BULLETIN FEVRIER 2018

 
 L’Académie tiendra séance les : 

Vendredi 23 février 2018
Hôtel de Livois

15h00
                                                                                                        Séance privée
Assemblée Générale

                                                                                            16h00
Séance publique

Double hommage consacré à 
                                                                      M. Jean d’Ormesson

                                        -« Jean d’Ormesson, le journaliste » par M. Yves Durand
                                                -« Jean d’Ormesson, l’écrivain ». par M. Gérard Jacquin




Vendredi 16 mars 2018
Hôtel de Livois

                                                                                            16h00
Séance publique

                                - « L’itinéraire grec de David d’Angers.» par Mme Catherine Lesseur

                                - « L’obésité, un problème majeur de santé publique : analyse de différents mécanismes impliqués                     dans cette pathologie. » par M. Denis Leiber


                                                Portes ouvertes à l’Académie
                                                            Dimanche 18 mars :
15h00-18h00




SÉANCES DU 26 JANVIER 2018

Sont prÉsents 
M. Olivier d' AMBRIÈRES, M. Robert AUDOIN, M. Yves BARTHET, M. Jean-Pierre BOIS, M. Pierre BOUVET, M. Christian BRÉGEON, M. Georges CESBRON, M. Daniel COUTURIER, M. Daniel GRUAU, Mme Josette FOURNIER, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Marie-Claude GUILLERAND, M. Luc LARGET-PIET, M. Serge LE POTTIER, M. Gérard LESAGE, Mme Catherine LESSEUR, M. Guy MASSIN-LE GOFF, M. Michel PECHA-SOULEZ, Mme Denise Joëlle REMY, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Alain SAULNIER, M. Pierre SCHMITT, M. Jacques THOMAS, M. Michel VAISSIER,   membres titulaires

M. Georges TIRAULT.   membre ÉmÉrite

M. Pierre ALLAIN, Mme Christiane ASTOUL, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Daniel BLOUIN, M. Raphaël BODIN, M. Philippe BONEF, M. Yves CADOU, M. Dominique CHARBONNEL, M. Michel DANIN, M. Jean Paul DARDUN, M. Augustin de BÉTHUNE HESDIGNEUL, M. Philippe de FRESNAY, M. Hervé de GOUYON, Mme Anne de VAUTIBAULT, M. Benoît DELTOMBE, M. Henry-Dominique DERSOIR, M. Joël DRÉAN, M. Marc du POUGET, M. Yves DURAND, M. Alain FOUGERAY, M. Charles FOUSSARD, M. Daniel GARANDEAU, M. Rémy GERNIGON, M. Jean-Louis GIARD, Mme Pascale GRÉMONT, M. Michel GUILLANEUF, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Gérard JACQUIN, M. René JAMES, M. Julien KILANGA, Mme Denise LAMAISON, M. Michel LAVÉDRINE, M. Denis LEIBER, M. Didier LEROY, Mme Françoise LIZÉ-DUBOIS, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Scévole POCQUET de LIVONNIÈRE, M. Paul RAGUIN, M. Alain ROUX, M. Alain SCHNEIDER, M. François-Michel SOULARD, M. Furcy SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Rémi THUAU, Mme Maÿlis THURET,   membres associÉs.


S’Étaient fait excusér :
Mme Monique ASTIÉ, M. Lionel COUPRIS, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, Mme Margreet DIELEMAN, Mme Élisabeth du RÉau, M. Joseph GIBOIN, M. Claude FERRAND, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques MAUREAU, Mme Florence SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Etienne VACQUET,   membres titulaires. 

M. Max BARAT, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jacques BIZARD, Mme Françoise BIZARD, M. Gilles BOURDOULEIX, Mme Laurence CHARVOZ, M. Robert GUIDOUIN, M. Dominique MAILLARD, Mme Françoise MARMIN, M. Roger MASSÉ, M. Michel PENNEAU, M. Jean ROBERT, Mme Sylvette ROBSON, M. Philippe ROCQUET, M. Henrik SCHMIEGELOW, Mme Michèle SCHMIEGELOW, M. Désiré Eugène SOUILLARD, Mme Françoise TÊTU DE LABSADE, M. Guy TRIGALOT, M. Michel VILLEDEY,   membres associÉs. 

SÉANCE PRIVEE DU 26 JANVIER 2018

	Daniel Couturier présente plusieurs ouvrages. Préalablement, et pour compléter la communication d’Etienne Vacquet sur les vitraux de Notre Dame de Cholet, il évoque la description faite par Mme de Staël, dans ses carnets de voyage,  d’un tableau représentant le Christ portant sa croix, œuvre de Murillo qu’elle s’obstinait d’ailleurs à attribuer au Titien.

L’Anjou des princes par Jean Michel Matz et Noël-Yves Tonnerre
	Ce livre magnifique a été publié dans la collection « Histoire de l’Anjou ». Il est divisé en cinq grandes parties : les comtes d’Anjou et la montée de leurs ambitions, le foyer spirituel et artistique que constituait notre région, la croissance aux XIe et XIIe siècles, le temps des Capétiens puis celui des Valois.
De la fin du IXe siècle à la fin du XVe siècle, ce sont six siècles d’histoire qui ont modelé nos paysages et affirmé nos spécificités qui sont ainsi présentés, avec à chaque fois de nombreuses propositions de lectures complémentaires et de nombreuses et pertinentes illustrations. « Un livre qu’il faut lire avec gourmandise » pour reprendre le propos de notre confrère.

Guy Bedouelle, une libre intelligence chrétienne
	La vie de celui qui fut un temps recteur de l’UCO est d’abord rappelée, sa naissance à Lisieux en avril1940 où ses parents parisiens s’étaient réfugiés, sa brillante scolarité conclue par une admissibilité au concours d’entrée à l’ENA et son changement de cap soudain pour entrer au noviciat dominicain de Lille. Nous sommes en 1965. Six ans plus tard il est ordonné prêtre et adopte « Thomas » comme nom complémentaire.
Ce sont en fait les actes d’un colloque consacré en 2014 à Guy Bedouelle qui sont présentés dans ce livre, avec les diverses facettes de l’intéressé, sa vie d’enseignant chercheur et de responsable universitaire, d’homme de foi et de culture. Un ensemble de contributions qui, comme le dite notre confrère, illustre « l’enthousiasme de Guy Bedouelle en la vie, la spirituelle mais aussi celle de tous les jours qui «  se doit d’être vécue ».

Tout n’est que rêves par Abderrahman Benhamza
	Il s’agit d’un ouvrage édité par Daniel Couturier, une anthologie thématique qui se présente sous la forme de courts essais, illustrés à chaque fois par un ou deux poèmes. Une démonstration d’une culture vaste et pensée «  qui fait chaud au cœur ».

La rose d’or par Nicole Morelle
	Dans cet onzième roman de notre consoeur, l’amour de la musique le dispute à celui des vieilles pierres. Riche en dialogues, ce roman se déroule à Paris avec quelques splendides et lumineuses échappées en Anjou.

	Enfin, sont présentées quelques notes et recherches sur Louis Massignon dont Jacques Keryell dit que sa pensée « ne se résume pas, elle se savoure et s’intériorise ».


SÉANCE PUBLIQUE DU 26 JANVIER 2018

	Prennent séance Scévole Pocquet de Livonnière et Augustin de Béthune Hesdigneul, présentés tous deux par Guy Massin Le Goff.

- « Monde Chrétien et juste violence (313-XIIe siècle) » par M. Michel Pecha-Soulez 

	Notre confrère évoque en introduction la christianisation progressive de l’Empire romain qui aboutira, sous Théodose, à une christianisation totale de l‘administration impériale.
Le rapport à la violence, dans un monde qui en est  largement imprégné, va-t-il s’en trouver modifié ? 
Distinguons l’histoire des idées et celle des faits.
	Pour ce qui est des idées, le refus de la violence n’est pas d’origine chrétienne. Platon et plus encore Cicéron seront les apôtres d’un monde où la négociation doit prévaloir en toutes circonstances et où, si guerre il doit y avoir, elle se doit d’être conduite en respectant un certain nombre de règles susceptibles de la rendre digne.
Ces idées sont reprises par Saint Augustin qui s’oppose, dans ses écrits, à la notion de guerre de conquête et défend a contrario le concept de guerre juste, qui doit, pour cela, être menée par un prince juste, pour une cause juste et avec toujours présente l’intention d’assurer le triomphe du droit.

	Cette évolution des idées se traduit-elle dans les faits ? Michel Pécha- Soulez s’interroge à partir de quatre exemples.
L’histoire de Clovis qui, par son baptême, entend recevoir l’appui de l’Eglise  et recherche son assentiment et son soutien pour justifier ses guerres (il en sera ainsi notamment des conflits avec les peuples convaincus d’arianisme).
L’histoire de Charlemagne qui, lorsqu’il mène ses guerres, parfois avec férocité comme par exemple contre les Saxons, le fait avec l’objectif affiché de faire reculer le paganisme.
La paix et la trêve de Dieu que l’Eglise parvient à imposer pour freiner les guerres privées et dénoncer les violences entre chrétiens.
L’histoire des croisades où la violence pratiquée l’est avec la bénédiction de l’Eglise ; et si certains de ses membres émettent des doutes à ce sujet, ils sont très minoritaires.
	En conclusion notre confrère rappelle qu’au XIIIème siècle, il est admis que le prince qui gouverne doit rechercher la paix. L’arrivée des juristes au pouvoir, le pas que prennent progressivement les rois sur les papes vont accélérer les mutations à l’œuvre depuis les premiers temps du Moyen Age.
	Enfin notre confrère tient à rendre hommage à l’historienne Suzanne Citron, décédée le 22 janvier dernier, dont il présente l’ouvrage sur le mythe national.


- « Idéologie guerrière au temps de Jeanne d'Arc » par Mme Marie-Claude Guillerand 

	Pour les hommes du Moyen Age, la guerre est un fléau venant de Dieu pour punir les peuples qui ont péché. 
S’agissant de la guerre de Cent Ans, c’est à l’origine une querelle anglo-française à caractère à la fois féodal, avec la question de la Guyenne, et dynastique : à défaut de descendant mâle en ligne directe, qui doit succéder à Charles IV le Bel ? Edouard d’Angleterre, fils d’Isabelle elle-même fille de Philippe IV le Bel, et neveu du feu roi Charles, ou Philippe de Valois, cousin germain de Charles ? 
	Cette querelle dynastique est le point de départ de la guerre même si l’Anglais Edouard, sans réelle illusion sur ses chances d’accéder au trône de France, cherchait surtout à desserrer l’étreinte féodale qu’il subissait en Guyenne. 
	Dans la continuité de la communication précédente, rappelons que la notion de guerre juste qui prévaut alors est à apprécier en fonction de plusieurs paramètres parmi lesquels la juste cause (c’est notamment la cas pour la défense de son pays), l’intervention d’un prince juste et l’intention de faire la paix.
	Dans cet esprit, la guerre est juste pour les Anglais, qui verront d’ailleurs la confirmation de leur position  dans la succession de leurs victoires, et pour les Français dont le peuple souffre particulièrement des chevauchées qui sont l’une des caractéristiques stratégiques et tactiques de cette guerre. 
	Comment, dans ce cadre, se situe l’intervention de Jeanne d’Arc ? A la fois prophétesse et excellente combattante, la guerre qu’elle mènera vers la fin du conflit aura toutes les caractéristiques d’une guerre juste, défensive, tendue vers la recherche de la paix, conduite aussi en cherchant toujours à concilier les nécessités guerrières et l’idéal de piété. 






SÉANCE PUBLIQUE DU 9 FEVRIER 2018

Sont prÉsents 
Mme Monique ASTIÉ, M. Robert AUDOIN, M. Jean-Pierre BOIS, M. Pierre BOUVET, M. Christian BRÉGEON, M. Georges CESBRON, M. Lionel COUPRIS, M. Joseph GIBOIN, M. Daniel GRUAU, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Marie-Claude GUILLERAND, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIÈRE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Georges LE GUILLANTON, M. Serge LE POTTIER, M. Jacques MAILLARD, M. Guy MASSIN-LE GOFF, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA-SOULEZ, M. Serge QUENTIN, Mme Denise Joëlle REMY, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Alain SAULNIER, M. Michel VAISSIER, membres titulaires

M. Pierre ALLAIN, Mme Christiane ASTOUL, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques BESSON, Mme Françoise BIZARD, M. Yves CADOU, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Dominique CHARBONNEL, Mme Brigitte CHIRAT-CLISSON, M. Jean Paul DARDUN, M. Augustin de BÉTHUNE HESDIGNEUL, M. Philippe de FRESNAY, Mme Évelyne de PONTBRIAND, M. Yves DURAND, M. Alain FOUGERAY, M. Rémy GERNIGON, M. Jean-Louis GIARD, M. Patrick GILLET, Mme Pascale GRÉMONT, M. Michel GUILLANEUF, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Gérard JACQUIN, M. René JAMES, M. Jacques KERYELL, M. Julien KILANGA, Mme Denise LAMAISON, M. Didier LEROY, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, M. Yves PICART, M. Scévole POCQUET de LIVONNIÈRE, M. Paul RAGUIN, M. Charles-Marie RÉYÉ, M. Jean ROBERT, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Alain SCHNEIDER, M. François-Michel SOULARD,   membres associÉs. 

S’Étaient fait excusér :

M. Olivier d' AMBRIÈRES, M. Yves BARTHET, M. Daniel COUTURIER, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, Mme Margreet DIELEMAN, Mme Élisabeth du RÉau, M. Gérard LESAGE, Mme Catherine LESSEUR, Mme Florence SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Jacques THOMAS, M. Etienne VACQUET.   membres titulaires

M. Georges TIRAULT.   membre ÉmÉrite

M. Max BARAT, M. Jacques BIZARD, M. Jérôme BODIN, M. Raphaël BODIN, M. Philippe BONEF, M. Gilles BOURDOULEIX, Mme Laurence CHARVOZ, M. Michel DANIN, Mme Anne de VAUTIBAULT, M. Benoît DELTOMBE, M. Bruno DENÉCHÈRE, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Michel LAVÉDRINE, M. Dominique MAILLARD, M. Roger MASSÉ, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, Mme Hélène POLOVY, Mme Sylvette ROBSON, M. Philippe ROCQUET, M. Henrik SCHMIEGELOW, Mme Michèle SCHMIEGELOW, M. Désiré Eugène SOUILLARD, Mme Françoise TÊTU DE LABSADE,   membres associÉs.


	Le président Jean-Pierre Bois accueille les académiciens dans la belle salle du rez-de-chaussée de l'Hôtel de Livois et débute la séance en rappelant notamment l'Assemblée générale du vendredi 23 février au cours de laquelle il sera fait un éloge de feu Jean d'Ormesson par Gérard Jacquin et Yves Durand et le Printemps de l'Académie le dimanche 18 mars prochain.
Il donne ensuite la parole à Yves Durand pour la présentation et la prise de séance de Brigitte Clisson-Chirat et à Guy Massin- Le Goff pour la présentation et la prise de séance d'Evelyne de Pontbriand. Les nouvelles consoeurs associées sont accueillies chaleureusement par l'assemblée.





		La séance se poursuit par la communication de Georges Cesbron sur « Les centuries de Nostradamus, poésie d’un futur d’angoisses. »
	La renommée de Nostradamus (1503-1566) a connu une extraordinaire amplification à partir de l'un des 942 quatrains énigmatiques écrit en 1555, (I 35), quatre ans avant le décès accidentel du roi Henri II (10 juillet 1559), la rumeur s'étant répandue qu'il aurait prophétisé l'évènement. 
Cette communication se propose, en se fondant sur l'analyse philologique (et historique) d'un certain nombre de quatrains – 17, cités en annexe –répartis en 10 Centuries  ou  Prophéties, de voir comment s'exprime la poésie oraculaire d'un futur d'angoisses. 
	Georges Cesbron évoque les 170 éditions et plus de 10000 livres parus en quatre siècles et demi qui apportent nombre de gloses à ce point qu'au XVIII ème siècle un commentateur anglais s’avoue épuisé à le comprendre et à le traduire . L'homme se présente en même temps comme clairvoyant et dissimulé, simple et composé, les mots semblent lui venir en fonction des situations et des destinataires. Ses écrits sont empreints d'une certaine rationalité qui connectent l’astrologie et l’histoire .Voir la thèse magistrale de Denis Crouzet (2005) « Les Guerriers de Dieu ».qui relate la grande angoisse du châtiment divin à cette époque et la lecture de signes annonciateurs de l'imminence de la fin des temps. 
		Selon Georges Cesbron l'auteur avance de façon masquée pour annoncer une pensée de l'angoisse, il s'appuie sur une litanie de signes pour annoncer la colère de Dieu. Il dépeint un monde qui s'écroule. 
	Les prophéties restituent les deux revers de la pensée apocalyptique présentant à la fois le pessimisme de l'époque, la confrontation violente entre croyants et non croyants d'une part, mais aussi le recours à un Dieu plus miséricordieux que vengeur. Les prophéties donnent lieu à de multiples interprétations, enthousiastes ou sceptiques .Par exemple, après le 11 septembre 2001, VI 97 et I 87 suscitent ou l’admiration : « Ce type avait tout prévu » ou la moquerie : « Les toqués se réveillent ». Ainsi en va-t-il, selon les sensationnalistes, de X 72 qui prévoirait l’éclipse solaire du 11-08-1999, de X 65 pour le sac de Rome, de IX 20 pour la fuite de Louis XVI à Varennes, de II 24 pour Hitler et les Nazis, de III 65 pour la mort du pape Jean-Paul Ier, de II 91 pour Hiroshima, IX 99 pour Tchernobyl, etc.

	Une troisième voie exégétique, à partir de 1990, adoucit cette lecture oxymorique en resituant Nostradamus parmi les prophètes et les adeptes de l’occultisme de son temps et en interrogeant, scientifiquement, son lexique, sa grammaire, sa prosodie, son graphisme, par exemple à propos de I 20 où Angers est citée et où l’on découvre la Loire sablonneuse en remplaçant « Feuves, dars, Renes » par « fleuve d’arene » (du latin « arena », sable) etc.…
Ultime difficulté : pas de manuscrit original mais une succession d’éditions tronquées, hasardeuses, fantaisistes ! 
	Malgré leur inquiétante étrangeté, en leur temps, les prophéties n'ont pas été brûlées en place publique. Agacé ou angoissé par Nostradamus, on pourra toujours comme Ronsard, à deux ans d’intervalle, croire la « prophète voix » (1563) ou « ne prendre soucy des malheurs /Qui sont prédits par Nostradamus » (1565).

	Notre président Jean-Pierre Bois donne ensuite la parole à François Soulard, il nous présente 
«  La bande dessinée, 9ème art ? » Une autre lecture. « France mère des arts, des armes et des lois » disait notre poète ligérien Joachim du Bellay, dès lors, qui se révèle plus compétent que l'Académie des Sciences, Belles lettres et Arts d'Angers pour mener une réflexion sur ce thème.


	Le sujet de l'appartenance de la BD à l'art se révèle plus complexe et riche qu'il n'y paraît et mérite réflexion, analyse et discussions, avant toute prise de position, fut-elle individuelle. François Soulard prend comme point de départ les définitions usuelles, et apparemment les plus indiscutables, celles des dictionnaires les plus utilisés les « Larousse » et « Robert », mais aussi celle du Littré souvent plus complète.
	Il nous a présenté une recherche plus complète sur la perception de l'art au cours des siècles et la représentation offerte par la BD. Il s'interroge : l'évolution de la conception de l'art et la découverte de la réalisation d'une BD se rejoignent-elles pour nous donner un avis sans que le doute subsiste ?
	Au delà de cette appartenance, il nous a présenté l'apport de la BD, reconnue comme moyen d'expression propre, dans le monde du XXe et du XXIe siècle, avec ses différentes écoles et la diversité de ses "styles" tout autant que de ses "genres" de la science-fiction à l'histoire en passant par l'aventure ou la biographie. Il nous invite à procéder à une analyse succincte et à une autre lecture, ou plus exactement à d'autres lectures de la BD des origines à nos jours. En effet, il nous faudra envisager "certaines œuvres" dans leur ensemble, puis plus en détail, allant parfois jusqu'à la vignette, pour dérouler l'univers des possibles dégagés par le dessin et les phylactères d'un album.
	Au terme de ces recherches pourrons nous, peut-être, conclure sur l'appartenance de la BD à l'art et déterminer si il s'agit bien du 9ème art. 
Le suspens de l'analyse sera maintenu jusqu'à la communication complémentaire du vendredi 25 mai prochain.



Carnet de l’Académie

COTISATIONS 2018
Il est rappelé que les cotisations doivent statutairement être réglées
avant le 31 mars.
Merci à celles et ceux qui ont déjà fait le nécessaire

85 euros pour les membres associés
(85 + 10 euros si envoi bulletin par poste soit 95euros)

100 euros pour les membres titulaires
(100+ 10 euros si envoi bulletin par poste soit 110 euros)
Le Trésorier
                                                                                        Yves Barthet


Mémoires de 2017
Les Mémoires de 2017 sont disponibles et ont été distribués lors de la séance académique du 9 février 2018. Ils peuvent être désormais retirés au secrétariat.




Réunions de section

Vendredi 16 mars 2018
14h30 : réunion de la section « Sciences Economiques et Sociétales » (salle 201)
14h45 : réunion de la section « Lettres » (salle 208)


Printemps de l’Académie

Dimanche 18 mars : 15h00-18h00
M. Jean-Pierre Bois : « Présentation de la maquette de l’Académie »
M. Daniel Couturier et M. Jacques Maureau : « Hommage à Gonzague Saint Bris » 
M. Patrick Barbier : « La Rome baroque »


Prochaines communications

Vendredi 30 mars 
	15h00 : Séance privée 
	16h00 : Séance publique 
- «Le décret impérial du 25 mars 1810 et son application dans le Maine-et-Loire.» par M. Alain Fougeray
- « Prédicat en grammaire » par M. Alain Schneider

Vendredi 27 avril
	15h00 : Séance privée
	16h00 : Séance publique
- « La politique linguistique de la Francophonie et la problématique de l’anglais. » par M. Julien Kilanga
- « Les Jobs sous la révolution, comportements démographiques et sociaux à Morannes aux XVIIIe et XIXe siècles.» par           M. Raphaël Bodin






Gérard LESAGE, Secrétaire général
Directeur de la Publication : Jean—Pierre BOIS.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938	 						
Dépôt légal février 2018		

Nouveau numéro de téléphone	     Tél.   : 02. 41 .39. 13. 61.
                                                            Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
                                                                            angers.academie@orange.fr
	                                                    Site Web : www.academie-dangers.fr
mailto:academie-dangers@wanadoo.frmailto:angers.academie@orange.frhttp://www.academie-dangers.fr/shapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2