BULLETIN JANVIER 2014

 
L’accueil à l’académie est assuré
du mardi au vendredi de 13h30 à 17h30




	 L’Académie tiendra séance les : 


Vendredi 7 février 2014
Hôtel de Livois

16h00
                                                                                                    Séance publique

« Une vue panoramique de l’histoire du Tribunal de Commerce d’Angers de 1564 à 2012.» 
    par M. Alain Saulnier.

« Jacques Pierre et la Taverne aux poètes, 50 années au service de la poésie et des Arts plastiques.»
     par M. Maurice Faës.






Vendredi 21 février 2014
Hôtel de Livois

15h00

Assemblée Générale

16h00
Séance publique

- «  Les Cent Jours en Anjou. » par M. Henri-Dominique Dersoir.

« La collection du Clark Institute : les trésors impressionnistes d’un mécène américain. » par M. Noël Besson.




SEANCES DU 20 DECEMBRE 2013

Sont présents 
Mme Marie-Rose ALBRECHT, M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Yves BARTHET, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, M. Georges CESBRON, M. Jacques CHOPIN, M. René COMBRES, M. Daniel COUTURIER, M. Philippe DAIN, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Claude FERRAND, Mme Josette FOURNIER, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques-Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. François PIGNIER, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, M. Jacques THOMAS, M. Etienne VACQUET, M. Michel VAISSIER.   membres titulaires. 


M. Pierre ALLAIN, M. Raymond BATTAIS, M. Jacques BIZARD, M. Yves CADOU, M. Benoît DELTOMBE, M. Jacques FERGON, M. Gérard GAILLY, Mme Jeanne de GÉRIN-RICARD, M. Rémy GERNIGON, M. Daniel GRUAU, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. René JAMES, M. Jean-Louis de LA CELLE, M. Michel LAVEDRINE, M. Gérard LESAGE, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Michel PENNEAU, Mme Joëlle REMY, Mme Jeanne ROGUET-PRIN, M. Gonzague SAINT-BRIS, M. Bernard SARTON du JONCHAY, M. Clément SAVARY, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE.   membres associés. 


S’Étaient fait excusér :
Mme Marguerite Cécile ALBRECHT, Mme Simone BEGUIER, M. Claude CHEREAU, M. Henri DELLACASA, M. Maurice FAES, Mme Catherine LESSEUR, M. Guy MASSIN-LE GOFF, M. Michel PECHA, M. Georges TIRAULT.   membres titulaires. 

Mme Christiane ASTOUL, M. Max BARAT, M. Louis-Marie BEAUVOIS, Mme Luciole BOUCHE, M. Henri BRAULT, M. Jean-Claude BROUILLARD, M. Dominique CHARBONNEL, Mme Laurence CHARVOZ, Mme Pascale GREMONT, M. François LECOQ-VALLON, Mme Anna LEICHER, M. Olivier MARTIN, Mme Marie-Thérèse MOIGNET, Mme Sylvette ROBSON, Mme Françoise TETU DE LABSADE, M. Alain TRICOIRE, Mme Marie-Louise TRIOLLET, Mme Anne de VAUTIBAULT.   membres associés. 


SEANCE PRIVEE 

	Le président a ouvert cette dernière séance de l’année et a donné quelques informations au sujet de l’activité des prochains mois :
- Pour prendre le relais des sorties architecturales organisées avec talent par M. René Combres, il a été décidé de retenir une formule privilégiant des voyagistes intermittents. C’est ainsi qu’en 2014, Mmes Elisabeth d’Orsetti et Maylis Thuret ont proposé une tournée dans le Baugeois autour de l’église romane de Pontigné sous la conduite du maire de la commune, de l’apothicairerie de Baugé et de la maison emblématique de M. et Mme Georges Tirault. Après un déjeuner à Échemiré, l’après-midi sera consacrée à l’église de Jarzé et à la chapelle Notre Dame de Montplacé. La date retenue est le mercredi 4 juin.
- Pour renforcer l’insertion de l’Académie dans le département, il apparaît nécessaire d’élargir le cercle des recrutements, en intéressant notamment les universitaires qui ne sont pas assez nombreux et tous ceux qui concourent à un titre ou à un autre à la vie culturelle.
- Des projets de voyage ont été envisagés, comme les peintres de l’Europe du Nord en 2015 avec M. Jacques Maureau, les souvenirs laissés par les princes d’Anjou en Aragon, les champs de bataille à l’Est de la France, ou l’empreinte des Plantagenêts en Angleterre.
- La réunion annuelle des membres récemment élus se tiendra au printemps sous la direction de Mme Elisabeth du Réau. 
	Sont intervenus ensuite M. Pierre Bouvet, premier vice-président, pour rappeler les règles à respecter pour la présentation des communications, et M. Daniel Couturier, deuxième vice-président, pour annoncer la tenue prochaine du colloque « Les Fleuves, axes de migration et de colonisation » Regards croisés Loire-Saint Laurent, du 6 mai au 1er juin 2014. Les thèmes retenus sont les fleuves, axes d’échanges et de commerce, les explorations humaines sur les fleuves, la place du patrimoine dans la structuration du paysage. Le dossier a été pris en charge par la section Sciences ; Mme Monique Astié présentera dans le cadre du colloque une communication sur « Les fleurs invasives dans le Saint Laurent ».

	Une candidature de membre associé a été présentée par MM. Daniel Couturier et Michel Vaissier :
- M. Jean-Louis Giard, directeur de collections aux éditions de Provence, puis directeur à « Cheminements» éditions et, aujourd’hui, directeur aux éditions Saint Léger. 
	Il a été élu au cours de la séance.

	Le président a installé M. Gérard Lesage, inspecteur général de l’Administration, élu membre associé en octobre dernier, qui prenait séance pour la première fois.


SEANCE PUBLIQUE 

	M. Jean-Claude Remy a ouvert la séance et procédé à l’installation de M. Gonzague Saint-Bris, membre associé, qui prenait séance, entouré de ses parrains M. Jacques Maureau et M. Pierre Bouvet. Il a exprimé sa gratitude à l’Académie qui l’a élu et à son parrain M. Jacques Maureau pour sa communication relatant l’attitude héroïque de ses grands-parents, Jean et Carmen Saint Bris. Dénoncés, ils furent arrêtés pendant la guerre pour avoir hébergé des aviateurs anglais ; déportés en Allemagne, ils vont mourir dans les camps en 1944. 

	Le président a donné ensuite la parole aux deux orateurs inscrits, M. Clément Savary et Mme Jeanne de Gérin–Ricard.

« L’Héraldique dans les litres angevines» par M. Clément Savary.
	(Résumé non fourni)
	Cette communication présentée avec brio par M. Clément Savary, étudiant à l’Ecole du Louvre et le plus jeune membre de notre compagnie, a suscité un vif intérêt et a été chaleureusement accueillie. L’orateur a bien illustré le double rôle des litres, les unes permettant de disposer d’une ornementation temporaire au moment des funérailles, les autres constituant un décor permanent. Celles-ci étaient le plus souvent peintes et façonnées après les obsèques; certaines survivent aujourd’hui. Il s’agit d’une parure destinée à transmettre un message ; probablement nées vers le XIIIe siècle, elles ont subsisté jusqu’au début du XIXe siècle. Les anciennes familles affirment ainsi leur présence sur un territoire. M. Jacques Chopin a apporté quelques précisions sur les armes des Girard de Charnacé que l’on trouve dans l’église du Lion d’Angers. M. Etienne Vacquet a souligné la difficulté qu’il y avait à bien discerner les blasons qui figurent dans les différentes chapelles d’une même église. M. Pierre Bouvet a rappelé qu’il existait un droit de litre régissant les décors profanes dans un lieu sacré. Souvent fondées par des seigneurs, les églises offrent à leurs familles un droit de représentation et une légitimité, en même temps qu’un droit de regard sur la nomination des servants




« Une religieuse trappistine de Laval au Japon (1902-1915) » par Mme Jeanne de Gérin–Ricard.
	(Résumé non fourni)

	Au cours de la discussion qui a suivi, les questions ont porté sur les documents consultés (les 145 lettres adressées à la trappe de Laval par sœur Marie Bergman de 1902 à 1915), l’importance de la communauté chrétienne au Japon, pays peu ouvert aux influences religieuses extérieures (environ 500 000 chrétiens au sens large, ils sont très minoritaires), les rapports avec la trappe de Laval (il existe dans l’ordre des liens de parrainage entre les abbayes en fonction de leur création), sur l’influence de Saint François Xavier au Japon (venu d’Espagne, il a évangélisé le Japon, où il est vénéré par les catholiques), les réactions des Japonais au sujet de l’habit monastique (c’était pour eux un signe de reconnaissance qui était respecté) et sur la présence des Japonais sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle (ils y viennent par dizaines depuis une dizaine d’années, même s’ils ne sont pas catholiques), les Japonais qui font des dons pour la bibliothèque vaticane (sans être catholiques, ils envoient des fonds par respect pour les valeurs culturelles).  


SEANCE PUBLIQUE DU 10 JANVIER 2014

Sont présents 
M. Olivier d' AMBRIERES, Mme Monique ASTIE, M. Yves BARTHET, M. Régis de BELENET, M. Benoît BOUMARD, M. Pierre BOUVET, M. Christian BREGEON, M. Georges CESBRON, M. René COMBRES, M. Daniel COUTURIER, Mme Yvette DAMS-MONVILLE, M. Henri DELLACASA, Mme Elisabeth du Réau, Mme Josette FOURNIER, M. Luc LARGET-PIET, M. Jacques-Marie de LATROLLIERE, Mme Marie-Magdeleine LE DALL, M. Serge LE POTTIER, M. Henri LEGOHEREL, Mme Catherine LESSEUR, M. Jacques MAILLARD, M. Jacques-Henri MARTIN, M. Jacques MAUREAU, M. Michel PECHA, M. Jean-Claude REMY, M. Bernard RICHE, Mme Florence SOULEZ-LARIVIERE, M. Jacques THOMAS, M. Georges TIRAULT, M. Michel VAISSIER, Mme Elisabeth VERRY.   membres titulaires.

Mme Christiane ASTOUL, M. Robert AUDOUIN, M. Max BARAT, M. Raymond BATTAIS, M. Louis-Marie BEAUVOIS, M. Jacques de BELENET, M. Pierre-Marie BETTON, M. Jacques BIZARD, Mme Françoise BIZARD, M. Philippe BONEF, M. Henri BRAULT, Mgr Laurent BREGUET, M. Yves CADOU, Mme Maryvonne CHANTEUX, M. Benoît DELTOMBE, M. Henry-Dominique DERSOIR, Mme Jeanne DUVAL-LE GOFF, M. Jacques FERGON, M. Gérard GAILLY, M. Daniel GARANDEAU, M. Rémy GERNIGON, M. Jean GRELON, Mme Pascale GREMONT, M. Daniel GRUAU, M. Michel GUILLANEUF, M. Claude-Serge GUILLEMAIN, Mme Claude GUILLEMAIN, M. Gérard JACQUIN, M. René JAMES, Mme Monique JOLLIVET-DAVID, M. André JOUBERT, M. Jacques KERYELL, M. François LECOQ-VALLON, M. Didier LEROY, M. Gérard LESAGE, M. Jean-Marie LIMAL, M. Pierre MACHEFER, M. Dominique MAILLARD, M. Olivier MARTIN, Mme Christiane MULOCHER-GAIRE, M. Bruno PARMENTIER, M. Jean-Claude PAVION, M. Michel PENNEAU, M. Olivier RAYMOND, Mme Joëlle REMY, M. Jean ROBERT, M. Bernard SARTON du JONCHAY, M. Alain SAULNIER, M. Jean-Marc SEGUIN, M. Furcy SOULEZ-LARIVIERE, M. Claude TROUVELOT.   membres associés. 

S’Étaient fait excusér :
Mme Simone BEGUIER, M. Philippe DAIN, M. Maurice FAES, M. Xavier MARTIN, M. François PIGNIER, M. Edmond RUBION.   membres titulaires

M. Michel BERNARDIN, M. Jérôme BODIN, M. Roger BOISSEAU, Mme Luciole BOUCHE, Mme Laurence CHARVOZ, Mme Margreet DIELEMAN, M. Grégoire DUVAL, M. Pierre-Anne FORCADET, Mme Frédéricque FORCADET-BODIN, Mme Christine LEDUC-GUYE, Mme Chantal MAUGEAIS, M. Jean MAUGEAIS, M. Jean MORLONG, M. Yves NAUD, Mme Hélène POLOVY, M. Geoffrey RATOUIS, Mme Jocelyne RENOU, M. Charles-Marie REYE, Mme Sylvette ROBSON, M. Pierre SCHMITT, M. François-Christian SEMUR, Mme Françoise TETU DE LABSADE, Mme Anne de VAUTIBAULT.   membres associés. 

	Au cours de cette séance d’ouverture de l’année civile, le président a accueilli M. François Burdeyron, préfet de Maine et Loire, membre d’honneur de l’Académie d’Angers ; il l’a vivement remercié de venir prendre part à notre assemblée. M. Jean-Claude Remy a présenté ensuite l’historique de notre compagnie, son organisation et le déroulement de ses travaux qui représentent une contribution de qualité à la vie culturelle de la Cité.
	Pour 2014, le président a adressé ses meilleurs vœux aux participants et fait part avec regret du décès de deux de nos confrères :
- M. Pierre Coulon, membre associé depuis 2007 ; il avait été bâtonnier du barreau de Saumur où il avait fondé l’association d’aide aux victimes.
- M. Pierre Bon, membre associé depuis 2007, ancien professeur de sciences naturelles.


	M. Burdeyron a développé ensuite une communication intitulée « La force des faiblesses ou la dictature des minorités ?  »
	L’orateur a évoqué l’évolution de la démocratie dans le monde, ses formes qui peuvent varier, ses errements et les crimes que l’on peut commettre en son nom sous le couvert de la vertu. Deux processus sont susceptibles de conduire à la tyrannie, l’oppression de la majorité et la dictature des minorités. C‘est ainsi que Socrate a été mis à mort et que Hitler a déclaré obsolètes les règles antérieures ; seuls des garde-fous comme les constitutions ou les traités internationaux peuvent imposer des limites aux abus de droit. La dictature des minorités apparaît quand se conjuguent des groupes de pression et des modes qui ont l’appui des médias. Cela aboutit à l’adoption de règles qui répondent à des revendications retentissantes. On le remarque dans le domaine de l’environnement, dans celui des normes sanitaires et aussi dans l’évolution des mœurs. Apparaissent ainsi des lois adoptées sous le coup de l’émotion au sujet du mariage, de la filiation ou du respect de la vie. Ces minorités bien organisées bénéficient de l’appui de la majorité ; la compassion devient plus importante que la règlementation. Ceux qui ne peuvent s’exprimer dans ces moments de dérives sont les véritables perdants.


 « L’esprit et le Progrès » par M. Jacques de Latrollière.
	L’esprit humain a toujours conçu et réalisé des développements dans tous les domaines. Mais les progrès des sciences n’ont pas abouti nécessairement à des progrès de l’esprit. L’esprit n’est en progrès que si sa démarche permet un réel épanouissement des hommes, en particulier si l’environnement politique et social accompagne leur effort personnel. Les Académies, aux XVIIIe et XIXe siècles, participant aux grands changements de cette époque, ont pu mesurer que des idées novatrices, nécessaires au progrès, ont été souvent trahies par des réalités moins généreuses. La communication en propose des exemples qui appellent à une réflexion sur les nouveaux enjeux de la civilisation du XXIe siècle qui se construit. La question fondamentale demeure que le progrès ait cette dimension éthique au service de l’homme dans la société. 

Extraits des débats 

	C’est le thème retenu en 2013 par la conférence nationale des Académies. Cette affirmation est sans doute ambitieuse, car elle suppose que l’esprit humain est capable de concevoir des réalisations qui, dans le passé et dans le présent, ont été systématiquement des progrès pour l’humanité. Elle veut dire que le progrès se situe dans le développement. L’histoire nous amène à penser que le développement d’une réalisation matérielle ou d’une idée n’est pas nécessairement un progrès pour l’esprit. Une dimension spirituelle a pu manquer à la base. L’esprit a toujours un rapport avec le progrès, mais il n’est pas toujours en progrès.   
	Il ne faut pas nommer progrès des recettes temporaires qui aboutissent à favoriser un groupe plutôt qu’un autre. L’esprit n’est en progrès que si sa démarche permet un réel épanouissement de l’homme dans la durée, mais cette définition n’est pas retenue par certains confrères des autres académies. L’épanouissement d’un homme dépend de sa volonté au service de son intelligence, mais il dépend aussi de l’environnement dans lequel il vit. Si la société politique interdit la liberté de penser et d’agir, l’exercice des responsabilités devient périlleux. Les régimes totalitaires en donnent des exemples qui n’appartiennent pas seulement au passé. Si la société économique maintient les familles dans des conditions précaires, le bien-être matériel s’en ressent et l’accès à l’éducation et à la culture en est affecté. Le progrès de l’esprit est une œuvre collective, non pas le résultat d’une pensée unique, mais un accord sur certaines valeurs qui permettent l’épanouissement des hommes. Les pays qui disposent d’une avance technologique et économique doivent se garder de transposer aux autres ce qui leur semble un modèle, sinon ils peuvent tomber dans l’erreur.
	Au XVIIIe siècle, on a assisté à nombre d’évolutions de première importance. Les membres des académies de province ont fait partie des acteurs de ces changements. Certaines compagnies excluaient en séance des échanges sur les questions politiques, comme si la recherche ne pouvait pas donner des options sur l’avenir de l’homme et de la société. Louis XIV craignait des troubles et avait imposé dans les statuts de nos compagnies des règles très restrictives. Les académies n’ont pas été néanmoins des spectatrices, elles ont participé à la remise en question de ce qui constituait au XVIIIe l’armature politique, religieuse, sociale et économique de la société française. Cette effervescence a dépassé nos frontières du fait du rayonnement français. Le progrès était devenu une nouvelle foi. L’homme assume des devoirs sans lien avec une révélation divine, mais en lien avec les lumières acquises par la raison. On pensait que le progrès assurerait le bonheur des hommes sur la terre ; les lumières venaient de l’exercice de la raison. Ceci constituait une rupture avec le mode de penser antérieur qui trouvait sa justification dans le régime politique et les croyances religieuses. L’ordre monarchique avait laissé dépérir ce qui faisait sa force et l’ordre religieux était trop souvent un témoignage affadi de la dynamique de l’Evangile. Les hommes deviendront des citoyens et non plus des sujets. La société politique devait être construite par le libre choix des individus, mais la réalité n’a pas été conforme à ces principes. Une part importante des citoyens était réduite à la condition de citoyens passifs en raison de leur manque de ressources. L’égalité politique a été longtemps sous contrôle. 
	Le libéralisme économique va dominer le siècle, ce sera le passage d’une économie subordonnée à une économie libre. L’économie était certes précédemment régie par des règles nuisibles à son expansion, et le libéralisme va apporter de la richesse et ouvrir de larges perspectives. Mais désormais l’argent va devenir le principal critère de la réussite, ce qui est à l’origine d’un renforcement des antagonismes entre les classes sociales. Il manque un supplément d’âme. Les chances étaient inégales entre les décideurs et ceux que l’on a appelé les « classes dangereuses ». La cohésion sociale en a gravement souffert.
	Ces quelques données témoignent des progrès de l’esprit, comme de ses limites. L’esprit n’a été en progrès que lorsqu’il a été vigilant pour que le développement soit digne de l’homme. Néanmoins, le culte de l’image que nous connaissons aboutit souvent à peu d’efforts personnels. Faut-il craindre le développement et le progrès ? Le progrès ne consiste pas à construire des barrières, mais à rechercher avec ardeur des améliorations et le supplément d’âme qui lui donne toute sa dimension. La première qualité d’un chercheur est l’humilité.

	Cette brillante communication a été chaleureusement applaudie par l’assistance. Le président a tenté de résumer la teneur du propos, en reconnaissant que l’esprit avait oscillé.
	Faut-il en conclure que l’esprit n’est pas en progrès par rapport à ce qu’il était sous l’Ancien Régime ? L’orateur a vivement réagi à cette déclaration ; sa démonstration avait seulement pour but d’apporter des nuances à l’opinion selon laquelle l’esprit était en progrès depuis le XVIIIe siècle. Il a proposé une définition plus exigeante et non pas cherché à renier les apports du XVIIIe et du XIXe. C’est parce que l’Ancien Régime avait des défauts, qu’il s’est effondré. Saint Just avait déclaré « il n’y aurait pas eu de 14 juillet, si les bastilles n’avaient pas existé ». 




Carnet de l’Académie
		

Convocation pour l’Assemblée générale du 21 février 2014

L’Assemblée Générale de l’Académie se tiendra dans la salle des séances
Le vendredi 21 février 2014, à 15h00

Ordre du jour :
1.	Rapport d’activités de l’année 2013, vote 
2.	Rapport financier 
		- Comptes de l’année 2013,  vote
		- Budget 2014, vote
		- Cotisations 2015, vote
3.	Affaires diverses


Décès : 
Comme il a été annoncé en séance, l’Académie a perdu plusieurs de ces membres :
	 - M. Pierre Bon, élu membre associé en 2007, 
	- M. Pierre Coulon, élu membre associé en 2007
	- et, depuis la dernière séance, M. Michel Henry membre titulaire honoraire, le plus ancien 	membre de l’Académie élu en 1944.


Réunion de Sections 
	Sciences Economiques et Sociétales 
Vendredi 7 février 2014, à 14h00 (petite salle attenante à la salle 208)
Vendredi 8 mars 2014, à 14h00
Vendredi 11 avril 2014, à 14h30
Vendredi 16 mai 2014, à 14h30
Vendredi 6 juin 2014, à 14h30

	Sciences
Vendredi 7 février 2014, à 14h30 

	Histoire 
Vendredi 7 février, à 15h00 (salle 208)
Afin de préparer l'après-midi prévue le vendredi 21 novembre 2014, au  musée du Génie, et consacrée à la Guerre 1914-1918, le professeur  Jean-Pierre Bois, responsable de l'organisation de cette manifestation,  désire rencontrer les membres de l'Académie qui pourraient faire une communication sur la Grande Guerre. 
Les membres de la section histoire sont invités à venir nombreux à cette réunion.

	Lettres
Vendredi 7 février 2014, à 15h30 (bibliothèque)





Olivier d’Ambrières 
Secrétaire Général

Directeur de la Publication : Jean-Claude REMY.
Imprimé par nos soins.
ISSN : 1294-7938								 
Dépôt légal janvier 2014							      Tél.   : 09. 61 .46. 99. 35
Courriel : academie-dangers@wanadoo.fr
Site Web : www.academie-dangers.com
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