé en 2006, qui est installé dans le fauteuil n°5. Ils ont l’un et l’autre retracé les activités de leur prédécesseur. Le colonel Jean LAMBERT est décédé en août 2012. Entré à Saint Cyr en 1946, il avait fait une partie de sa carrière militaire dans la Légion Etrangère et avait participé à ce titre aux campagnes d’Indochine et d’Algérie ; il fut également attaché militaire à l’ambassade de France à Washington et délégué militaire départemental. M. Jean MILLET, vice-président de l’Académie jusqu’en 2008, a été nommé membre titulaire émérite ; il est le premier à recevoir cette distinction qui lui donne la possibilité de continuer à participer à nos travaux. Ingénieur Général du Génie Rural et des Eaux et Forêts, il avait été élu membre associé en 1990 et membre titulaire en 1994. Sa carrière qui s’est étendue sur une quarantaine d’années, l’a conduit notamment à la fonction de directeur départemental de l’agriculture en Maine et Loire, puis d’inspecteur général de l’agriculture pour l’Ouest. En Anjou, il eut notamment à suivre la mise en valeur de la vallée de l’Authion et le transfert du haras de la ville d’Angers dans l’agglomération du Lion d’Angers.  

	Avant l’intervention des deux orateurs inscrits, M. Pierre BOUVET, premier vice- président, a rappelé que M. Jean-Claude REMY avait été élu président de l’Académie d’Angers, au début de 1993. Pendant ces vingt années, notre compagnie s’est très largement transformée et a pris peu à peu un nouvel essor. Un arrêt sur image a permis d’énumérer rapidement la plupart des innovations : l’augmentation du nombre de séances, la création de sections spécialisées, le lancement du Printemps de l’Académie qui va connaître sa troisième édition, les colloques, les voyages culturels et la création d’un site informatique. Toutes ces étapes marquantes du renouveau ont nécessité de se remettre cent fois sur le métier. On voit là comme il est faux de croire que rien ne se régénère dans notre compagnie. L’Académie a acquis une dimension nouvelle qui l’a fait connaître à l’extérieur du département ; elle a été ainsi en mesure de prendre, durant un mandat la présidence de la Conférence Nationale des Académies de province. Cette renaissance pilotée par M. Jean-Claude REMY conduit à lui exprimer une vive et sincère gratitude. Toute l’assistance s’est alors levée pour applaudir chaleureusement et longuement son président.

	M. Jean-Claude REMY s’est montré sensible à cette expression de reconnaissance manifestée unanimement  par la salle et l’a assurée de son entier dévouement. Il a rappelé en conclusion son attachement à notre compagnie et a associé à cette aventure le conseil d’administration, tous les membres de l’Académie qu’il côtoie depuis vingt ans et madame Remy. « Je crois beaucoup à l’Académie et je lui donne le meilleur de moi-même ; j’espère que tous sont satisfaits de l’ambiance qui y règne et que vous trouverez toujours beaucoup d’agrément dans nos rencontres ».

Le Prix du Conseil Général délivré par l’Académie d’Angers.
	M. Pierre BOUVET a indiqué ensuite que l’association « Bibliothéâtre », implantée à Saint Barthélémy d’Anjou avait été retenue pour le prix de la Vocation du Conseil Général ; elle a pour objectif de promouvoir la littérature par des spectacles, de faire ainsi des lecteurs des spectateurs et des spectateurs des lecteurs. Elle organise des débats pour les adolescents, des ateliers de lecture à voix haute pour les adultes, des lectures spécifiques auprès d’un public isolé en milieu hospitalier ou chez l’habitant. Faire lire, faire rire, écouter les écrivains et en parler ensemble. Le prix d’un montant de 1 000 € a été remis par le président à M. Philippe Mathé, directeur artistique de « Bibliothéâtre », en présence de M. Olivier MARTIN, représentant le Conseil Général dans le but d’encourager la lecture chez les jeunes. M. Philippe MATHE, comédien, metteur en scène, lecteur, chanteur et adaptateur depuis 25 ans, a précisé dans son remerciement quel était le concept adopté par l’association pour faire aimer les livres et les associer au théâtre. Il faut apprivoiser les jeunes pour les conduire à la lecture et les amener à en parler entre eux, puis les familiariser avec le théâtre. La littérature pour la jeunesse, le roman-jeunesse portent sur les problèmes d’aujourd’hui ; ils ont permis de monter des petites pièces comme « la camionnette blanche » à propos de l’exhibitionnisme ou « la vie en gros » qui retrace l’existence d’un jeune obèse. Ces thèmes les aident à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent. 

« Un conflit de basse intensité : la Révolte Afar des années 1990 à Djibouti » par M. Régis de BELENET
	La Révolte Afar intervenue à Djibouti à compter de novembre 1991 a constitué une surprise pour tous. Les explications de ces événements sont à rechercher à la fois dans les caractéristiques de ce pays, dans les événements qui ont précédé son accession à l'indépendance en 1977, dans les institutions mises en place par le nouveau pouvoir, mais aussi dans les changements intervenus sur le plan international à cette époque. Le règlement de cette crise nous a directement concernés compte tenu de nos liens avec ce pays, liens illustrés notamment par la présence permanente sur son sol de forces stationnées françaises. Quelle a été la contribution de la France au règlement de cette crise et quelles étaient ses marges de manoeuvre ? Pourquoi les tensions se sont-elles prolongées aussi longtemps ? Peut-on tirer de ce « conflit de basse intensité » quelques considérations de portée générale ?

Extraits des débats 

L’orateur, ancien ambassadeur de France à Djibouti, a joué un rôle de médiateur dans ce conflit pendant la durée de sa mission diplomatique. Les antagonismes personnels et les dérives passionnelles ont eu une responsabilité importante dans le déclenchement des violences, à l’intérieur d’un pays qui venait d’accéder à l’indépendance.

« Des rites funéraires au Moyen Âge central, de la mémoire à l’accumulation, la recherche d’un salut moins angoissé » par M. Michel PECHA-SOULEZ.
	Le but de cette communication est de comprendre l’évolution des rites funéraires entre le Xe et le XIIIe siècle. Ces rites fondent et rassemblent une société. Or la société médiévale est une société chrétienne, excluant ceux qui ne le sont pas. Le christianisme, qui s’implante tardivement dans les zones rurales de l’Anjou, ramène les morts au centre des agglomérations. Les nécropoles, qui dans l’antiquité tardive, recevaient les morts, à l’écart des habitations, disparaissent au profit du cimetière au centre des agglomérations. Le cimetière, dont le rite de bénédiction fonde la paroisse, devient un lieu de convivialité et de la vie communale, occupant un espace sacré avec une église. Les morts y sont inhumés généralement nus avec un seul linceul et en pleine terre (disparition des sarcophages). Le mourant, puis le mort, préside à son propre destin au milieu des siens, des proches et plus tard accompagné de processions de confréries. La mort subite, alors que la vie est forcément peccamineuse, hante et angoisse les populations. 

	Avec la Réforme grégorienne aux XIIe-XIIIe siècles apparaissent des modifications essentielles qui répondent  aux angoisses des fidèles. Ce sont pour les plus marquants le Purgatoire et les Limbes pour l’au-delà, la confession auriculaire dans la vie, accompagnée de la création de paroisses plus nombreuses. Ainsi, l’heure de la mort ne signifie plus la destination définitive au Paradis ou en Enfer. Les prières des vivants et l’intercession des saints peuvent modérer les sanctions dans l’au-delà. Il s’en suit un culte des reliques de plus en plus grand et les messes post mortem, de « mémorielles », deviennent « cumulatives » (plusieurs milliers pour certains défunts). Une comptabilité de l’après-mort va s’établir dans une société qui devient marchande et- où la numérisation des échanges, la monnaie, est de plus en plus utilisée. La mort en « habit de moine », comme pour Geoffroy Martel, est une « assurance » de salut éternel, de même que l’inhumation dans des lieux saints (églises, proximité de l’autel…). Elle s’accompagne de dons importants et explique une hiérarchisation du traitement de l’inhumation. Les gisants, puis les transis marquent l’émergence de l’individu, dont la mémoire s’inscrit dans la durée, mais est réservée de fait aux dominants. La mort reçoit une version moins angoissante qu’exige la proximité immédiate des morts.


Extraits des débats 

	Dans sa communication, l’orateur a cherché à présenter l’évolution de faits et de pratiques qui touchaient à l’intimité des personnes, notamment en regard de la mort qui angoisse les hommes. Il a montré à travers eux ce qui se dissimule derrière les apparences et aussi le jeu social de la comédie du pouvoir. 




REUNION D’ACCUEIL DU 8 MARS 2013

	Après un exposé introductif de M. Jacques Maureau au cours duquel a été mise en relief l’importance des travaux réalisés dans le cadre des sections, l’orateur a souligné l’intérêt qu’il y a à être appuyé, pour une première communication, par un membre plus ancien ; cette communication, qui doit être une œuvre originale, a une durée limitée à 25 minutes et le texte ne doit pas dépasser 30.000 caractères espaces compris.

Mme du REAU qui était assistée par les responsables des différentes sections, a donné ensuite la parole aux participants qui ont présenté les uns et les autres leurs expériences et leurs projets :

M. Bernard du JONCHAY s’est impliqué dans la vie de plusieurs associations dont l’ASPEJA ; il envisage de présenter une communication sur l’itinéraire de son père, officier de carrière qui pendant la dernière guerre avait été l’adjoint du chef de la Résistance intérieure.

M. Bruno PARMENTIER, ingénieur et économiste a dirigé pendant dix ans l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers ; il envisage de s’inscrire dans la section Sciences Economiques et Sociétales.

Mme Natalie FRANCOIS, musicienne, va rejoindre tout naturellement la section « Arts » ; elle va préparer une communication sur Wagner et sur Mozart.

M. Renaud FRANCOIS, musicien, est flûtiste, concertiste, chef d’orchestre, compositeur. Professeur et chargé de cours, il dirige un ensemble de musique de chambre. Il travaille à une communication sur la musique d’aujourd’hui et voudrait souligner les différences entre instrumentation et orchestration.

M. Guy LEGRAS, ancien élève de l’ENA, qui a choisi la carrière diplomatique, a été directeur général de l’agriculture et directeur général des relations extérieures à la Commission Européenne à Bruxelles. Il va s’inscrire à la section des sciences économiques et sociétales. Il compte présenter une communication sur la situation de la construction européenne et ses perspectives.

M. Jean HLADIK : physicien, professeur à l‘Université d’Angers, pense présenter une communication sur les illusions visuelles.

M. Michel GUILLANEUF. avocat spécialisé dans le droit des affaires au sein d’un cabinet qui regroupe environ 2 000 avocats, envisage de parler du monde du handicap.

M. Didier LEROY, chef d’entreprise, a demandé à être intégré dans la section Histoire.

M. Jean Marc SEGUIN, artisan relieur-doreur de renom, s’intéresse, en outre, à l’histoire et à la musique. Il va adhérer à la section «arts».

Mme Véronique de BECDELIEVRE, diplômée de l’école des Chartes, a présenté une thèse sur l’Oratoire de France. Elle prépare une communication sur Lambert, seigneur de Fresne, qui vivait en Anjou au XVIIIe siècle.

Mme Christiane ASTOUL, docteur ès lettres, s’intéresse à la Vendée et au Bas Poitou. Elle va présenter une communication sur Louis Chaigne à partir de ses œuvres et de sa correspondance ; il a œuvré pour le renouveau du catholicisme.

M Henri ADAM, empêché de participer à la réunion, a exprimé par courrier quelques souhaits, comme le rajeunissement des membres de l’Académie, une plus grande place dans les débats sur les sujets d’actualité, et une meilleure information sur le fonctionnement des sections.

	Mme du Réau et Mme de Vautibault ont insisté, en conclusion, sur la grande diversité des travaux présentés dans les académies de province. Il y a un intérêt pour les lettres, pour les sciences, pour les sciences humaines et sociales pour l’histoire et pour les arts Les deux organisatrices, de même que M. Jacques Maureau ont été chaleureusement remerciés par les participants pour cette réunion qui les a rassemblés.

	Le président a rappelé aux nouveaux membres que le secrétariat était à leur disposition ; il assure un accueil, du mardi au vendredi, de 13h30 à 17h30. Il est en mesure, notamment, de fournir les différents formulaires à utiliser pour proposer les projets de communication ou pour présenter une candidature à l’Académie. 



SEANCE PUBLIQUE DU 8 MARS 2013

Sont présents 

Mme Marie-Rose ALBRECHT, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. Philippe DAIN, Mme Elisabeth du Réau de la Gaignonniere, M. Maurice FAES, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA-SOULEZ, M. Jean Claude REMY, M. Jean Claude RENIER, M. Bernard RICHE, M. Edmond RUBION, M. Philippe SEJOURNE, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE, M. Jacques THOMAS, M. Michel VAISSIER.  membres titulaires.

Mme Christiane ASTOUL, M. Max BARAT, M. Jean BARRERE, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, Mme Véronique de BECDELIEVRE, M. Roger BOISSEAU, M. Dominique CHARBONNEL, M. Jean-Paul DARDUN, M. Benoît DELTOMBE, Mme Natalie FRANCOIS, M. Renaud FRANCOIS, M. Michel GRANDIN, M. Daniel GRUAU, M. Michel GUILLANEUF, M. Jean HLADIK, M. Gérard JACQUIN, Mme Monique JOLLIVET, M. Bernard du JONCHAY,  M. François LECOQ-VALLON, M. Guy LEGRAS, M. Didier LEROY, M. Pierre MACHEFER, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Bruno PARMENTIER, Mme Joëlle REMY, M. Georges REVERDY, M. Jean ROBERT, M. Christian ROBIN, Mme Sylvette ROBSON, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Alain SCHNEIDER, M. Jean-Marc SEGUIN, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, M. Alain TRICOIRE, M. Claude TROUVELOT, Mme Anne de VAUTIBAULT. membres associés. 


Mme Michèle du JONCHAY, M. Philippe BONEF  invités

Se sont excusés 

Mme Marguerite-Cécile ALBRECHT, M. Yves BARTHET, Mme Simone BEGUIER, M. Benoît BOUMARD, Mme Monique CATTA, M. René COMBRES, M. Daniel COUTURIER, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Henri DELLACASA, M. Guy LAMAISON, M. Jacques Marie de LATROLLIERE, Mme Catherine LESSEUR, M. François PIGNIER, M. Georges TIRAULT. membres titulaires


M. Jérôme BODIN, M. Pierre BON, Mme Luciole BOUCHE, M. Henri BRAULT, Mme Laurence CHARVOZ, Mme Margreet DIELEMAN, M. Grégoire DUVAL, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Pierre Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, Mme Claude GARCON, M. Claude-Serge GUILLEMAIN , Mme Claude GUILLEMAIN, Mme Denise LAMAISON, M. Dominique MAILLARD, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, M. Samih OSTA, M. Michel PENNEAU, M. Geoffrey RATOUIS. membres associés. 

	La séance est ouverte par le président Jean-Claude REMY qui a donné diverses informations :
- le décès de M. Alain PLANTEY, Membre de l’Institut, qui avait été Président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies de Province et qui représentait à ce titre auprès d’elle le chancelier de l’Institut. Les obsèques de M. Plantey, Conseiller d’Etat, grand officier de la Légion d’Honneur, médaille de la Résistance ont été célébrées dans la cathédrale Saint Louis des Invalides. Les honneurs militaires lui ont été rendus dans la cour d’honneur et M. Jean Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel, a prononcé son éloge. M. Jean-Claude REMY a représenté notre compagnie à cette cérémonie.
- le concert donné, le 15 février, dans le cadre de la section « Arts », par le quatuor à cordes « Capriccio », composé de Cécile Agator, Laurence Del Vescovo (violons), Flore-Anne Brosseau  et Tadjana Udhe (alto). Deux des musiciennes ont fait partie de la classe de notre consoeur Mme DAMS-MONVILLE, au Conservatoire régional d’Angers. Elles ont interprété le quatuor K 575 en ré majeur de Mozart, et le quatuor en mi mineur d’Albéric Magnard. 
Le quatuor K 575 fait partie des quatuors prussiens dédiés à Frédéric Guillaume II de Prusse. Albéric Magnard, né en 1865, fut élève au conservatoire de Paris de Vincent d’Indy, de Théodore Dubois et de Jules Massenet ; il fut également élève et disciple de César Franck. Les interprètes ont été chaleureusement applaudies pour cette brillante prestation.
- la réunion d’accueil pour les nouveaux membres organisée sous la direction de Mme Elisabeth du REAU de LA GAIGNONNIERE, avec la collaboration de M. Jacques MAUREAU et de Mme Anne de VAUTIBAULT, qui vient de se tenir, en début d’après-midi et dont il est rendu compte ci-dessus. 

	M Jean-Claude REMY a donné ensuite la parole aux deux orateurs inscrits, M. Gérard JACQUIN et M. Alain SCHNEIDER.

« Le Mystère de la Passion de Jean Michel »  par M. Gérard Jacquin. 
	M. Jacquin, doyen honoraire, professeur à l’Université d’Angers s’est efforcé de montrer l’originalité du Mystère de Jean Michel qui est centré sur la vie publique du Christ et sa crucifixion ; les discours figurant dans le récit soulignent la nécessité de la pénitence et de la conversion à travers notamment l’évolution de Marie-Madeleine.
	Le Mystère de la Passion, composé par Jean Michel et joué à Angers en 1486, connut un grand succès à la fin du XVe siècle et dans la première moitié du XVIe siècle. On ne sait presque rien de son auteur qui fut choisi comme médecin de la ville après la représentation et enseigna à l’Université d’Angers.
	Comme les autres grands Mystères, l’œuvre, organisée en quatre journées, se caractérise par son ampleur (près de 30 000 vers) et sa mise en scène spectaculaire. Bien que l’auteur déclare n’avoir apporté que des additions et corrections au Mystère d’Arnoul Gréban, il l’a suffisamment remanié pour en faire une œuvre nouvelle. Il resserre l’action en ne retenant que la vie publique du Christ et sa Passion, qui forment deux ensembles équilibrés de deux journées. Ce qu’il ne représente pas de l’histoire du salut et de ce qui précède le baptême du Christ, il le rapporte dans son prologue. Quant à la Résurrection, il l’annonce comme une espérance, lors de la crucifixion.
	Son originalité tient également à la place importante qu’il accorde aux discours : les deux sermons de Jean-Baptiste et surtout les enseignements, méditations et paraboles du Christ, qui invitent à la pénitence et à la conversion. Elle tient aussi au soin qu’il met à retracer l’itinéraire spirituel de plusieurs personnages, notamment de Marie-Madeleine : de sa « mondanité » affirmée à sa conversion et à son unique volonté de servir le Sauveur.


Extraits des débats 

Le Président a remercié M. Jacquin de sa communication sur les Mystères qui se sont multipliés à Angers au quinzième siècle ; il regrette que le côté spectaculaire de l’œuvre avec ses tableaux grandioses, ses chants, et sa musique instrumentale ne soit pas représenté.
R : Le texte est imprimé. Sur le site Gallica, on trouve un document qui est accompagné de quelques illustrations.

M. Georges CESBRON : signale que la pièce a été jouée par une compagnie composée d’étudiants de l’Université Catholique de l’Ouest vers 1950.
R : Je dispose d’une photocopie du texte annoté avec des remarques pour la mise en scène et des photos ; il était joint à un mémoire de DEA.

M. Pierre BOUVET : Vous avez évoqué la venue à Angers de Charles VIII ; il était hébergé dans ce qui est aujourd’hui le presbytère de la paroisse Notre Dame, rue de l’Aubrière. Les Angevins connaissent, au milieu de la rue Corneille, la maison natale de Jean Michel. Est-ce l’auteur du Mystère ? 
R : Au 8 rue Corneille, la maison a été restaurée, mais l’inscription qui était sur la plaque a été soit grattée, soit enlevée ; cette plaque aujourd’hui disparue établissait une confusion entre Jean Michel, médecin de Charles VIII et Jean Michel, l’auteur du Mystère, dans la mesure où elle indiquait qu’un même personnage avait occupé les deux fonctions.

Mme Marie-Rose ALBRECHT : À Nancy, une Passion du Christ qui durait toute la journée était jouée tous les quatre ans.
R : À la fin du XIXe et au début du XXe, plusieurs Passions, d’une durée plus courte, ont été écrites ; elles s’inspiraient des passions du Moyen Age. Ce fut le cas à l’église de la Madeleine où l’abbé Jouin, au début du XXe siècle, a fait jouer plusieurs fois une pièce dans le cadre des activités du patronage.
M. Claude FERRAND : En 1951-1952, les compagnons de la Passion ont joué une version abrégée avec deux acteurs, les futurs parents de M. François Fillon, ancien Premier Ministre.

- « La grammaire scolaire : un nouveau champ d’exploration méta-historiographique » par M. Alain Schneider » 
	L’étude d’une grammaire, tout autant que celle d’un dictionnaire, ne saurait être dissociée de son contexte de production, à savoir de l’environnement institutionnel et politique, linguistique et didactique, idéologique et social qui est le sien. L’observation d’une préface, ou encore l’étude des cadres, des concepts, des typologies mis en œuvre dans une grammaire nous fournissent des éléments importants d’interrogation sur la méthode et les choix, les courants et les déterminismes dans lesquels s’inscrit ce type d’ouvrage. Il nous semble que toute démarche méta-historiographique implique une approche holistique, c’est-à-dire la recherche d’un mode explicatif global, qui sache associer, dans le cadre d’une synchronie donnée, les facteurs externes et internes envisagés dans leur interaction.  Ces quelques observations appliquées au cas de la grammaire scolaire nous amènent à prendre en compte le poids de l’histoire tout autant que l’impact d’une transformation sociale, sachant que la grammaire française en France est, depuis l’époque de la Renaissance, marquée par une forte dépendance aux modélisations latines héritées du Donat, dont elle ne commencera à se libérer véritablement, mais pas entièrement, qu’à fin du XVIIIe siècle, lors de l’élaboration précisément des toutes premières grammaires scolaires.


Extraits des débats 

M. Jean-Claude REMY : se demande si la grammaire concerne aussi bien la langue écrite que la langue orale. ?
R : C’est une vielle question. On peut reprocher aux discours de prendre des tournures trop littéraires. Longtemps la langue du XXe siècle est restée peu éloignée de celle du XVIIIe°.

M. Jean-Claude REMY : Que dire de la langue du XXIe siècle. Il se pose le problème de la féminisation des mots.
R : au lieu d’un rapporteur, on dira une rapporteuse. On ressent l’arbitraire du genre. Faut-il dire une médecine, alors que la sentinelle est du féminin ? La féminisation des métiers est relative.

M Jean-Claude REMY : Le français ne dispose pas du genre neutre. Mme Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie, reprochait à un parlementaire de l’appeler « madame la secrétaire perpétuelle » ; elle lui avait répondu : « N’écorchez pas le français, je suis le secrétaire perpétuel ».
R : La forme neutre est limitée, on la trouve dans les pronoms. Le genre est arbitraire. Le français n’utilise pas le neutre pour les titres, c’est le masculin qui joue le rôle de neutre.

Mme Véronique de BECDELIEVRE: Au XVIIIe pour bien respecter les règles de grammaire, les bibliothèques des parlementaires parisiens disposaient d’un nombre important de grammaires et de dictionnaires.   
Les règles grammaticales du XIXe siècle sont restées les mêmes jusque vers 1950. C’est à partir des années 1960-1970 que les théories des linguistes vont venir bouleverser les règles en vigueur. Aujourd’hui la grammaire est davantage normative et descriptive, la structure de la langue est analysée par groupe. Cette nouvelle typologie a remis en cause la grammaire scolaire.




Carnet de l’Académie

葬Printemps de l’Académie’’
à l’Hôtel de Livois
Dimanche 24 mars 2013, de 15h00 à 18h00.
	L’Académie recevra, le dimanche 24 mars, le public intéressé par ses activités. 
Retenir dès à présent cette date et prévoir de se faire accompagner d’amis et connaissances. Cette manifestation doit donner au plus grand nombre l’occasion de découvrir notre Académie.



INFORMATION 

Ainsi qu’il en a été décidé, le bulletin  
-sera adressé aux membres ayant donné leur adresse courriel via internet,
- sera envoyé aux membres qui se sont acquittés des frais postaux,
- figurera sur le site academie-dangers.com.







Prochaines communications et bandes annonce
Vendredi 5 avril 2013
	16h00 : Séance publique organisée par la section Lettres 
- « Autour des mitologiae de Fulgence (fin du Ve siècle après J.C) » par M. Philippe Dain.

- « Les roses de Saadi, un poème de Marceline Desbordes-Valmore » par Mme Marguerite-Cécile Albrecht.
Où il sera question de Poésie et de Souvenirs
Un poème, « Les Roses de Saâdi » de Marceline Desbordes-Valmore (1785-1859), et un livre de poèmes « Le divan »  de Hafiz, décédé en 1388, qui me fut confié par un ami académicien qui lors d’un voyage en Iran, avait été frappé par la ferveur des visiteurs devant son tombeau.
Coïncidence. Saâdi est un autre grand poète iranien (1184-1291) de Chiraz également. Ce fut cette rencontre qui me donna l’idée d’associer « Les Roses » de Marceline, que Marie-Rose aimait, et le livre de Hafiz et d’y associer mes souvenirs d’un voyage en Iran.
Alors j’ai créé ce voyage dans le temps, la Poésie et les souvenirs. L’aimeriez-vous ? C’est mon vœu le plus cher.

 - « L’image de l’Allemagne chez Ernest Renan » par M. Jean-Marie Paul.
Renan a été un grand admirateur de l'Allemagne, ce qui n'a rien d'exceptionnel en France depuis Frédéric II. L'Allemagne est pour lui la patrie de la science désintéressée et des idées, et, en premier lieu, de la critique religieuse. Il appelle « Maître » David Friedrich Strauss, auteur en 1835-1836 d'une « Vie de Jésus » qui fera date. La guerre franco-allemande de 1870-1871 fut pour lui une terrible désillusion, affective et intellectuelle, qui sera la source d'un réexamen moins naïf du génie des deux nations.

Vendredi 19 avril 2013
	15h00 : Séance privée
	16h00 : Séance publique
- « Manuscrits angevins du Haut Moyen Age à la Bibliothèque municipale » par M. Jean Vezin.

- « Angers en guerre. La vie municipale 1939-1945 » par M. Roger Boisseau.
A travers le registre des délibérations du conseil municipal d'Angers, de 1939 à 1945, cette conférence propose de revivre les heures noires de l'Occupation, entre les restrictions, les réquisitions, le désarroi de la population et les exigences de l'occupant. Quel fut le rôle et la réaction des élus municipaux durant cette période troublée et en particulier du maire Victor Bernier ?



Olivier d’Ambrières 
Secrétaire Général

Directeur de la Publication : Jean-Claude REMY.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938								 
Dépôt légal mars 2013							      Tél.   : 09. 61 .46. 99. 35


Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr   Site Web: www.academie-dangers.com
mailto:academie-dangers@wanadoo.frshapeimage_2_link_0
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