BULLETIN DECEMBRE 2018

 
Le secrétariat sera fermé du lundi 24 au lundi 31 décembre 2018 inclus 



L’Académie tiendra séance les :



Vendredi 9 janvier 2019

                                                                                            16h00
Séance publique

- Intervention de M. Dominique Vermersch, Recteur de l’UCO
- Intervention de M. Michel Landelle, Président de l’UATL,

- Verre de l’Amitié offert par l’Académie



Vendredi 25 janvier 2019
Hôtel de Livois

15h00
                                                                                                        Séance privée


                                                                                              16h00
Séance publique

- « De quelques architectes angevins anciens élèves de l’école des arts et métiers» par M. Etienne Vacquet 

- « Un notable royaliste angevin : Gaston de la Guillonnière » par M. Marc du Pouget





SÉANCE DU 23 NOVEMBRE 2018

Colloque organisé aux Archives départementales par la Section Histoire
Nouvelles recherches sur la Grande Guerre.

Conclusions

	Le colloque « Nouvelles recherches sur la Grande Guerre, qui s’est tenu le 23 novembre 2018 sous la direction de Jacques Maillard, président de la Section Histoire, accueilli aux Archives départementales de Maine-et-Loire par Elisabeth Verry, notre première vice-présidente, a succédé aux séances qui se sont tenues depuis 2014 à l’Ecole du Génie d’Angers, et a consacré la part prise par l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts d’Angers à la commémoration nationale du Centenaire de 1914-1918. 
*
	A tout seigneur tout honneur : il fallait commencer par l’évocation de notre Académie, alors « Société d’Agriculture, Sciences et Arts (ancienne Académie d’Angers) », pendant la durée de cette guerre. Daniel Gruau nous a dit l’essentiel : elle a fait ce qu’elle devait faire, elle a poursuivi ses travaux. Sous la conduite de son président, Guillaume Bodinier, elle a maintenu ses séances, même si le rythme en a été moins soutenu après 1916. Le 11 novembre 1918 –la date de la séance tenue ce jour avait fixé lors de la séance précédente le 7 juillet, le président peut saluer « l’aurore de la paix ». 
	Puis au fil des communications, Gérard Lesage nous a montré combien et comment l’école aussi a fait son devoir. Même dans la France du Nord occupée, avec un enseignement dont le rythme et le contenu ont forcément été affectés par les événements. L’école continue à instruire, elle doit en même temps mobiliser les esprits, même des jeunes enfants… Avec Philippe le Picart, nous sommes allés au-delà de cette ligne de 400 kilomètres qui court de Bâle à la Belgique, en Europe, chez les vaincus pour lesquels la fin de la guerre est aussi le chaos. Quatre empires séculaires abattus – l’Ottoman, le Russe, l’Empire des Habsbourg, le Reich d’Allemagne. Quel drame pour les Tchèques, les Slovaques, les Hongrois, tous ces peuples d’Europe Centrale, dont les soldats vaincus retournent chez eux, dans un Empire qui n’existe plus, et dans un Etat qui n’existe pas. Un drame humain qui ajoute aux troubles politiques de 1919, l’après-guerre terrifiante dans la cote mal taillée des Etats que fabriquent artificiellement les traités de 1919 et années suivantes… 

	Des hommes de paix ont aidé au passage à la paix. Michel Penneau nous a fait découvrir un visage peu connu de l’un d’eux, Henri Bergson – dont il rappelle au passage qu’il fut professeur au Lycée David d’Angers en 1881-1883 – un Bergson passé d’Angers au Lycée Henri IV à Paris, au Collège de France, à l’Académie française, et devenu médiateur entre la France et les Etats-Unis : ce n’est pas le rôle qu’on lui connaît le plus, avec un itinéraire prestigieux : Lavisse, puis Aristide Briand, puis à Washington le colonel House, enfin le président Wilson lui-même. Un Bergson inattendu, qui contribue directement à la paix en participant à la propagation de la guerre – ne jamais oublier que le seul objectif de toute guerre est la paix qui doit lui succéder…

	Avec le général Riche, les deux croix de Guerre et la médaille de la ville de Verdun viennent nous rappeler qu’il a fallu honorer ces soldats de la Patrie, créer pour eux des décorations faites de sang et de devoir. Mais les morts, eux, reposent dans la mémoire nationale par l’élévation entre 1918 et 1925 de ces monuments d’une puissance évocatrice toujours très forte, un livre national de 36000 pages de pierre, que l’exposition des Archives départementales, parcourue par les participants à cette journée, Mémoires de Pierre, présente pour le Maine-et-Loire : ces monuments portent tous deux textes : leur dédicace, aux enfants de la commune, de la Patrie, de la Gloire, de la Victoire, avec des variantes qui sont l’âme de chaque village, de chaque petit pays, et une liste tragique de noms, prénoms, grades, une date, et la mention qu’ils sont « morts pour la France » – derrière chaque nom il y avait un vivant. 

	Alain Fougeray nous a rappelé qu’il y a aussi parmi ces hommes, sous-officiers ou officiers, des généraux : neuf familles angevines ont donné un général à la guerre, et parmi eux Lucien Lizé, polytechnicien, artilleur, présent sur le front de la Somme au Chemin des Dames, enfin passé en Italie en novembre 1917 après le désastre de Caporetto et tué à son poste de commandement à Galliera Veneto en janvier 1918 – l’un des quarante-deux dont le nom figure sur la monument des généraux morts au champ d’honneur dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Et c’est encore une grande famille angevine qui est évoquée par Josette Fournier avec les hautes figures d’Henry de Castries, qui malgré son âge prend le commandement du 68e Territorial de Poitiers jusqu’en 1917, de son épouse Isabelle Juchault de Lamoricière qui se donne à la Société de secours aux blessés militaires et de  leur fils Jacques de Dampierre, l’un de ceux qui reçoivent le général Pershing à l’Hôtel des Invalides à Paris en juillet 1917, au premier rang du groupe des descendants des familles ayant combattu pour l’Indépendance américaine.

	Bruno Denéchère nous a présenté des Images de la Grande Guerre, abordée encore sous un autre regard. Une analyse d’images populaires, tirées de feuilles connues de tous, et toutes destinées à soutenir une propagande intense : le Petit Journal, le Petit Flambeau, Bécassine, Hansi. Tout y passe. En 1914, l’Allemand est un Teuton brutal, féroce, menaçant. Le Français est son contraire, avec son pantalon garancé, sa fine moustache, et son képi mou… En novembre 1918, une dernière image de l’Echo de Paris, la mère et la petite fille devant la tombe, une croix surmontée du casque : « Papa sait-il qu’on est vainqueur ? », demande la petite. Lionel Coupris à son tour change le regard, et à propos de l’accueil et de la présence en Anjou des milliers de blessés qui arrivent régulièrement en train à la gare Saint-Laud, nous fait vivre ce qu’il appelle avec bonheur « la quotidienneté » du terrain. Une occasion aussi de rappeler l’hôpital anglais de la rue Barra, le campement des tentes place La Rochefoucauld, l’hôpital américain de Mongazon. 

	Enfin, avec Elisabeth du Réau, puis Serge Le Pottier, nous arrivons à la paix : les négociations, entre alliés sur l’Europe à suivre, engagées avant l’armistice, presque dès 1917 sur les principes américains. Le 7 novembre 1918 commencent les rencontres qui s’achèvent avec l’entrée en vigueur de l’Armistice le 11 novembre, mais dont les termes sont imposés aux Allemands, sommés d’accepter la loi des vainqueurs. Une paix qui veut que cette guerre soit la « der des der », avec l’ambiguïté d’une revanche, et donc le retour à la France de « l’Alsace-Moselle », d’une victoire contre un adversaire qui occupe encore les départements de la frontière nord-est de la France, et d’une cote mal taillée, celle d’une Europe centrale démantelée, et d’une Allemagne désignée comme vaincue, coupable, et condamnée à réparer.... Vae victis… Pourtant, cette paix est encadrée pour la première fois de l’histoire par une institution internationale, le véritable point de départ d’une autre histoire des relations entre les Etats, les peuples, les nations ? Vingt-cinq ans plus tard, l’ONU remplace la SDN, et réussit à peu près ce que celle-ci a manqué. Au moins dans l’espace européen. Un siècle après la Grande Guerre, il est devenu possible de croire que l’Europe est enfin un espace de paix – celui dont tant d’utopistes ont rêvé depuis quatre siècles, une de ces utopies sans lesquelles il n’existe pas de grandeur historique.

Jean-Pierre Bois

SÉANCE PUBLIQUE DU 14 DECEMBRE 2018

Sont prÉsents 
Mme Monique ASTIÉ, M. Yves BARTHET, M. Jean-Pierre BOIS, M. Christian BRÉGEON, M. Georges CESBRON, M. Lionel COUPRIS, M. Daniel COUTURIER, M. Joseph GIBOIN, M. Daniel GRUAU, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Marie-Claude GUILLERAND, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Georges LE GUILLANTON, M. Serge LE POTTIER, M. Jean-Marie LIMAL, M. Jacques MAUREAU, Mme Joëlle REMY, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Alain SAULNIER, M. François-Michel SOULARD, M. Etienne VACQUET,   membres titulaires

M. Georges TIRAULT,   membre EMERITE
Michel VAISSIER,   membre HONORAIRE



M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques BESSON, M. Noël BESSON, M. Michel DANIN, M. Augustin de BÉTHUNE HESDIGNEUL, M. Benoît DELTOMBE, M. Joël DRÉAN, M. Nicolas DUFETEL, M. Yves DURAND, M. Paul FALLET, M. Charles FOUSSARD, M. Rémy GERNIGON, M. Jean-Louis GIARD, M. Patrick GILLET, M. Jean-André GOUYETTE, M. Jean GRELON, M. Michel GUILLANEUF, Mme Claude GUILLEMAIN, Mme Denise LAMAISON, M. François LECOQ-VALLON, M. Denis LEIBER, Mme Françoise LIZÉ-DUBOIS, M. Jean MORLONG, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, M. Scévole POCQUET de LIVONNIÈRE, Mme Hélène POLOVY, M. Jean ROBERT, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Bernard SARTON du JONCHAY, M. Jean-Marc SEGUIN, M. Luc SIMON, M. Désiré Eugène SOUILLARD, M. Philippe TARDY-JOUBERT,   membres associÉs.

S’Étaient fait excusér :
M. Olivier d' AMBRIÈRES, M. Robert AUDOIN, Mme Véronique de BECDELIÈVRE, M. Pierre BOUVET, Mme Margreet DIELEMAN, M. Jacques-Marie de LATROLLIÈRE, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, Mme Christine STULLU-DERRIEN, M. Jacques THOMAS,   membres titulaires. 

M. Max BARAT, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jérôme BODIN, M. Raphaël BODIN, M. Philippe BONEF, M. Gilles BOURDOULEIX, M. Pierre-Louis BOYER, M. Dominique CHARBONNEL, Mme Laurence CHARVOZ, M. Alain FOUGERAY, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Julien KILANGA, M. Jacques LE BRETON, M. Alain LEFEBVRE, Mme Françoise MARMIN, M. Roger MASSÉ, Mme Françoise PLESSIS, M. Dominique RICHARD, Mme Sylvette ROBSON, M. Philippe ROCQUET, Mme Françoise TÊTU DE LABSADE, M. Rémi THUAU, M. Jean-Régis VECHAMBRE, M. Michel VILLEDEY,...membres associÉs. 

Communications de la section Sciences de la Vie
                                                Thème : « De la nature aux médicaments »

                                                                                    Programme de la séance :

-	Introduction par le président de la section Sciences de la Vie, le Pr Lionel Coupris membre titulaire,
-	« Anecdotes » par le Pr Jean-Marie Limal, membre titulaire,
-	« Présentation de quelques végétaux aux propriétés médicinales » par le Pr Monique Astié, membre titulaire,
-	« Nature et chimiothérapie anti-cancéreuse » par le Dr Charles Foussard, membre associé.
-	Place aux questions
o	Pause
-	« Des animaux marins aux médicaments » par le Pr Patrick Gillet, membre associé,
-	« Un regard médical sur la phytothérapie » par le Pr Christian Brégeon, membre titulaire
-	Questions.
-	Conclusion par le président de l’Académie

Le président de l’Académie, le Pr Jean-Pierre Bois ouvre cette séance publique par le carnet de l’Académie. Il déplore le décès de trois membres : le 22 novembre Mme Soulez-Larivière, née Florence Lecaron, membre titulaire depuis 2012, notre confrère, M. Olivier d’Ambrières a représenté l’Académie à ses obsèques ; le 8 décembre, François-Géraud, Marquis de Cambolas, membre titulaire honoraire depuis 1975, l’Académie y fut représentée par le Vicomte Jacques de Latrollière ; le 12 décembre, M. Gérard Gailly. Notre président demande alors que l’assemblée se lève pour un hommage aux nos confrères disparus.

Le 6 décembre, notre président s’est rendu à l’Académie Française pour assister à la remise du prix de la fondation Augustin Thierry au Pr Noël-Yves Tonnerre, membre associé de notre Académie, pour son ouvrage « L’Anjou des Princes : fin IXe - fin XVe siècle » en collaboration avec M. Jean-Michel Matz, paru en 2017 aux éditions Picard. Notre confrère, M. Daniel Couturier nous en avait fait un compte-rendu élogieux en janvier dernier. Le président fut interrompu par notre confrère, M Joseph Giboin, secrétaire général de l’Académie, qui se leva d’un bond comme pour protester, et le Pr Bois n’eut d’autre choix que de lui laisser la parole… Qu’on se rassure, il n’y eut pas de réquisitoire, mais une observation importante : si le président était présent à l’Académie Française ce jour-là, c’était pour recevoir, lui aussi, un prix, et même un grand prix, celui de la biographie historique pour son ouvrage sur « L’abbé de Saint-Pierre, entre classicisme et Lumières », paru en 2017 aux éditions Champ Vallon. Et M Giboin de continuer, avec toute la sympathie que nous lui connaissons, en précisant que le discours du secrétaire perpétuel de l’Académie Française, Madame Carrère d’Encausse, ne porta pas comme à l’accoutumée sur un thème différent de ceux sur lesquels portaient les prix… Mais il fut, fait exceptionnel et unique dans l’histoire de cette illustre institution, centré sur le personnage même de l’abbé de Saint-Pierre, avec pour source principale, l’ouvrage du Pr Bois !
	Agréablement troublé par cette intervention impromptue, et les applaudissements qui s’en suivirent, le président remercia M. Giboin et l’assemblée, puis appela notre confrère M. Étienne Vacquet, pour la réception de M. Nicolas Dufetel en tant que membre associé. Notre nouveau confrère est polyglotte, chercheur au CNRS, pianiste et a présenté une thèse en musicologie sur Liszt. Il enseigne à l’Université Catholique de l’Ouest, à l’ESSCA et est auteur de nombreux ouvrages dans ce domaine. Le président le félicitera, et lui remettra les présents traditionnels de bienvenue.

Place maintenant au compte-rendu qui sera bref, car cette séance sera publiée intégralement dans les Mémoires de l’Académie à paraître. Le Pr Coupris ouvre le bal en mettant en avant le fait que l’homme a toujours cherché à soulager la douleur tout d’abord par les plantes, et que les connaissances anciennes, parfois perdues ont pu être retrouvées notamment grâce aux différentes découvertes et explorations du monde…

La pratique ancienne de la phytothérapie dans les contrées lointaines est évoquée par des « anecdotes » relatées par notre confrère le Pr Jean-Marie Limal. Il prend pour exemple le scorbut, appelé « peste des mers », tant redouté par les marins, qui venait à bout de pas moins de quatre-vingt-cinq pour cent d’un bâtiment lors d’une longue traversée... Cette carence en vitamine C qui développe la maladie, fut enrayée notamment par le fruit d’un arbre africain, le ditax ou ditakh. Certains de ces arbres sont toxiques tandis que d’autres non… Et il est impossible de les distinguer, si ce n’est en observant le comportement malin des singes ! Aux Amériques, c’est la découverte de l’Annedda, « arbre de vie » par Jacques Cartier qui sauva son équipage. En effet, lors d’une de ses explorations, il voyait les populations autochtones insensibles à ce mal, et ils lui donnèrent la solution…

Madame Astié, présidente honoraire de la Société Botanique de France nous partage à son tour son savoir et sa passion des plantes médicinales avec un formidable catalogue mettant en avant leurs vertus et dangers : l’aconit qui soigne les rhumatismes notamment, mais qui peut être aussi un terrible poison ; le colchique pour les rhumatismes également ; le ricin qui fait coaguler le sang, est encore utilisé comme huile pour lubrifier les ponts de nos antiques Peugeot 203 ou 403 ou encore en aéronautique car insensible au gel ; le berbéris pour les fonctions digestives ; la gentiane pour exciter l’appétit ; la scille maritime pour élever la pression artérielle ; l’olivier pour expulser les calculs ; la bourrache pour stimuler les fonctions rénales ; etc.



Le Dr Charles Foussard intervient ensuite sur la délicate question du cancer et les substances naturelles utilisées en chimiothérapie. Notre confrère parle du terrible gaz moutarde dont on découvrit fortuitement l’effet bénéfique sur le cancer ; la pervenche de Madagascar contenant des molécules utilisées en chimiothérapie contre la duplication des cellules ; l’if qui possède aussi des vertus mais en très faible quantité si bien que plusieurs arbres sont nécessaires au traitement d’un seul patient… Notre confrère nous présente alors la structure cellulaire où l’ADN ressemble étrangement à l’escalier du château de Chambord… et sa mutation dans le cas d’un cancer. Il explique également, répondant à diverses questions, que les produits d’origine naturelle sont toujours utilisés, cependant jamais exclusivement mais en association avec d’autres.

Après une pause, le Pr Patrick Gillet intervient sur un grand inconnu de l’homme : l’océan. Que de vertus s’y cachent, que nous cherchons au « petit bonheur la chance » dans l’espace ! Il s’étend sur près de soixante-dix pour cent de la surface de la planète, et représente un réservoir extrêmement important pour les substances médicinales. On estime à deux cent vingt six mille, le nombre d’espèces marines, dont seulement un pour cent est étudié. Notre confrère prend plusieurs exemples extraordinaires comme la substance des coraux, proche de celle des os humains et utilisés pour les soigner ; les méduses pour la cicatrisation ; l’arénicole marine qui produit du « sang universel » proche du nôtre, sans rhésus ni groupe sanguin, une découverte récente majeure ; les limules au sang bleu : un antibactérien de premier ordre…

Le Pr Brégeon prend enfin la parole pour parler de phytothérapie, soit la médecine par les plantes utilisées depuis la préhistoire, et qui revient en force de nos jours par la découverte des médecines chinoises, indiennes, d’outre-mer, etc. Son efficacité est principalement subjective et, par conséquent son étude très compliquée. L’effet « placebo » prend une large mesure, difficilement quantifiable, mais il est systématiquement présent. L’homme est corps et âme… et de faux médicaments peuvent être parfois aussi efficaces que de vrais ! Plusieurs hypothèses sont évoquées, notamment la relation du médecin au patient. Cet effet placebo n’est maintenant plus discuté car il s’est révélé positif et honorable. Les plantes n’échappent pas à ce constat de « double légitimité ». Cependant la phytothérapie n’est pas non plus sans risque, et il convient d’en respecter les règles élémentaires de sécurité, rappelle notre confrère. Quant à la question de la prise en charge financière par la Sécurité Sociale ou les mutuelles, elle est quasiment inexistante. Il est à noter que les substances les plus toxiques restent sur ordonnance. Cette médecine est, en conclusion, un complément non négligeable qui mérite d’être bien prise au sérieux.

Le président prendra ensuite la parole pour clore cette séance, adressera ses remerciements aux intervenants, et partagera de vive voix notre émerveillement face à cet horizon insoupçonné qui s’est ouvert à nous. Il rajoute également que l’Anjou est le jardin de la France, et Angers, capitale du végétal. Notre Académie s’est révélée être, ce 14 décembre, digne héritière de la Société d’Agriculture et nous-mêmes, de « fines herbes » au Jardin des Plantes !

	

Carnet de l’Académie

Annonces academiciennes

Information : la Bibliothèque de l’Académie.
	Afin de rendre notre Bibliothèque à la fois plus agréable et plus utile à ceux qui souhaiteraient profiter de ses ressources ou tout simplement de la place qu’elle peut offrir au travail personnel, et en même temps afin de déposer d’une manière digne de sa richesse et des précautions qui doivent l’entourer le fonds d’archives dont notre confrère Alain Fougeray a fait don à l’Académie, le Conseil d’Administration a pris un certain nombre de dispositions.
*
	La première urgence était de donner un nouvel espace à l’ensemble des revues qui occupent actuellement nos étagères, et étouffent notre local, surencombré de piles et de cartons, en particulier constitués de nos Mémoires, et des publications d’Akademos. 
	Il a été décidé de conserver intégralement nos anciennes collections de Mémoires de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts d’Angers, qui ne se composent que de quelques numéros pour chaque année – quasiment depuis la création et le premier volume édité en 1834, jusqu’à la refondation de la Société en 1947. En revanche, pour les Mémoires de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers après cette date, et en particulier à partir des années 1995-2000, qui ont été édités à un nombre toujours trop important d’exemplaires, il a été décidé de ne conserver qu’un fonds de cinq numéros jusqu’à l’année 2007, de dix numéros des années 2008 à 2014, et toujours un peu plus pour les trois dernières années, actuellement 2015, 2016 et 2017. Tous les exemplaires en surnombre (parfois jusqu’à 150 ou plus pour certaines années) seront envoyés en recyclage au bénéfice d’une Association qui se chargera de leur évacuation. 
	Il en sera fait de même pour toutes les publications d’Akademos (Revue Akademos, Actes de la Conférence nationale des Académies) que nous recevons (quand nous les recevons) en nombre trop peu important pour être distribué à chacun des membres de l’Académie, mais assez important pour contribuer à l’encombrement de nos étagères. 
*
	Avant cette opération, les volumes des Mémoires de l’Académie et des publications d’Akademos en surnombre seront mis à la disposition de chacun des membres de l’Académie qui souhaiterait en conserver pour son usage personnel. Ces mises à disposition seront faites en janvier et février 2019, avec une date limite qui sera communiquée à tous.

	Nous espérons vivement qu’au terme de cette opération, notre bibliothèque pourra bénéficier d’une présentation plus accueillante, et retrouvera sa véritable fonction, celle de redevenir un lieu de travail largement ouvert, doté d’une réserve d’ouvrages facilement disponibles, largement ouvert et agréable à tous. 

	Jean-Pierre Bois, président de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts.
	Le Conseil d’administration de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts.

décès
Comme annoncé plus haut, nous avons appris le décès de 
Mme Florence Soulez-Larivière, membre titulaire depuis 2012, survenu le 22 novembre 2018 dont les obsèques ont été célébrées dans l’intimité.
M. François-Géraud Cambolas, membre honoraire depuis 1975, et M. Gérard Gailly, membre associé



Prochaines communications

Vendredi 25 janvier 
	15h00 : Séance privée
	16h00 : Séance publique 
- « De quelques architectes angevins anciens élèves de l’école des arts et métiers» par M. Etienne Vacquet 
- « Un notable royaliste angevin : Gaston de la Guillonnière » par M. Marc du Pouget 

Vendredi 8 février
	16h00 : Séance publique
- « Les La Trémoille, mille ans d’histoire. » par M. Philippe de Fresnay 
-« La mère des incurables : Anne de la Girouardière (1740-1827)» par Mme Marie-Claude Guillerand 










       de BETHUNE HESDIGNEUL, Secrétaire 
Directeur de la Publication : Jean—Pierre BOIS.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938	 						
Dépôt légal décembre 2018
Nouveau numéro de téléphone	     Tél.   : 02. 41 .39. 13. 61.
Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
	Site Web : www.academie-dangers.fr
mailto:academie-dangers@wanadoo.frhttp://www.academie-dangers.fr/shapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1
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