BULLETIN DECEMBRE 2014

 
		Le secrétariat de l’Académie sera fermé
			du 22 décembre 2014 au  4 janvier 2015 inclus	

	 L’Académie tiendra séance les : 
Vendredi 9 janvier 2015
Hôtel de Livois
16h00
Séance publique

Séance publique organisée par la Section Arts

Commémoration de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) 
Aristocrates et Musiciens au Siècle des Lumières,
- « M. Le Riche de la Poupelinière, mécène de Rameau » par Mme Yvette Dams-Monville
- « La petite musique des tableaux du marquis de Livois » par Mme Catherine Lesseur

Illustration musicale avec les musiciens :
Françoise Marmin, clavecin 
Julien Malais, violoniste
Hervé Granjon de Lepinay, viole de gambe


Vendredi 23 janvier 2015
Hôtel de Livois
15h00
Séance privée
16h00
Séance publique

- « Quelques aspects du contrat de mariage au XVIIe siècle à Paris et en Anjou » par M. Gilles d’Ambrières 
- « Virgil Gheorghiu, « De la 25ème heure au temps du silence » par M. Yves Durand







COLLOQUE SUR LES NOUVELLES APPROCHES
                                          DU PATRIMOINE CULTUEL ANGEVIN
                                                          DU 29 AU 31 MAI 2015

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION PRÉPARATOIRE
DU 14 NOVEMBRE 2014



Étaient présents : M. Jean-Claude Remy, président, Mme Marie-Rose Albrecht, M. Olivier d’Ambrières, Mme Françoise Bizard, M. Jacques Bizard, M. Georges Cesbron, Mme Yvette Dams-Monville, Père Jean Grelon, Mme Pascale Grémont, M. Jacques de Latrollière, M. François Lecoq-Vallon, Mme Agnès Lecoq-Vallon, Mme Catherine Lesseur, M Jean-Marie Limal, Mme Françoise Lizé-Dubois, M. Jacques Maureau, Mme Joëlle Remy, M. Bernard Sarton du Jonchay.

S’était fait excuser : M. Etienne Vacquet.

	La réunion s’est tenue sous la présidence de M. Jean-Claude Remy, qui a souligné l’importance de définir les principes d’organisation du colloque et de préciser les thèmes qui seront développés, avec le nom des intervenants. Il reste maintenant six mois pour préparer cette manifestation de l’Académie, qui devrait se tenir dans le beau cadre de la chapelle des Ursules, en accord avec M. Fouquet¸ adjoint au maire d’Angers pour la culture. La salle peut contenir environ 150 participants.


I-	L’ORGANISATION DU COLLOQUE

Quelques principes ont été définis :

- La nature du colloque est à préciser, s’agit-il d’une réunion interne à l’Académie, d’une réunion ouverte au public, ou d’une réunion semi-ouverte sur invitation ? C'est ce dernier format qui semble le plus adapté, de façon à prévenir un allongement excessif des séances. 
- Un comité d’organisation de six personnes (M. Etienne Vacquet, M. François Lecoq-Vallon, Mme Joëlle Remy, M. Pierre Schmitt, M. Bernard Sarton du Jonchay) sera chargé de transmettre les informations et de recueillir les avis.
- Deux mois avant le colloque, la répartition précise des rôles doit être arrêtée.
- Le colloque s’étalera sur trois jours :
- Une demi-journée d’introduction qui se tiendra le vendredi matin.
- Trois demi-journées pour les communications (vendredi après-midi, samedi matin et samedi après-midi)
- Six communications seront présentées par demi-journée, soit un total de 15 à 20 communications.
- Une table ronde terminera la séance du samedi après-midi.
- Le dimanche, un circuit en car sera proposé, dont le programme reste à définir. Il comportera une manifestation musicale.
- Un thème sera retenu par demi-journée pour fédérer les interventions.
- Le temps de parole sera limité à 20 mn par intervenant.
- Les problèmes matériels ont été évoqués : sélection des invités, repas (au foyer des jeunes travailleurs), dossiers à constituer, publication des actes (il s’agirait plutôt d’un document numérique à diffuser par internet, une publication imprimée étant estimée à 4 500 €), éventuellement fixation d’un droit d’inscription (sauf pour les invités) et budget à prévoir pour le trésorier. 




II-	LES THÈMES ABORDÉS

1)	Le mouvement des arts

	Panorama de l’évolution de l’architecture religieuse en Anjou, au XIXe siècle par M. Pierre Schmitt, avec un aperçu de l’œuvre d’Alfred Tessier, qui a réalisé une soixantaine d’églises en Anjou dont Notre Dame de Cholet. (20’)
Le décor peint pourra être traité en même temps.
	La sculpture végétale par Mme Denise Lamaison et Mme Bénédicte Fillion-Braguet, avec éventuellement la participation d’un expert.

2)	La place des églises dans la société 

	La Révolution et les édifices cultuels par M. Robert Audoin.
	La vision des églises en Anjou, dans la peinture et dans la gravure, à partir du XIXe siècle par M. Pierre Schmitt. (Ces deux interventions seront regroupées. (20’)
	La construction des édifices cultuels par M. Michel Pecha-Soulez (le contour de cette intervention reste à définir)
	Les églises dans la littérature par M. Georges Cesbron. (15’)
	La contre-réforme et l’aménagement des églises anciennes aux XVIIIe et XIX e siècles par M. Jacques de Latrollière, Mme Margreet Dieleman et M. Michel Pecha- Soulez. (20’)
	À la recherche d’un art total par M. François Jeanneau et Mme Anne de Vautibault.
	La musique et les églises avec Mme Yvette Dams-Monville, Mme Françoise Lizé Dubois, le père Jean Grelon, et M. Jean-Marc Seguin. (40’)
	Les vitraux avec Mme Joëlle Remy, M. Jean-Marie Limal, M. Jacques Bizard et M. Etienne Vacquet (L’art, le symbolisme, les représentations, les pèlerinages et l’histoire locale...) avec la projection de vues. (80’)

3)	Les édifices cultuels de nos jours

- La problématique de leur gestion est suivie par M. François Lecoq-Vallon, qui, avec son épouse, a conduit, depuis 18 mois, de nombreux entretiens sur ce sujet.
	La participation au colloque de deux experts extérieurs a été retenue : M. Alain de La Bretesche et M. Emmanuel Tawil ; ils donneront une communication conjointe.
	Mme Jeanne de Gerin Ricard parlera de Chateaugontier et de Renazé.
	M. Serge Quentin traitera de la création de bibliothèques dans les églises (avec, comme exemple, la bibliothèque de La Boissière-sur-Erve) et de l’importance des associations de sauvegarde.
	Les démolitions, les constructions, les reconstructions. C’est un sujet très sensible en Maine et Loire, la loi de 1905 étant souvent mal connue.
	La restauration des églises au XXIe siècle par M. François Jeanneau.
	Église et Culture par Mme Maylis Thuret
	Les églises et les monuments des autres religions. 

4)	 Conclusion








SÉANCE PUBLIQUE DU 21 NOVEMBRE 2014

Sont prÉsents 
M. Olivier d' AMBRIÈRES, Mme Monique ASTIÉ, M. Yves BARTHET, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BRÉGEON, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, Mme Élisabeth du RÉau, M. Joseph GIBOIN, M. Daniel GRUAU, Mme Josette FOURNIER, Mme Marie-Claude GUILLERAND, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIÈRE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, Mme Catherine LESSEUR, M. Jacques MAUREAU, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Jacques THOMAS.   membres titulaires

M. René COMBRES.   membre titulaire ÉmÉrite 

M. Pierre ALLAIN, M. Robert AUDOIN, M. Max BARAT, Mme Véronique de BECDELIÈVRE, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jean-Pierre BOIS, M. Roger BOISSEAU, M. Dominique CHARBONNEL, M. Lionel COUPRIS, M. Jacques FERGON, M. Daniel GARANDEAU, M. Michel GARREAU de LABARRE, M. Rémy GERNIGON, M. Jean-André GOUYETTE, M. Hervé de GOUYON, M. Jean GRELON, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, Mme Denise LAMAISON, M. Michel LAVÉDRINE, M. François LECOQ-VALLON, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD, M. Jean MORLONG, M. Jean-Claude PAVION, M. Serge QUENTIN, M. Geoffrey RATOUIS, M. Jean ROBERT, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Alain SAULNIER, M. Philippe TARDY-JOUBERT, M. Alain TRICOIRE.   membres associÉs. 

S’Étaient fait excusér :
M. Daniel COUTURIER, M. Philippe DAIN, M. Henri DELLACASA, M. Maurice FAËS, M. Jacques MAILLARD, M. Xavier MARTIN, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, M. François PIGNIER, Mme Florence SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Georges TIRAULT.   membres titulaires. 

Mme Simone BÉGUIER.   membre titulaire honoraire 

Mme Christiane ASTOUL, M. Jérôme BODIN, Mme Laurence CHARVOZ, M. Raphaël COURANT, M. Benoît DELTOMBE, Mme Margreet DIELEMAN, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, Mme Pascale GRÉMONT, Mme Monique JOLLIVET-DAVID, M. Olivier MARTIN, M. Yves NAUD, Mme Joëlle REMY, Mme Sylvette ROBSON, M. Philippe ROCQUET, M. Furcy SOULEZ-LARIVIÈRE, Mme Anne de VAUTIBAULT.   membres associÉs. 

	Le colonel Lecoeur, commandant en second de l’école du Génie, a souhaité la bienvenue, dans cette institution militaire, aux membres de l’Académie, puis a cédé la parole à M. Jean-Claude Remy qui a évoqué son passage à l’École comme sous-lieutenant de réserve. Il pratiquait alors, en tant qu’instructeur, les exercices de son arme et dispensait des cours. Il put se rendre pendant cette période avec le commandant de l’école, le général de Nadaillac, sur les champs de bataille de Verdun afin de commémorer le cinquantenaire des combats. Quatre « poilus » étaient venus se joindre à eux pour décrire les opérations auxquelles ils avaient alors participé ; ils revivaient ces batailles comme s’ils y étaient encore.

	Le président a ouvert ensuite la séance, consacrée à la commémoration du centenaire de 1914. Il a rappelé que, au sein de notre compagnie, siègent de nombreux officiers des trois armes, qui sont très présents et très actifs. Il a exprimé le souhait que de nouvelles recrues plus jeunes viennent se joindre aux anciens. Le professeur Jean-Pierre Bois, spécialiste de l’histoire militaire, vice-président du musée du Génie et membre de notre compagnie, s’est vu déléguer la présidence de la séance, organisée par la section Histoire. Il en présente brièvement le programme et annonce les interventions de M. Geoffroy Ratouis, Mme Marie- Claude Guillerand, M. Michel Garreau de Labarre, M. Jacques Maureau et M. Jean Morlong.
« Les débuts de la guerre » par M. Geoffroy Ratouis.
	M. Bois a remercié vivement l’orateur de sa communication vivante et documentée sur cette période de la déclaration de guerre. Elle illustre le fait que les Angevins ne croyaient pas au prochain déclenchement du conflit, habitués qu’ils avaient été de voir passer une succession de crises aboutissant jusque-là à un règlement pacifique ; ils vivaient en fonction des circonstances du moment. Le Tour de France et la mort accidentelle de l’aviateur Legagneux à Saumur étaient les événements les plus cités dans la presse locale. Les Angevins sont donc partis courageusement à la guerre, mais pas en chantant.

« Les soldats à l’ambulance de Torfou, 1914-1918 » par Mme Marie-Claude Guillerand.
	Cette communication, comme l’a souligné M. Bois, a montré, à travers les innombrables correspondances échangées, que tous les soldats savaient lire et écrire. C’était une avancée majeure qu’a permis l’école républicaine, l’énoncé des faits illustre aussi la réconciliation de l’Église catholique et de la République dans une communauté enseignante qui avait souffert de la loi sur les congrégations. 

« L’escadrille La Fayette, 1917-1918 » par M. Michel Garreau de Labarre.
	Le président de séance a rappelé que l’ambassadeur de France, qui était en fonction au moment de la période révolutionnaire, recommandait l’adoption par les États-Unis de mesures qu’il jugeait démocratiques, notamment le recours à l’usage de la guillotine. Cette attitude fut peu prisée et il dut abandonner son poste.

« Septembre 1914. Les combats du col de la Chipotte » par M. Jacques Maureau.
	C'est le récit de ces quelque deux semaines de combats acharnés, qui se sont déroulés dès trois semaines après la déclaration de guerre, autour d'un col du sud des Vosges.
L'histoire de ces affrontements extrêmement meurtriers est entremêlée des lettres authentiques d'un combattant  à ses parents, durant ces jours-là, relatant son terrible vécu.
	La Ière Armée française, commandée par le général Dubail, va s'opposer à la VIIème Armée allemande, commandée par Von Heeringen, qui se rue sur la ''trouée de Charmes'' pouvant lui permettre l'accès à l'ouest des Vosges.
	L'artillerie lourde allemande va faire des ravages dans nos rangs mais l'infanterie française opposera une résistance farouche, marquée par des avancées et des reculs,  qui, en fin de compte, permettra un succès français indiscutable, mais chèrement payé : plus de 4000 morts de notre côté.
	Les lettres du combattant, Georges, apportent un coté émouvant du quotidien vécu avec courage, malgré l'horreur du présent. 
	Georges, c'était le père de l'auteur...

« Reims, 1er septembre 1914 : les palmes qui sauvent » par M. Jean Morlong.
	Le 1er septembre 1914, les troupes allemandes se trouvent à l’approche de Reims. Au soir de cette journée, le général commandant l’armée allemande ordonne d’envoyer des parlementaires pour exiger la reddition de la forteresse de Reims. Le 2 septembre, la délégation chargée de remplir cette mission n’est porteuse d’aucun document justifiant de sa qualité. Malgré l’insistance des Allemands à protester de leur qualité de parlementaires, envoyés en mission pour négocier la reddition de Reims, afin d’éviter un bombardement de la ville, les autorités militaires françaises, constatant l’absence de sauf-conduit, ne prennent pas au sérieux leurs déclarations. Les considérant comme des espions, une cour martiale les condamne à être fusillés.
	Dans l’attente de l’exécution, un sous-officier allemand, se lamente d’être condamné à mort, alors qu’en temps de paix il a été décoré par la République française des Palmes Académiques. Après confirmation de l’obtention de cette décoration, l’ordre d’exécution est annulé pour tous les membres de la délégation. Le 1er octobre 1914, les Allemands sont reconduits dans leurs lignes.



SÉANCES DU 28 NOVEMBRE 2014 

Sont prÉsents 
M. Olivier d' AMBRIÈRES, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BRÉGEON, M. Georges CESBRON, M. Daniel COUTURIER, M. Joseph GIBOIN, M. Daniel GRUAU, M. Maurice FAËS, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIÈRE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, M. Jacques MAUREAU, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Jacques THOMAS.   membres titulaires. 

M. Jacques CHOPIN.   membre titulaire ÉmÉrite 

M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Noël BESSON, M. Jacques BIZARD, M. Philippe BONEF, Mme Luciole BOUCHÉ, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Dominique CHARBONNEL, M. Lionel COUPRIS, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, , M. Renaud FRANÇOIS, M. Michel GARREAU de LABARRE, M. Michel GUILLANEUF, M. Gildard GUILLAUME, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Jacques KERYELL, M. Jean-Marie LIMAL, M. Dominique MAILLARD, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, Mme Joëlle REMY, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Furcy SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Philippe TARDY-JOUBERT, Mme Maÿlis THURET.   membres associés. 

S’Étaient fait excusér :
Mme Monique ASTIÉ, M. Yves BARTHET, M. Philippe DAIN, M. Henri DELLACASA, Mme Elisabeth du RÉau, Mme Catherine LESSEUR, M. Philippe PICHOT-BRAVARD, M. Bernard RICHE, Mme Florence SOULEZ-LARIVIÈRE, M. Georges TIRAULT, M. Michel VAISSIER, Mme Elisabeth VERRY.   membres titulaires. 

Mme Simone BÉGUIER.   membre titulaire honoraire 

Mme Christiane ASTOUL, M. Robert AUDOIN, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jérôme BODIN, M. Jean-Pierre BOIS, Mme Laurence CHARVOZ, Mme Margreet DIELEMAN, M. Grégoire DUVAL, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, M. Jean-Louis GIARD, M. Paul IOGNA-PRAT, M. Gérard JACQUIN, Mme Monique JOLLIVET-DAVID, Mme Denise LAMAISON, M. Olivier MARTIN, M. Jean MORLONG, M. Yves NAUD, M. Michel PENNEAU, Mme Hélène POLOVY, Mme Jocelyne RENOU, Mme Sylvette ROBSON, M. Philippe ROCQUET, M. François-Christian SEMUR, M. Alain TRICOIRE, Mme Anne de VAUTIBAULT.   membres associés. 

SÉANCE PRIVÉE DU 28 NOVEMBRE2014

	Le président a ouvert la séance et annoncé la présentation de la candidature de deux membres associés :
- M. Roland Traccucci, qui a pour parrains M. Jacques Maureau et M. Henri Dellacasa, est ancien élève de l’École Centrale de Paris et Master of Science du MITI. Sa carrière professionnelle s’est déroulée entièrement à la société Framatome, où il a été directeur technique de la division « combustibles ».Il est, en outre, un spécialiste de la mécanique quantique ; il consacre volontiers ses loisirs à des recherches historiques. 
- Mme Catherine Auschitzky a été présentée par M. Jacques de Latrollière et par M. Jacques Maureau. Sa carrière professionnelle s’est déroulée en partie dans les services commerciaux de la société Du Pont de Nemours. Résidant dans la ville de La Flèche au moulin de la Tronstière, logis du XIVe siècle, elle a mené notamment des travaux généalogiques à la demande de la direction régionale des affaires culturelles et des recherches pour certains auteurs. 
Au terme du vote qui a suivi, l’un et l’autre candidats ont été admis dans notre compagnie. 
	M. Jean-Claude Remy a fait savoir qu’un déplacement à Paris d’une délégation de l’académie d’Angers, limitée à vingt-cinq personnes, serait organisé le mercredi 18 février 2015. M. Bourgeois, de l’Institut, membre d’honneur de notre compagnie, l’accueillera, de 11h à 12h, pour visiter la bibliothèque Mazarine. À 13h, un déjeuner aura lieu au mess de l’hôtel de la Marine, place de la Concorde, qui sera suivi d’une présentation des appartements de réception. Les candidatures sont à adresser au secrétariat, avec l’indication du numéro de carte nationale d’identité.

	Le président a donné ensuite la parole successivement à M. Joseph Giboin, à M. Jacques Maureau et à M. Olivier d’Ambrières.
M. Joseph Giboin a pris en charge la recherche d’éventuels bénéficiaires du prix de la Vocation du Conseil Général délivré par l’Académie. Cette récompense annuelle d’un montant de 1 000 € vise à honorer une personne ou une association, qui a permis de créer une relation sociale par le biais de la culture. Le bâtonnier Giboin a demandé à l’assemblée de lui faire connaître les groupements qui auraient pris des initiatives allant dans ce sens. Un jury composé du président, d’un représentant du Conseil Général, et d’un membre de l’Académie, décidera du choix du lauréat.

M. Jacques Maureau a représenté l’Académie à l’assemblée générale de l’association « Les Lyriades de la langue française » du 30 septembre dernier. L’association vit une période très difficile en raison de la modicité de ses ressources financières et de l’appui insuffisant des collectivités du département ; les locaux mis à sa disposition à Angers par le Conseil Général vont lui être retirés. La qualité de ses travaux est reconnue mais ils souffrent d’un déficit de notoriété. Le programme des quinze conférences prévues pour 2014-2015 présente un grand intérêt.
	Une assemblée générale extraordinaire va se tenir, en janvier prochain, pour arrêter les décisions rendues nécessaires par cette conjoncture alarmante. D’ici là, des contacts seront pris avec les responsables du département par le président, en instance de départ, au sujet du projet de création d’une « cité internationale de la langue française et son parcours associé ».

	Aux Journées Julien Gracq qui se sont tenues à Saint Florent Le Vieil du 3 au 5 octobre, M. Olivier d’Ambrières a représenté l’Académie ; M. Hervé de Charette, M. Georges Cesbron et M. Pierre-Marie Betton étaient également présents. La demeure de l’auteur, où se sont déroulées son enfance et les dernières années de sa vie, est devenue une résidence d’écrivains, d’artistes et de chercheurs. La maison abrite aujourd’hui trois appartements indépendants ; le salon où il recevait ses visiteurs sert maintenant de lieu d’accueil.  Dans le grenier à sel qui lui est contiguë, vont s’ouvrir en fin d’année, d’une part la chambre des cartes qui rappelle Gracq le géographe, d’autre part, une bibliothèque pouvant accueillir 90 personnes. 
Libres propos sur ces rencontres Gracq dédiées à la guerre et à la paix 
	Une douzaine d’auteurs est  intervenue, dont M. Jacques Boislève, qui a dirigé le numéro spécial de la revue 303 sur Julien Gracq, M. Jérôme Ferrari, prix Goncourt en 2012 pour « Le Sermon sur la chute de Rome », M. Philippe Le Guillou, qui a consacré à Gracq ses « Fragments d’un visage scriptural », « Le déjeuner de bord de Loire » et « Le dernier veilleur de Bretagne » et M. Jean-Louis Tissier, qui a publié une de ses conversations avec l’auteur dans l’ouvrage « Entretiens », aux éditions José Corti. Leur objectif était d’expliquer en quoi cette œuvre sert à décrypter notre époque et comment on peut la faire dialoguer par personnes interposées. C’est ainsi que plusieurs rapprochements ont été opérés avec des écrivains qui ont été témoins des mêmes événements. Ont été évoqués, tour à tour, Jean-Paul Sartre, Claude Simon et Ernst Jünger. La lecture de Gracq est enrichie par leur lecture.

Gracq et Jean-Paul Sartre : Ils sont, l’un et l’autre, anciens élèves de l’école Normale Supérieure, anciens adhérents au parti communiste et ils ont vécu la drôle de guerre. Les différences sont néanmoins nombreuses, Sartre a été engagé dans la Résistance et a exercé un rôle politique actif auprès de ses contemporains. Il représentait pour Gracq le sentiment du non. « La nausée », c’est la charge du ressentiment total. Non à la nature, non à la société existante, non à la procréation, non à la gloire littéraire ». Pour Gracq, « le monde extérieur existait. Son sentiment de très vigoureuse existence s’accompagnait du sentiment du oui ». « Les carnets de la drôle de guerre » sont le témoignage de Sartre, un soldat quelconque, dans un état de mobilisation oisive. Antimilitariste, simple soldat, il manifestait une volonté profonde de ne pas se battre. Cette période fut pour le philosophe une réflexion sur lui-même et une remise en cause, qui le précipita dans l’action politique. Gracq voit le côté dérisoire de l’armée française, ils n’ont pas de matériel, ils vont subir. La guerre est présentée comme un spectacle, comme un grand déménagement. La longue attente organise l’irresponsabilité collective.

Gracq et Claude Simon : Bien que très proches par l’âge, ils ne se sont .probablement pas beaucoup fréquentés. Il est significatif de noter que Gracq ne parle à aucun moment de Simon, dans les deux tomes de ses écrits publiés dans la collection de la Pléiade. On peut néanmoins rapprocher « La route des Flandres » et « Les manuscrits de guerre » découverts en 2011 dans les archives laissées par le solitaire de Saint Florent le Vieil et présentés en séance à l’Académie d’Angers par le professeur Georges Cesbron ; ils ont servi de matériau pour « Un balcon en forêt ». Ils relatent la vie du lieutenant Poirier, du 10 mai au 2 juin 1940, trois semaines de drôle de guerre près de la frontière belge. Encerclé ensuite au voisinage de Dunkerque, il sera fait prisonnier. Il est très perspicace sur le moral des troupes, une cohorte enivrée. Il est peu chaleureux et moqueur vis-à-vis de ces Bretons alcoolisés. Dans cette situation dramatique, ne naissent ni camaraderie, ni sympathie. « La route de Flandres » de Claude Simon, prix Nobel de littérature en 1985, est fondée sur le vécu et se déroule de façon non chronologique. Y sont présents la violence, l’homme et le monde sensible, l’homme et la nature, l’homme et ses rapports familiaux.
	Les thèmes communs aux deux œuvres sont la déroute, l’absence d’événements, l’érotique de l’écriture, et la relation entre le vécu et la fiction.
La déroute est acceptée avant le combat, Gracq relate une accumulation de faits marqués par l’incohérence, qu’il s’agisse des ordres, du découragement, du désir de désertion, de l’abus d’alcool. C’est la répétition d’un quotidien minable et sans héroïsme. L’ennemi est omniprésent, mais sans visage. « La route de Flandres » met en avant un régiment de dragons à cheval, les manœuvres dans le froid, les charges de cavalerie contre des panzers, la marche avec un colonel et un commandant qui seront tués au cours de la retraite. La guerre est une manifestation de l’intermittent, la grande confrontation est différée, seul le combat permet de sortir de l’attente. L’état technique de l’armée française est une constante du ridicule, même les morts sont présentés comme idiots. La guerre est aussi la cause de sentiments exaltants, la présence de Corine, l’épouse infidèle, conduit aux phantasmes, de même que celle de Monna dans « Un balcon en forêt ». 
Gracq et Ernst Jünger : Ce tête à tête permet de faire converser deux écrivains à travers leurs œuvres, bien qu’il s’agisse de personnalités tout à fait différentes. Au plan des études, Jünger a été scolairement déficient, alors que Gracq a été un élève brillant. Dans l’armée, l’un a été proche et admiré de ses hommes, l’autre était plutôt distant et sans empathie. L’un a été chef de section dans les corps francs, engagé aux premières lignes et côtoyant sans cesse des dangers extrêmes, l’autre fut un observateur ironique au milieu de la drôle de guerre. L’un a été un nationaliste engagé proche des nazis, mais sans jamais adhérer au parti, et ayant écarté les offres de l’hitlérisme, l’autre, anti-nazi, a été sur la réserve vis-à-vis d’une telle mobilisation. L’un s’est rapproché, après la guerre, des responsables politiques au plus haut niveau et a été appelé aux plus grands honneurs, l’autre s’est tenu éloigné des hommes de gouvernement. L’un était agnostique, l’autre s’est converti officiellement au catholicisme, sans adhérer toutefois aux dogmes d’une religion. L’un s’est marié deux fois, l’autre est resté célibataire. Tous ces aspects sont explicités en détail par Julien Hervier, biographe incontournable et traducteur de Jünger 
	Pourtant Gracq a été fasciné par « Sur les falaises de marbre », dont il a acheté la traduction à la librairie de la gare d’Angers, en novembre 1942 ; il a lu le livre, assis sur un banc du boulevard, d’une traite sans s’arrêter. Cet ouvrage le laissa vide et changé. « Que la lecture d’un seul livre puisse rendre ainsi le sentiment enchanté de la libre communication entre les esprits au travers des pires interdits du moment, ce serait assez pour ne pas l’oublier. Depuis que j’ai ouvert son livre, je n’ai cessé de vivre dans sa familiarité enrichissante et stimulante comme on vit derrière des trésors cachés ».  La découverte de cette œuvre a été un choc, comme a été pour lui la découverte du surréalisme d’André Breton. «Rien ne peut paraître plus stimulant pour le lecteur français que l’œuvre de Jünger qui me parait une tentative grave, pondérée, attentive de lecture et parfois de décryptement de l’univers ». Il est entré sur un territoire qui n’a rien à voir avec le monde de la réalité. Il y a trouvé des récits symboliques et emblématiques, un art qui se rapproche de l’héraldique et du vitrail, qui procède à l’érosion des contours ; il découvre un monde qui se suffit à lui-même. Il est fasciné par une œuvre hautaine avec des rochers sur lesquels ne grimpe pas n’importe quel lecteur. Une œuvre qui, par son sens symbolique, rassemble autour d’elle la possibilité d’une société secrète. Son influence se ressent dans « Le rivage des Syrtes ».
	Les intervenants se sont demandé si Gracq avait eu, au départ, quelque information sur le passé nationaliste de Jünger. Il semble que non, à la différence de Breton, qui, le sachant, a déploré le goût de la guerre pour la guerre de Jünger et s’est montré très critique à l’égard de son oeuvre. Après avoir lu « Sur les falaises de marbre », Gracq partira à la découverte de l’homme. Ils vont se rencontrer à Paris, en 1952, et Gracq éprouvera un véritable enchantement pour un homme totalement accompli, tel qu’on le trouve dans les écrits de Nietzsche. Dans « Préférences », il va donner, en 1959, un recueil sur ceux qui sont pour lui des phares, comme Rimbaud, Lautréamont et Jünger. Gracq a été dans l’armée, l’attitude courageuse au combat a un sens pour lui. Jünger a su mener des hommes, Gracq, lui n’a pas eu l’occasion de disposer de sections de combat aguerries ; il a été marqué par la guerre et par les images qu’il avait conservées, à la lumière des journaux qu’il lisait pendant la guerre de 1914-1918. Il revenait souvent sur ces souvenirs, évoquant le maire de Saint Florent le Vieil annonçant aux familles le décès de l’un des leurs. C’était une dimension de l’histoire qui lui était chère. Ils ont été, tous deux, sensibles à la nature et à la valeur poétique du monde avec ses oiseaux et ses papillons. Pour Jünger, le jardin était une source d’enchantement avec l’alternance des saisons   
	Ils se sont éteints à la même époque. En 1997, Julien Gracq sera incinéré dans la plus grande simplicité au crématorium de Montreuil-Juigné, en 1998 la cérémonie d’adieu de Jünger, l’homme aux quatorze blessures et l’un des artisans de la réconciliation franco-allemande, se déroulera dans la petite église de Wilflingen. Son corps gagnera le cimetière tout proche, placé sur un affût de canon tiré par quatre chevaux noirs. 


SÉANCE PUBLIQUE DU 28 NOVEMBRE 2014

	La séance a été ouverte par M. Jean-Claude Remy qui en a confié la conduite au professeur Josette Fournier, présidente de la section des Sciences Humaines et Sociales. Les orateurs inscrits étaient M. Jacques Keryell, Mme Jeanne Duval-Le Goff et Mme Josette Fournier.

«L’esthétique musulmane arabo-persane » par M. Jacques Keryell, qui a résidé pendant de nombreuses années dans les pays arabes et qui a consacré un ouvrage à Louis Massignon.
	Toutes les grandes cultures, malgré leurs différences, présentent des points de convergence, qui sont des valeurs d'un humanisme fondé sur une profonde ontologie de la personne humaine. Et, s’il y a dialogue de cultures, c'est bien à ce niveau qu'il faut le situer
Mais qu'est-ce donc que l'art musulman ? On pourrait dire que c'est le résultat d'un étonnant brassage, qui mêla puis cristallisa des arts préislamiques et contemporains, et d’où surgirent des styles nouveaux. Ces créations picturales, architecturales relèvent d'une civilisation multinationale et polyglotte. La fin du VIIe siècle et le XVIIe siècle en marquent les frontières dans le temps. L'esthétique musulmane est tout d'abord l'application aux arts de la profession de foi de l'islam. L'objectif de l'artiste musulman est de transcender la matière.
L'esthétique de l'art musulman sera toujours une esthétique du concept. 
Cette esthétique musulmane vient en fait de la vision spécifique que l'islam a du monde. Toutes les formes de l'univers ne sont que le symbole de Dieu, l’Un s'y reflète, s’y révèle à travers le multiple. 
Ce principe d'unité implique une conception vivante, unique, dynamique, dynamisante et de cette conception découle un certain rapport de l'homme avec la nature.
Comme l’a écrit Jacques Maritain « L'art de l'islam est orienté vers l'harmonie mathématique et l'ordre rythmique. Et pourtant dans toutes ses rosaces et ses arabesques, dans toutes ses guirlandes et ses palmes, dans ses fleurs et ses festons et dans le plaisir qu'il prend à la couleur, il trahit involontairement une vive sensualité consumée aux feux raffinés de l'intellect, de la subjectivité créatrice dont il procède ».

« La saga des Combier, une famille originaire du Mâconnais installée dans le Saumurois depuis 1834 » par Mme Jeanne Duval-Le Goff, qui signale la présence, dans la salle, du directeur de la maison Combier, M. Franck Choisne.
	Jean Combier, qu’on nommera par la suite Jean-Baptiste, est né aux Monterrains, joli hameau de la commune de Serrières, situé à une quinzaine de kilomètres de Mâcon. Alors qu’il n’est encore âgé que de sept ans, aîné de cinq frères et sœurs, il perd son père, Philibert Combier. Sa mère, Anne Demaisy, jeune veuve, se remarie assez rapidement et met de nouveau au monde six enfants.
	Jean-Baptiste Combier quitte la maison très jeune et part faire son apprentissage de confiseur à Mâcon. C’est en 1834 qu’il se marie et s’installe à Saumur comme confiseur, au 61 de la rue Saint-Jean. Comme c’était souvent le cas au XIXe siècle, il avait pour habitude de fourrer à l’alcool certains de ses bonbons. Quelques années plus tard, il cède son fonds de confiserie, mais conserve « tout ce qui concerne l’art du distillateur » et s’installe avec son épouse et leurs trois enfants entre la rue Saint-Nicolas et la rue Beaurepaire, dans une traverse essentiellement composée de parcelles de jardins.
	Au milieu du XIXe siècle, Saumur comptait une vingtaine de liquoristes, sans doute grâce aux fruits exotiques et au sucre brut que les gabares faisaient remonter sur la Loire.
Jean-Baptiste confia assez rapidement à son fils James des responsabilités dans l’entreprise, jusqu’à créer, en 1866, une société. Ils étaient tous deux farouches républicains et anticléricaux, Jean-Baptiste avait même passé quelques jours en prison pour « propos séditieux » et James s’était rendu à Tours pour y rencontrer Gambetta.
	Ces deux hommes avaient aussi l’esprit d’entreprise. Sur les terrains acquis, le père avait fait construire plusieurs bâtiments dont la belle salle de distillation, à l’image, en réduction, du manège des écuyers voisin, et acheté une dizaine d’alambics. Ainsi, dès 1852, il était déjà reconnu pour son curaçao Triple-Sec et ses liqueurs et il gagnait ses premières médailles. Avec le fils, l’entreprise prit son plein essor, collectionnant à eux deux quelques dizaines de médailles, régionales, nationales, et internationales (Paris, Londres et même Philadelphie en 1876 !). L’entreprise possédait des bureaux non seulement à Saumur, mais aussi à Paris, à Marseille, à Alger, à Londres, en Amérique, et jusqu’à Sydney, ainsi qu’un entrepôt au Grand Préau de la Halle aux Vins.
	James, franc-maçon, participa activement au renouveau de la loge de la Persévérance. Très impliqué dans la vie de son entreprise ainsi que dans celle de sa commune, il assura ses ouvriers, attribua une pension aux veuves de deux d’entre eux, décédés lors d’un accident à la distillerie, et, en parallèle, créa une boulangerie coopérative, fit réaliser l’éclairage public au gaz et rénover le service d’eau de la ville. Il fit aussi créer une école maternelle, ainsi que le grand collège municipal de jeunes filles. La reconnaissance de ses concitoyens fit de lui, en 1882, le premier maire élu de Saumur.
	Après le décès de James Combier, en 1917, l’entreprise resta quelques années dans la famille avant d’être rachetée et de passer entre les mains de plusieurs sociétés, en dernier lieu le groupe Bollinger. Franck Choisne, après de très brillantes études, est entré chez Combier en mai 1994. Il n’y avait plus à ce moment-là que quatre employés et la distillerie fonctionnait encore de façon entièrement artisanale, avec les alambics en cuivre datant du XIXe siècle et au milieu d’une architecture métallique de l’école Eiffel. Franck Choisne est parvenu à racheter l’entreprise en décembre 2000 et à passer d’à peine plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires à 3 millions d’euros avec un effectif de 17 personnes en 2014.
	Des 2 000 m2 d’origine, les bâtiments vont tripler de surface, avec l’acquisition toute récente du manège Bossut, en conservant le savoir-faire ancestral et une production entièrement artisanale, dans la salle de distillation réalisée par Jean-Baptiste Combier au milieu du XIXe siècle.
	Deux mots à propos de l’absinthe : dès 2007, Franck Choisne décida de la faire légaliser. Au bout de trois ans, il réussit à faire modifier le décret de 1988, puis, en 2011, à faire abroger la loi interdisant la production et la distribution de l’absinthe.
	Comme au milieu du XIXe siècle, la distillerie est toujours réputée pour sa liqueur d’oranges, ses absinthes supérieures, son Élixir, son « Véritable » Guignolet d’Anjou et beaucoup d’autres produits.

« Charles Menière (1816-1887), frère de Prosper et historien des pharmaciens d’Angers » par Mme Josette Fournier.
	Charles Menière (1816-1887) est le jeune demi-frère du docteur Prosper Menière (1799-1862), accoucheur de la duchesse de Berry (1833), médecin en chef de l’Institution des Sourds-Muets et auriste érudit. Charles fait des études de pharmacie à Paris, où il gardera et entretiendra de précieuses relations. Revenu à Angers, il tient une officine place du Pilori. En 1871, il devient pharmacien en chef de l’Hôtel-Dieu d’Angers, dont il saura exploiter les archives. Il adhère dès sa création, en 1857, à la Société académique de Maine-et-Loire, aux travaux de laquelle il contribue par d’importants mémoires. Parmi eux, se trouvent des « Notes pour servir à l’histoire des pharmaciens d’Angers » (1859), qui paraîtront aussi, la même année, dans le Journal de chimie médicale, de pharmacie et de toxicologie de l’académicien Alphonse Chevallier (1793-1879). Sur ce sujet, Charles Menière a laissé deux gros manuscrits inédits de 257 et 230 pages à la Bibliothèque de la faculté de pharmacie de Paris, dont le contenu présente le plus grand intérêt.
Le 3 août 1867, il signe comme membre fondateur, avec dix confrères, la demande d’autorisation d’une Société de pharmacie, adressée au Préfet. 
Il n’a pas limité ses recherches et son érudition à la ville, où il est né et a exercé son activité professionnelle ; en effet, il a été, par exemple, un collaborateur constant et fécond du Répertoire de pharmacie d’Apollinaire Bouchardat (1809-1886), depuis la création de ce périodique national en 1845, jusqu’en 1875. Ses œuvres ont trait à la pharmacologie, à la minéralogie, à l’hydrologie et même à la philologie.








Carnet de l’Académie
DÉcÈs : 
Mme Joëlle Remy et M. Jean-Claude Remy ont eu la douleur de perdre une de leurs petites-filles : Marie Remy.
L’Académie exprime sa vive sympathie aux grands-parents, parents et à la famille.




Visite de l'Hôtel de la Marine à Paris
mercredi 18 février 2015 

11h00 : Visite des bibliothèques de l’Institut de France (sous réserve)
13h00 : Déjeuner au restaurant de l’hôtel de la Marine
14h00 : Visite de l’hôtel de la Marine 
Le nombre de places est limité à 25 personnes. 
L’inscription est obligatoirement à prendre auprès du secrétariat (avec communication  du numéro de la carte d’identité) avant le 15 janvier 2015. 


L’accueil à l’académie est assuré
du mardi au jeudi de 13h30 à 17h30
et 
le vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 18h30


Olivier d’Ambrières 
Secrétaire Général

Directeur de la Publication : Jean-Claude REMY.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938								 
Dépôt légal décembre 2014							      Tél.   : 09. 61 .46. 99. 35
Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
Site Web : www.academie-dangers.com
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